Yemen : l'aéroport de la capitale Sanaa bombardé, à quelques jours d'une trêve humanitaire

 |   |  323  mots
Le 28 avril, la coalition avait détruit la piste de décollage de l'aéroport de Sanaa après qu'un avion d'aide humanitaire iranien voulant s'y poser eut bravé l'interdiction de survoler le Yémen.
Le 28 avril, la coalition avait détruit la piste de décollage de l'aéroport de Sanaa après qu'un avion d'aide humanitaire iranien voulant s'y poser eut "bravé" l'interdiction de survoler le Yémen. (Crédits : © Khaled Abdullah Ali Al Mahdi )
L'Autorité de l'aviation civile avait annoncé la réouverture pour quelques heures samedi de l'aéroport de la capitale yéménite pour recevoir de l'aide humanitaire internationale dont la population prise au piège des violences a grandement besoin. Une trêve humanitaire de cinq jours entrera en vigueur mardi 12 mai au Yémen à 23h00 locales si les rebelles houthis acceptent de s'y conformer.

Le tarmac a été visé par deux roquettes. Les avions de la coalition arabe dirigée par l'Arabie saoudite ont bombardé samedi 9 mai l'aéroport international de Sanaa, sous contrôle des rebelles, après que l'Autorité de l'aviation civile a annoncé sa réouverture pour recevoir l'aide humanitaire, selon des témoins.

Une trêve humanitaire de cinq jours entrera en vigueur mardi 12 mai au Yémen à 23h00 locales (20h00 GMT) si les rebelles houthis et leurs alliés, des soldats partisans de l'ex-président yéménite Ali Abdallah Saleh, acceptent de s'y conformer, a annoncé vendredi 9 mai le ministre saoudien des Affaires étrangères en visite à Paris. Les rebelles Houthis n'avaient toujours pas réagi samedi à l'annonce saoudienne.

Éviter une catastrophe humanitaire

"C'est une occasion pour les Houthis de montrer qu'ils tiennent à leur peuple et nous espérons qu'ils accepteront cette offre pour le bien du Yémen", a déclaré Abdel al Djoubeir lors d'une conférence de presse commune avec le secrétaire d'Etat américain John Kerry. "Il est essentiel qu'une aide internationale parvienne le plus vite possible au plus grand nombre de Yéménites."

"Une catastrophe humanitaire est en train de se préparer (...) et il est clair que nous vivons un moment important", a souligné pour sa part John Kerry.

Soutenue par les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France, une coalition arabe menée par l'Arabie saoudite mène depuis le 26 mars des frappes aériennes au Yémen contre les miliciens chiites houthis et leurs alliés, notamment des soldats fidèles à l'ancien président Ali Abdallah Saleh. Le but de cette coalition est de rétablir le gouvernement du président Abd-Rabbou Mansour Hadi, qui a été contraint de se réfugier à Ryad.

Plus de 1.400 personnes ont péri dans le conflit depuis le 19 mars, selon l'ONU. et la situation humanitaire ne cesse de s'aggraver à travers le pays.

(Avec AFP et Reuters)

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :