Législatives : la colère de Bayrou en découvrant la liste de La République en marche

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"C'est une opération de recyclage du Parti socialiste. La grande lessiveuse", s'est insurgé jeudi soir François Bayrou, dans les colonnes de L'Obs, prévenant qu'il ne "laisserait pas faire ça". Cinq jours après l'élection d'Emmanuel Macron à l'Elysée, l'alliance conclue entre son mouvement, La République en Marche, et le MoDem de François Bayrou se retrouve ébranlée par la composition de la liste des candidats investis en vue des législatives, qui a suscité l'ire du leader centriste.
Le secrétaire général de REM Richard Ferrand a dévoilé jeudi à Paris les noms des 428 candidats qui concourront sous les couleurs du mouvement les 11 et 18 juin. Parmi ces candidats, 24 sont des députés sortants, essentiellement des socialistes et soutiens de la première heure d'Emmanuel Macron.
Selon le président du MoDem, qui a annoncé la convocation d'un bureau politique de son parti vendredi, seuls 35 candidats de son mouvement ont été investis, au lieu des 120 qu'on lui aurait promis. "Quand, je lui ai apporté mon soutien, [Emmanuel Macron] était à 18%", a souligné le maire de Pau. "Nous l'avons fait élire."
Dès jeudi soir, l'équipe d'Emmanuel Macron, qui a dû également faire face à plusieurs couacs dans la nomination de candidats aux législatives, s'est efforcée d'éteindre la polémique, soulignant qu'il restait une marge de manœuvre.
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A ce stade, une "quarantaine" de candidats du MoDem ont été investis, a souligné vendredi Richard Ferrand sur BFMTV-RMC. Est-ce qu'il y en aura plus? "Autant que nécessaire dès l'instant que ce seront les meilleurs candidats".
Le mouvement a laissé provisoirement sans titulaire 148 circonscriptions dans l'espoir notamment de nouveaux ralliements, en particulier d'élus de la droite et du centre, qui pourraient se décider après la nomination d'un Premier ministre issu de leur rang.
Au sein du parti Les Républicains, "il y a ceux qui veulent empêcher, qui sont prêts à tout, à sacrifier un projet notamment, comme François Baroin par exemple en disant 'nous on veut absolument gouverner'", a souligné Arnaud Leroy, porte-parole d'Emmanuel Macron, sur BFMTV.
Un appel du pied qui n'est pas du goût de Christian Jacob, chef de file des députés LR à l'Assemblée nationale, qui a dénoncé une attitude "déplorable".
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Enfin, dans les colonnes du Figaro, le président LR de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand, indique avoir été approché par l'équipe d'Emmanuel Macron et avoir décliné une offre de ralliement, évoquant d'"importantes différences de fond".
(avec Reuters)
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