« Notre jardin, c'est notre planète » : le débat Estelle Brachlianoff (Veolia), Cécile Cabanis (Tikehau), Bertrand Badré (Blue Like an Orange)
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... ce générale de Veolia, Cécile Cabanis, directrice générale adjointe de Tikehau Capital et Bertrand Badré, fondateur de Blue Like an Orange Sustainable Capital, enregistré depuis notre studio installé au cœur du Davos provençal.
Estelle Brachlianoff, directrice générale de Veolia
Il n'y a pas de contradiction entre les différents enjeux qu'on est en train de vivre. Avec la guerre en Ukraine on découvre qu'importer des carburants fossiles ce n'est pas bon pour la planète, ni pour notre souveraineté. Chez Veolia on croit à la transformation écologique. On a des solutions locales, renouvelables : créer du biogaz à des prix abordables dans les stations d'épuration, récupérer des matériaux précieux dans les déchets. On a la ressource, une population qui a envie que cela avance et c'est créateur d'emploi et de pouvoir d'achat et de retour sur les territoires.
En France, les restrictions d'eau arrivent de plus en plus tôt, on découvre que c'est un bien précieux. Mais là aussi, on a des solutions : plus de sobriété dans l'habitat, des technologies pour économiser l'eau dans les réseaux, éviter d'y perdre 1 litre sur 5 en mettant des capteurs digitaux pour repérer les fuites, mais aussi recycler les eaux usées. Moins de 0,1% de l'eau est recyclée en France, contre 15 % en Espagne, 90% en Israël...
Cécile Cabanis, directrice générale adjointe de Tikehau Capital
A moyen long terme, la crise en Ukraine converge avec les besoins de travailler le sujet de l'indépendance et de sécurité énergétique, mais sur le court terme il va y avoir du chaos. On doit parler de transformation environnementale, mais le problème, c'est qu'on s'est rajouté des objectifs climatiques sans avoir changé le logiciel des entreprises. On n'a pas changé la façon dont elles sont évaluées. La transformation n'est pas considérée comme un investissement. Investir dans la transformation reste un coût à court terme, qu'il faut mettre dans les comptes d'exploitation. Ce qui ne plaît pas aux actionnaires et oblige à augmenter les prix, parce qu'on n'a pas encore changé le modèle. Tant qu'on n'arrivera pas à déboguer le système de contraintes dans lequel on est pris, on va y aller lentement.
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