"Nous, sociétés de journalistes, exprimons notre solidarité avec nos confrères de Mediapart"

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(Crédits : La Tribune)
Communiqué de la Société des Journalistes de La Tribune, en association avec un collectif d'associations de journalistes de la presse française.

Nous, sociétés de journalistes et sociétés de rédacteurs, exprimons notre solidarité avec nos confrères de Mediapart, et notre plus vive préoccupation après la tentative de perquisition dont ils ont fait l'objet lundi, diligentée par le parquet de Paris dans le cadre de l'affaire Benalla.

Cette procédure — à laquelle nos confrères ont légalement pu s'opposer, mais qui pourrait devenir obligatoire et coercitive avec l'aval d'un juge des libertés et de la détention — constitue une tentative particulièrement inquiétante d'attenter au secret de leurs sources. La Cour européenne des droits de l'homme a pourtant, depuis 1996, fait de la protection des sources journalistiques «l'une des pierres angulaires de la liberté de la presse».

Ce qui s'est produit ce lundi à Mediapart rappelle à quel point il est urgent et nécessaire de renforcer cette protection en France, tant le secret des sources est indispensable à l'exercice du journalisme, à l'existence d'une presse indépendante et au droit à l'information des citoyens.

Signataires :

Les sociétés des journalistes, sociétés des rédacteurs et du personnel de :
l'AFP, BFMTV, Challenges, Courrier international, Les Echos, Europe 1, L'Express, Le Figaro, France 2, France 3 National, Franceinfo.fr, France Info TV, France Inter, l'Humanité, LCP, Libération, M6, Le Monde, L'Obs, Le Parisien-Aujourd'hui en France, Le Point, Premières Lignes, Radio France, RFI, RMC, RTL, Sud-Ouest, Télérama, TF1, La Tribune, TV5Monde, 20Minutes et la rédaction des Jours.

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Commentaires
a écrit le 06/02/2019 à 8:40 :
Je n’apprécie pas M. Plenel qui avant d’être un journaliste est un politicien cela ne m’empêche pas de défendre toute la profession y compris Mediapart pour que la justice, dans ce type de cas, très politique ne soit un instrument du pouvoir en place. Nous avons eu les fadettes avec M. Sarkozy bien plus loin les magouilles politico justice de la gauche dans l’affaire Urba. Affaire qui a été le début des révélations entre les pouvoirs et les magouilles. On peut rajouter, là encore grâce aux journalistes l’ affaire Elf la valse politicienne qui a mélangé la droite et la gauche, sans oublier M. Copé qui à une époque voulait « gérer » les réseaux sociaux. Les politiques qui ont sali le juge Halphen etc. Alors nous devons être aux côtés de cette profession qui est un des piliers de la démocratie avec les juges qui ont du mot démocratie une vision non politique. Cette affaire montre combien le parquet reste très lié au pouvoir qui le nomme. Ce qui est très inquiétant l’exécutif et la majorité actuelle sous son air et sa chanson de la défense des droits ne seraient elles pas la pire sur le plan du respect de la démocratie, je me pose la question face à certains propos de ministres et d’élus.
a écrit le 05/02/2019 à 19:14 :
Bien d'accord.

Ce Benalla m'intrigue un brin quand même. On en saura plus bientôt j'espère mais ce qu'on a entendu jusque là me fait plutôt penser à deux délinquants qui viennent de piquer une bagnole. Qu'est ce qui nous prouve que ce Benalla ne se fout pas de notre tête depuis le départ ? Qu'est ce qui démontre qu'il n'est pas un dangereux manipulateur borderline ? Rappelons tout de même que ce mec a tabassé un gars qui passait par là sans raison apparente. Pas tranquille quand-même ...
Réponse de le 05/02/2019 à 19:43 :
Benalla est à l'évidence un dangereux manipulateur borderline avec un culot phénoménal.

Le problème c'est qu'on n'arrive pas à comprendre, comment il a pu sans complicité à l'Elysée, au plus haut niveau.

1°) Échapper à une sanction immédiate par licenciement pour faute le 2 mai 2018
La mise à pied de 15 jours à la la mer, avec solde, et suivie par une offre de logement quai Branly , n'étant pas une sanction.

2°) Une fois licencié, comment a t'il pu conserver 4 passeports dont deux diplomatiques et les utiliser dans des pays aussi sensibles, sans entrainer de réaction.

3°) Encore employé à l'Elysée , comment a t'il pu signer des contrats commerciaux de sécurité avec des étrangers de mauvaise réputation sans que l'institution ne réagisse?

4°) une fois arrété, comment la Police a t'elle failli à entrer dans son appartement pour perquisition et laisser filer des armes et des documents?

et j'en oublie surement....
Réponse de le 05/02/2019 à 22:32 :
@Ca ne s'arrète pas à Benalla.

Je suis en ligne avec vos interrogations. J'ai les mêmes et c'est pour cela que je parle de risque d'avoir affaire à un gars dangereux et manipulateur. Car il n'y a pas de statut pour les victimes de ces types. J'ai moi même eu affaire à un pareil profil dans les affaires et, bien que parfaitement dans mon droit, j'ai bien galéré pour mettre l'individu au tapis.

Les méthodes de ces profils défient l'imagination et je ne serais pas surpris d'apprendre qu'il a fait tous ces enregistrements en prévision de la suite. Il peut avoir eu un ou plusieurs complices mais en général ces mecs là agissent et calculent seuls. Si je me trompe alors le 'Boss' est cramé, si j'ai raison alors le 'Boss' est un dindon. Mais, pas de condamnation trop hâtive, ça peut arriver à n'importe qui. Et vu le panier de crabes qui doit régner dans ces sphères, je ne serais pas surpris que l'individu ait joué aux marionnettes.
a écrit le 05/02/2019 à 18:50 :
Plein soutien aux journalistes qui relatent et relaient les publications de Médiapart,

La Tribune, publiez tous les enregistrements de la sphère macron Philippe Craze Benalla etc

d'autres médias le font aussi
a écrit le 05/02/2019 à 18:25 :
Depuis son accession au pouvoir il a banalisé les procédures d'urgences initialement destinées à lutter contre le terrorisme. Elles sont maintenant utilisables contre de simples citoyens sans contrôle judiciaire et en tout temps. Il donne des consignes de brutalité policière et récompense les fonctionnaires violents (ex commandant Andrieux).

Il instrumentalise l'appareil judiciaire pour lutter contre ses opposants politiques. Il devient de plus en plus clair qu'il ralentit certaines procédures (Pénicaud...) et en accélère d'autres (Perquisition mediapart). La mise en examen de Benalla la veille de sa seconde convocation devant la commission sénatoriale avait a l'évidence pour but de garantir son silence.

La question lancinante est, protéger quoi et protéger qui? Fallait t'il empêcher la commission de mettre à jour un réseau mafio-diplomatique parallèle type françafrique, au bénéfice de Macron?

Pour terminer, Macron ne fait plus mystère de sa volonté de placer l'information sous contrôle pour garantir sa "neutralité"... Dans son esprit ce contrôle sera lui même contrôlé par l'état pour juguler toute voix discordante.

Il faut qu'il dégage le plus vite possible, avant qu'il ne soit trop tard.
a écrit le 05/02/2019 à 18:05 :
la protection des sources justifie-t-elle l'impunité journalistique face à la calomnie par exemple? N'est-ce pas là un réflexe corporatiste?
a écrit le 05/02/2019 à 17:55 :
Surtout que franchement continuer d'interdire, de manipuler, instrumentaliser ou taire les informations à l'époque d'internet c'est gaspiller énormément de ressources pour pas grand chose.

Mais bon vu le niveau intellectuel ambiant...

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