Élections européennes : la bataille du vote des seniors est lancée
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© LTD / STÉPHANE MAHE/REUTERS
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Durant ses premières années à l'Élysée, Emmanuel Macron a réussi le hold-up parfait. En choisissant de multiplier les messages en direction de la droite, le chef de l'État a attiré à lui le vote des seniors. Lors du premier tour de la présidentielle de 2017, les plus de 65 ans avaient été 39% à choisir François Fillon. Cinq ans plus tard, lors de celui de 2022, ils sont exactement le même nombre à se prononcer en faveur d'Emmanuel Macron. Pour lui, cela s'est révélé un transfert vital. Dans le corps électoral, les plus de 65 ans occupent en effet une place considérable : ils pèsent lourd au sein de la population (ils sont environ 15 millions) ; ils sont plus nombreux que les autres à se rendre aux urnes les dimanches d'élections.
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À l'occasion des européennes, ce capital est-il, pour le camp présidentiel, en train de fondre ? Aujourd'hui, si la liste conduite par Valérie Hayer se situe dans les basses eaux, c'est notamment parce que les plus de 65 ans manquent à l'appel. « Notre mauvais score actuel s'explique par un défaut de mobilisation de notre électorat. Un électeur sur deux d'Emmanuel Macron en 2022 ne va aujourd'hui pas voter, admet un stratège de la campagne. L'abstention différentielle nous est défavorable. » Un membre du gouvernement se fait plus alarmiste : « Les retraités nous boudent ou nous quittent. Ils sont devant les chaînes info toute la journée et celles-ci leur renvoient les images d'un pays qu'ils ne reconnaissent plus. Il faut les rassurer tout de suite et leur expliquer que la France n'a pas tant changé que ça. »