LA TRIBUNE DIMANCHE- La flamme olympique arrivera mercredi à Marseille. Un récent sondage publié dans La Tribune Dimanche indique que seul un Français sur deux est intéressé par les JO. Espérez-vous que cette arrivée les réconcilie avec l'évènement ?
EMMANUEL MACRON- Je ne suis pas inquiet. Je note qu'il y a eu beaucoup plus de défiance lors des éditions précédentes, à Londres, Tokyo ou ailleurs, qu'il n'y en a chez nous. L'acceptabilité par les citoyens est pourtant un vrai sujet de préoccupation quand on les organise. Notre pays a envie de vivre ces Jeux, il en est fier. Mais, oui, mercredi à Marseille, ça va désormais devenir une réalité. L'arrivée du Belem marque un nouveau temps, l'arrivée de la flamme va allumer les cœurs. Pendant des semaines, on va vivre une préouverture. Notre territoire va se donner à voir au monde. Ce parcours de la flamme va occasionner une série d'événements locaux et c'est une manière de dire : les Jeux sont aussi les vôtres. Ils le sont d'autant plus que 73 collectivités sont concernées au premier chef en accueillant des épreuves : elles vont être touchées dans leur fonctionnement, leur économie et leur notoriété.
Avec la cérémonie d'ouverture sur la Seine, la France joue-t-elle un quitte ou double d'entrée de jeu ?
Non car nous sommes très préparés. Nous avons mis en place un dispositif inédit pour un événement qui l'est aussi d'un point de vue artistique et en termes de visibilité. L'esprit français est un esprit d'audace. Cela suppose bien sûr beaucoup de préparation et de professionnalisme. J'ai une confiance totale dans l'ensemble des équipes et des partenaires.
Vous avez évoqué le Stade de France comme solution de repli. Ça semble pourtant impossible d'un point de vue logistique. Qu'en est-il ?
Propos recueillis par Solen Cherrier, Bruno Jeudy, Soazig Quemener, Ludovic Vigogne et Aurélien Viers (La Provence)