Européennes : les Écologistes, espèce menacée
Caroline Vigoureux
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Dans les rues de Lyon le 22 mai.
© LTD / Matthieu Delaty / HANS LUCAS/ Reuters
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Dans les rues de Lyon le 22 mai.
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Quand rien ne va, un non-événement peut vite tourner au règlement de comptes. Le 7 mai, François Hollande a reçu Marine Tondelier pour un petit déjeuner, comme le relatait La Tribune Dimanche la semaine dernière. Sur le papier, que la secrétaire nationale du parti écologiste discute de manière informelle avec un ancien président socialiste n'a rien de vraiment curieux. Pourtant, le seul fait que cette rencontre ait eu lieu a suffi à provoquer une salve de critiques en interne, obligeant Marine Tondelier à se justifier.
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La patronne des Écologistes a dû répondre à un appel de militants qui lui reprochent d'avoir vu l'ancien président « sans mandat ou information de [leurs] instances internes ». Le collectif Vert.es Unitaires dénonce dans un mail « des discussions stratégiques sur l'avenir de la gauche sans aucune transparence, qui restent confinées entre cadres et dirigeant·es, sans que les militant·es aient le moindre mot à dire ». Réponse de Marine Tondelier, par mail toujours : « Vous n'avez pas confiance en François Hollande ? C'est donc parfait, ça nous fait un point commun. Mais alors pourquoi prendre pour argent comptant une microbrève naze, dont la simple lecture montre qu'elle a été dictée par lui et pour lui ? Ce monsieur prend manifestement ses rêves pour des réalités... Mais on n'est pas obligés de faire pareil entre nous ici. » Avant de leur reprocher de ne pas avoir été conviée à leur dernière journée de travail : « J'aurais eu plaisir, dans le cas inverse, à vous tenir au courant de ce que nous faisons, pourquoi et comment. N'hésitez pas à m'inviter à votre prochaine réunion... je viendrai avec plaisir ! Il n'est jamais trop tard. » Le tout ponctué de smileys.
Caroline Vigoureux