Inscription de l'IVG dans la Constitution : les sénateurs laissent planer le mystère sur leurs intentions
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Le Sénat.
Firas Abdullah/ABACAPRESS
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Le Sénat est bourré de couloirs. Depuis deux semaines, leurs murs bruissent de causeries sur un texte symbolique qui fait bientôt son retour. Les sénateurs de gauche, favorables à l'inscription du droit d'avorter dans la Constitution, s'enquièrent auprès de leurs collègues de droite ou centristes hésitants. « Sur l'IVG, tu vas rester sur un vote contre ? » Il y a un an, quasiment jour pour jour, la chambre haute adoptait de justesse un amendement au projet de loi visant à constitutionnaliser la liberté d'interrompre sa grossesse. Mardi, l'Assemblée nationale va se prononcer sur une version très similaire. Elle a été rédigée par l'exécutif au terme d'une course de vitesse avec La France insoumise. L'issue de ce vote ne fait pas de doute. La modification de l'article 34 de la Constitution (qui fixe le domaine de la loi) sera largement adoptée par le Palais-Bourbon. L'ajout est le suivant : « La loi détermine les conditions dans lesquelles s'exerce la liberté garantie à la femme d'avoir recours à une interruption volontaire de grossesse. »