Les chroniques de Ségolène Royal asphyxient le PS

Caroline Vigoureux
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Photo d'illustration
© Poitout Florian/ABACA

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À regarder la scène, on croirait presque voir une professeure face à des élèves indisciplinés. Le 23 novembre dernier, Ségolène Royal explique, fiches à la main à côté de Cyril Hanouna, les enjeux de la COP21. Mais le présentateur de C8 comme les chroniqueurs de l'émission Touche pas à mon poste ne peuvent réfréner un fou rire. « Mais c'est sérieux ! tente la socialiste. Si la planète disparaît, vous disparaîtrez aussi, Cyril. » Hilare, Cyril Hanouna l'interpelle sur les images qu'elle fait défiler derrière elle : « C'est qui, le gars à côté de vous, là ? » « Ça, c'est le Premier ministre indien, mais arrêtez de rire. » Les chroniqueurs n'y parviennent pas et Ségolène Royal continue de dérouler ses panneaux scolaires.
Ainsi va la nouvelle vie de l'ancienne candidate à l'élection présidentielle, pour qui Cyril Hanouna disait en septembre sur Franceinfo avoir eu « un coup de cœur ». Pour sa chronique Ségolène s'explique, elle est rémunérée entre 300 et 500 euros, comme les autres chroniqueurs, avait alors indiqué l'animateur proche de la famille Bolloré.
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La socialiste a aussi fait son retour fin janvier sur BFMTV, d'où elle avait été évincée en septembre 2022 après avoir mis en doute la réalité du bombardement d'une maternité en Ukraine ainsi que le massacre de Boutcha. Les mois ont passé et Ségolène Royal s'est manifestée auprès de la chaîne pour pouvoir revenir à l'antenne. En déclarant pour son retour en plateau que « les tomates espagnoles [étaient] immangeables », elle a fait réagir jusqu'au Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez. BFMTV n'en attendait pas tant. Elle est désormais régulièrement conviée dans l'émission de Julie Hammett, entre 22 heures et minuit, où quatre invités sont en plateau. Elle y est également rémunérée comme le sont les chroniqueurs extérieurs, à l'instar de l'ancienne ministre Roselyne Bachelot.
Caroline Vigoureux
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