Macron entame une « coexistence exigeante » avec Barnier
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Un communiqué de dix lignes, délivré à l'heure du déjeuner et, c'est tout. Emmanuel Macron n'a pas donné davantage d'explications aux Français pour justifier le choix de Michel Barnier. Le président de la République l'a chargé de constituer un « gouvernement de rassemblement au service du pays et des Français ». Soulagé et peu disert.
A quoi bon revenir dans le détail sur cette séquence politique - voire très politicienne - durant laquelle les partis ont refusé de poursuivre le front républicain qui leur avaient permis lors du second tour des législatives d'empêcher le Rassemblement national d'obtenir la majorité absolue. Emmanuel Macron a préféré le silence et laissé la lumière à Michel Barnier, 73 ans, vétéran de la vie politique, ministre quatre fois, commissaire européen deux fois et, même, candidat à la présidentielle avant d'échouer à la primaire de la droite en 2021.
Voilà donc la surprise du chef. A vrai dire si son nom était donné parmi les premiers ministrables possibles, il ne figurait pas en tête de liste bien que défendu ardemment par le secrétaire général de l'Elysée Alexis Kohler. Après avoir testé de nombreux noms (politiques, personnalités issues de la société civile, hauts fonctionnaires, chefs d'entreprises) Emmanuel Macron a misé en vain sur deux autres profils, hypers politiques : Xavier Bertrand et Bernard Cazeneuve. Jusqu'au bout, le président a fait le forcing auprès du RN pour imposer le patron des Hauts-de-France mais Marine Le Pen a la haine tenace. Le locataire de l'Elysée a aussi espéré un geste du PS à l'endroit de l'ancien maire de Cherbourg.
À lire également
« Bloqué », il s'est replié in fine sur l'ancien commissaire européen au profil plus lisse, plus consensuel, plus acceptable pour le RN. Le Savoyard cochait en outre les deux cases essentielles posées par le chef de l'Etat : ne pas être censurable immédiatement et être en capacité de rassembler. Un ultime diner-entretien, mercredi, a permis aux deux hommes de régler leurs montres et de sceller les bases de cette « coexistence ou coopération exigeante », selon les mots d'Emmanuel Macron.
Affaire Lyhanna : 86 % des Français estiment qu’il y a un problème récurrent dans le fonctionnement des institutions
SONDAGE. Darmanin dans la tempête Lyhanna
« Il reste l’humoriste le plus marquant de sa génération » : quarante ans après sa mort, Coluche continue d’inspirer les comiques de toutes obédiences
OPINION. « IA dans l’État : qui va gouverner, vraiment ? », par Vincenzo Vinzi, directeur général de l’ESSEC Business School