Marine Le Pen, les habits d’une favorite
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Le 28 janvier, à Hénin-Beaumont
© Blanquart Ch/ANDBZ/ABACAPRESS
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Le 28 janvier, à Hénin-Beaumont
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Marine Le Pen se serait-elle trouvé une nouvelle cantine ? Depuis l'automne, la cheffe de file des députés du Rassemblement national a été repérée plusieurs fois au Marco Polo, avant qu'il ferme un mois pour travaux. Le président du parti, Jordan Bardella, y a également déjeuné. Situé à quelques rues du Sénat, dans le 6e arrondissement de Paris, ce restaurant italien tenu par le frère de Claude Bartolone - ex-président socialiste de l'Assemblée nationale - est un lieu prisé du Tout-Paris politique et artistique. On y croise nombre d'élus de la chambre haute, mais aussi Bernard Kouchner ou les anciens Premiers ministres Dominique de Villepin et Bernard Cazeneuve. Les acteurs Jean Dujardin et Nicolas Bedos sont des clients occasionnels, le célèbre escroc Christophe Rocancourt est un habitué.
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La fille de Jean-Marie Le Pen commence à apprécier ce genre de cadre feutré. Il tranche avec celui, effréné et bruyant, de la brasserie où elle s'attable régulièrement, près du Palais-Bourbon. Là où la pluricandidate à l'élection présidentielle a établi son camp de base ou, du moins, ce que son entourage aime dépeindre comme un tremplin vers le pouvoir. Épaulée par le secrétaire général du groupe RN à l'Assemblée, Renaud Labaye, la députée du Pas-de-Calais dirige ses troupes d'une main ferme, tout en laissant de la place à ses intuitions. « Il y a une stratégie de long terme - parfaire la dédiabolisation, s'adresser à la France centrale - et de la tactique à court terme pour y parvenir », résume un cadre du mouvement nationaliste.