Le garde des Sceaux n'a pas apprécié le traitement que lui a réservé Renaissance, le parti présidentiel, lors de la désignation de ses candidats aux élections législatives. Éric Dupond-Moretti, qui se disait prêt à partir au combat, a estimé que toutes les propositions qui lui étaient faites étaient de second ordre. En lice dans le Pas-de-Calais, dans sa région d'origine, à l'occasion des régionales de 2021, le ministre de la Justice s'est vu notamment proposer la 1re circonscription des Alpes-Maritimes - ingagnable - face à Éric Ciotti - qu'il connaît personnellement bien -, et la 2e du Rhône, gagnée en 2022 par un écologiste au sein de la Nupes, où ses chances étaient aussi limitées. « Il estime s'être fait balader, il est très en colère », rapporte un de ses collègues.
Vingt-quatre ministres du gouvernement Attal seront candidats les 30 juin et 7 juillet, dont Gabriel Attal lui-même. Deux d'entre eux le seront pour la première fois. La candidature de Stéphane Séjourné, ministre des Affaires étrangères et secrétaire général de Renaissance, dans une circonscription imperdable des Hauts-de-Seine, a fait beaucoup jaser en interne. Ministre déléguée à l'Agriculture, Agnès Pannier-Runacher tente, elle, sa chance dans le Pas-de-Calais. « C'est elle qui a été la plus pénible à gérer », dit l'un des acteurs au cœur de ces investitures. L.V