Nouvelle-Calédonie : le retour au calme se fait attendre
Hugo Forquès et Nicolas Prissette
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Dans le quartier de la Vallée du Tir, à l’entrée de Nouméa, jeudi dernier.
LTD / Nicolas Job/SIPA
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Dans le quartier de la Vallée du Tir, à l’entrée de Nouméa, jeudi dernier.
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Il est 23 heures ce vendredi à Nouméa. Andy n'est pas près d'aller se coucher. « Je monte la garde avec des voisins », explique ce jeune fonctionnaire calédonien depuis un barrage. Face au chaos qui s'est emparé de l'archipel depuis lundi, des groupes d'habitants s'organisent pour sécuriser leurs quartiers menacés par des pillards, en attendant les renforts des forces de l'ordre. La situation reste « insurrectionnelle », souligne le haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie, Louis Le Franc. On compte six morts, selon le bilan dressé hier, dont deux gendarmes et quatre civils (trois Kanaks et un Caldoche), et des centaines de blessés.
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Le retour au calme est la priorité du gouvernement. Hier matin, Gabriel Attal a dirigé une nouvelle cellule de crise au ministère de l'Intérieur pour un suivi des opérations. À la veille du week-end, les avions militaires ont avalé les 17 000 kilomètres qui les séparaient de l'archipel et déposé 1 000 hommes, venus s'ajouter aux 1 700 déjà déployés. L'objectif est d'en finir avec les exactions commises par des bandes, qui continuent malgré l'état d'urgence. Trois quartiers défavorisés de la plus grande agglomération du territoire, Nouméa, en majorité peuplés de Kanaks, restent aux mains de « centaines d'émeutiers », selon le haut-commissaire.
Hugo Forquès et Nicolas Prissette