Si Bernard Cazeneuve accède à Matignon, LFI votera une motion de censure
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La cheffe de file des députés insoumis, Mathilde Panot.
Sarah Meyssonnier
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La cheffe de file des députés insoumis, Mathilde Panot.
Sarah Meyssonnier
Pour les Insoumis, « c'est Lucie Castets ou rien ». La cheffe de file des députés LFI, Mathilde Panot, a averti ce vendredi que les Insoumis voteraient une motion de censure contre un gouvernement qui serait dirigé par l'ex-socialiste Bernard Cazeneuve, et plus largement « tout gouvernement qui ne serait pas dirigé par Lucie Castets ».
Évoquant le profil de Bernard Cazeneuve, qui a été le dernier Premier ministre de François Hollande, Mathilde Panot a observé qu'« une des choses qui a fait le plus de mal à la gauche ces dernières années, c'est le quinquennat de François Hollande ». Ce dernier, « en quelque sorte, a essayé de faire croire aux gens que, qu'on soit de gauche ou de droite, de toute façon, c'était les mêmes politiques qui étaient menées avec des promesses qui n'ont pas été tenues », a-t-elle fustigé.
Homme d'Etat respecté par une grande partie de la classe politique, connu du grand public pour avoir été ministre de l'Intérieur pendant les attentats de 2015, Bernard Cazeneuve pourrait être un Premier ministre autour duquel Emmanuel Macron pourrait essayer de construire une majorité de centre-gauche. Son nom est revenu avec insistance pendant l'été, même si l'intéressé a nié plusieurs fois avoir échangé avec le président. Lundi encore, il disait ne pas avoir été invité à l'Elysée où Emmanuel Macron enchainait en début de semaine les consultations pour trouver un Premier ministre.
Autre nom qui circule à Matignon : celui du maire socialiste de Saint-Ouen, Karim Bouamrane. Celui-ci s'est dit ce vendredi « en capacité » de devenir Premier ministre en construisant des « compromis », mais a laissé entendre qu'il aurait besoin du feu vert préalable de son parti, et plus largement du Nouveau Front populaire. Il a affirmé sur TF1 n'« être candidat à rien du tout ».
Une « condition » pour y parvenir serait que « le parti socialiste, le parti communiste, le parti écologiste et toutes celles et ceux qui constituent le Nouveau Front populaire (...) se disent "on est d'accord, on est OK pour trouver un chemin" ». Et il faudrait « discuter avec toutes les formations du bloc Républicain, mesure par mesure », a-t-il développé.
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« Une responsabilité collective lorsqu'on est socialiste, c'est de trouver les chemins du compromis », ce qui ne veut pas dire « compromission », selon lui. « On ne peut pas arriver aujourd'hui uniquement avec une vision monolithique », a souligné le maire de Saint-Ouen, qui dit avoir eu des contacts avec l'Elysée pour présenter aux proches du président ses « idées, (sa) façon de voir les choses ».
« Quand on est responsable politique, on est tout le temps prêt », a-t-il poursuivi. A la question « est-ce que vous, vous êtes en capacité de pouvoir épouser ce type de fonction ? La réponse est oui », a-t-il ajouté, tout en assurant qu'il n'attend pas un coup de téléphone de l'Elysée le matin en se rasant.
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Karim Bouamrane, 51 ans, est une figure montante du parti socialiste. Chef d'entreprise, il est maire depuis 2020 de Saint-Ouen, sa ville d'origine, où il s'est notamment fait connaître pour ses politiques de renforcement de la sécurité.
(Avec AFP)
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