À l'offensive par les armes mais aussi par les mots. Hier, pour le 33e anniversaire de l'indépendance de son pays, Volodymyr Zelensky est monté au front contre Moscou. « La guerre est de retour en Russie » qui « va savoir ce que sont les représailles », a lancé le président ukrainien dans une vidéo diffusée hier matin. Une référence claire à l'opération que mènent actuellement ses troupes dans la région frontalière de Koursk. Cela fait maintenant près de trois semaines que ce raid d'ampleur, impliquant plusieurs milliers d'hommes et de l'équipement fourni par les pays occidentaux, a été lancé. Si les renforts envoyés par Moscou, pour beaucoup des conscrits, ont ralenti l'avancée des Ukrainiens, ces derniers continuent quand même de grignoter un peu de terrain.
Ils consolident aussi le territoire passé sous leur coupe plus de 1 200 kilomètres carrés. Cette offensive en appelle-t-elle d'autres sur le sol russe ? Kiev entretient en tout cas cette idée en multipliant depuis plusieurs jours les attaques un peu partout en Russie. Hier, c'est un dépôt de munitions dans la région de Voronej, voisine de celle de Koursk, qui a été frappé, selon l'état-major ukrainien. Les oblasts de Belgorod et de Briansk ont également été visés. Plus tôt dans la semaine, c'est Volgograd (Sud) mais aussi Moscou qui ont été ciblés. Parallèlement, les frappes dans la profondeur sur les infrastructures continuent. Le dépôt pétrolier de Proletarsk, dans la région de Rostov (Sud), est toujours en flammes une semaine après avoir subi une attaque de drones.