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ÉconomiePrésidentielle 2017

Journal de campagne: un deuxième débat pour la droite et 50.000 euros pour Macron

Photo de Jean-Christophe Chanut

Jean-Christophe Chanut

Publié le 03 novembre 2016 à 13:40 - Mis à jour le 03 novembre 2016 à 14:12

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La Tribune publie son "journal de campagne" quotidien, reprenant les principaux faits et déclarations des candidats (et de leurs soutiens) à la présidentielle de 2017. Au menu ce jeudi: le deuxième débat télé des candidats à la primaire de droite; Michel Sapin prêt à soutenir Manuel Valls si François Hollande ne se présentait pas et Emmanuel Macron qui annonce qu'il va démissionner de la fonction publique même si cela lui coûte 50.000 euros...

Deuxième acte. Les sept candidats à la primaire de la droite se retrouvent ce soir salle Wagram à Paris pour le deuxième débat TV en direct sur BFMTV, RMC, Dailymotion et... i-Télé, malgré la grève qui affecte cette chaine.


Les règles du jeu du deuxième débat TV des candidats à la primaires de droite

Comme lors de la première manche, le 17 octobre sur TF1, la place des candidats a été tirée au sort. Nathalie Kosciusko-Morizet, sera au centre des débats. A sa droite, se tiendront Jean-François Copé, François Fillon, Alain Juppé. A sa gauche, on retrouvera Bruno Le Maire, Jean-Frédéric Poisson et Nicolas Sarkozy.
Comme lors du premier débat, chaque candidat est invité à répondre en une minute, et disposera d'une minute (au lieu de trente secondes) pour un droit de réponse ensuite, s'il se retrouve mis en cause par l'un de ses adversaires. Contrairement au premier débat, les candidats n'auront pas le droit à une introduction.
L'ordre pour les prises de parole a été déterminé lui aussi par tirage au sort. Pour la première question, c'est Jean-Frédéric Poisson qui débutera, puis Jean-François Copé, Nathalie Kosciusko-Morizet, Alain Juppé, Bruno Le Maire, Nicolas Sarkozy et François Fillon. Pour la conclusion, François Fillon passera en premier, puis Alain Juppé, Nicolas Sarkozy, Nathalie Kosciusko-Morizet, Jean-François Copé, Jean-Frédéric Poisson et Bruno Le Maire.
Les débats seront animés par quatre journalistes : Ruth Elkrief (BFMTV), Laurence Ferrari (i-Télé), Apolline de Malherbe (BFMTV) et Michaël Darmon (i-Télé).
Le débat sera divisé en trois parties. La première partie portera sur des questions d'actualité. Dans les deux suivantes, les candidats seront interrogés sur une thématique précise. Selon BFMTV, "les thématiques abordées seront la ligne politique des candidats et l'exercice du pouvoir, la lutte contre le terrorisme et ses implications internationales, l'avenir de l'Europe, la lutte contre la délinquance, l'éducation".
Peu de place sera donc accordée aux questions économiques et sociales qui ont été abordées lors du premier débat.
Une chose est certaine, les thèmes abordés pourraient permettre des échanges « plus musclés » que sur TF1.  La lutte contre le terrorisme va en effet permettre les propos martiaux et les coups de menton, chers à certains des candidats en lice... Concrètement, Nicolas Sarkozy va tenter de démontrer que l'actuel favori dans les sondages, Alain Juppé, est trop « tiède » dans ses solutions.

Pour Sapin, Valls légitime à y aller si Hollande renonce

Du côté du Parti socialiste, le ministre de l'Economie et des Finances Michel Sapin était l'invité ce jeudi 3 novembre de France Info. Pour ce très proche du chef de l'Etat, "Si le président de la République décidait (ndlr: de ne pas se présenter en 2017), et ceci lui appartient à lui seul, le Premier ministre sera évidemment un candidat parfaitement naturel pour défendre les couleurs de cette gauche, qui est une gauche de responsabilité",
Mais Michel Sapin, ami depuis plus de trente ans de François Hollande, s'est toutefois déclaré persuadé que le chef de l'Etat est "le mieux placé pour rassembler la gauche.(...). C'est en fonction de la décision du président de la République qu'ensuite les uns et les autres prendront la leur ". Il a d'ailleurs admis avoir parlé avec Francois Hollande de sa candidature potentielle aux présidentielles de 2017.
Michel Sapin  a également commenté la décision d"Emmanuel Macron, inspecteur des finances, de démissionner de la fonction publique. "C'est un choix qui lui appartient, pour des raisons qui lui appartiennent". Et de rappeler ironiquement que l'ancien ministre de l'Economie avait déjà travaillé pour la banque Rothschild.


Macron démissionne de la fonction publique et règle l'addition

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De fait, le fondateur du mouvement « En Marche » a annoncé mercredi 2 novembre lors de sa longue interview sur le site d'information  Mediapart son intention de quitter son poste de fonctionnaire.
«Je suis favorable (...) à une réforme pour la haute fonction publique, en particulier le corps auquel j'appartiens qui n'est pas un corps juridictionnel et ne justifie pas d'avoir des protections tout au long de la vie et un droit au retour permanent.
Et d'assurer que «par souci de cohérence et d'exemplarité», il sera amené à «prendre (ses) responsabilités en fin de mois (novembre, NDLR) car (il) mène une aventure qui nécessite une exemplarité au carré». Signe supplémentaire qu'il compte entrer officiellement dans la course présidentielle ?
A sa sortie de l'Ena en 2004, Emmanuel Macron a en effet intégré l'Inspection générale des Finances. Il s'est ensuite mis en disponibilité de la fonction publique - sans en démissionner pour autant - et a entamé en 2008 une carrière dans le privé comme banquier d'affaires. En 2012, il est revenu dans le giron public en intégrant le cabinet de François Hollande comme directeur adjoint.
Toutefois, le ministre de l'Economie n'ayant pas travaillé 10 ans pour l'Etat comme doivent le faire tous les anciens élèves de l'Ena ou de Normal supérieure,  cette démission lui coûtera, selon lui, «50.000 euros, ou un peu plus». «Ça me coûtera de le faire, mais je le ferai». Rappelons que les 10 ans de travail dus à l'Etat par les diplômés de l'Ena sont une façon pour eux de rembourser les frais de scolarités payés par l'ensemble des contribuables. Avant Emmanuel Macron, Bruno Le Maire, lui aussi, avait démissionné de la fonction publique mais il avait plus de dix an au service de l'Etat au compteur...

Jean-Christophe Chanut

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