Décidément, entre Nicolas Sarkozy et François Bayrou ce n'est vraiment pas le grand amour. Manifestement, l'ancien chef de l'Etat ne pardonne pas au président du MoDem d'avoir fait appeler à voter pour François Hollande en 2012. Près de cinq ans après, la rancœur reste tenace. Intervenant ce 2 novembre sur France Info, Nicolas Sarkozy a taclé sévèrement François Bayrou :
Et d'ajouter que l'alliance Bayrou/Juppé était une erreur :
"Je ne veux pas que demain la future majorité soit otage de Bayrou." Pour lui, donc, en s'alliant avec le président du MoDem, Alain Juppé fait "clairement une erreur".
De son côté, Valérie Pécresse, présidente "Les Républicains" de la région Ile-de-France, a expliqué ce 2 novembre sur RTL que son souhait de soutenir Alain Juppé à la primaire de la droite se justifiait par « le choix de la bonne personne à la bonne place ».
A cet égard, Valérie Pécresse a confié avoir envoyé, début septembre, une lettre détaillant sa « vision de la France » à tous les candidats de la primaire, mais que seuls « six candidats » lui avaient répondu.... Et Nicolas Sarkozy ne lui a pas répondu. « Nicolas Sarkozy a choisi de ne pas me répondre », a-t-elle précisé. Et d'expliquer pourquoi :
Interrogée pour savoir si elle accepterait de devenir Premier ministre si Alain Juppé était élu président, l'élue régionale a assuré qu'elle n'avait « pas l'intention de quitter l'Île-de-France ». « Tout peut se refuser, je suis à 150 % à la région », a-t-elle insisté, affirmant que « la question ne se pose pas ».
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De l'autre côté de l'échiquier politique, Arnaud Montebourg, candidat à la primaire de la gauche, a fustigé sur Europe 1 la "théorie des gauches irréconciliables" avancée par Manuel Valls, qui, depuis, il est vrai, a mis un peu d'eau dans son vin. Pour Arnaud Montebourg, pour que la gauche est une chance de l'emporter "il n'y a pas d'autres solutions que de travailler à l'union de toutes les gauches, sur le modèle de ce qu'avaient pu faire en leur temps François Mitterrand ou Lionel Jospin". Et pour lui, cette union devrait aller, jusqu'à Jean-Luc Mélenchon, même s'il le juge « trop radical », mais « nous avons besoin de nous tempérer les uns les autres pour construire une stratégie alternative." Arnaud Montebourg a précisé que son "projet est socialiste, mais aussi d'inspiration écologiste, républicaine, et même de gaullisme social." De quoi, selon lui, « tourner la page d'un quinquennat qui a échoué ».
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