Journal de campagne : Valérie Pécresse ne veut pas être Premier ministre

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Valérie Pécresse, présidente Les Républicains de la région Ile-de-France, assure être consacrée à 150% à la région et ne souhaite pas devenir Premier ministre si Alain Juppé devient président de la République...
Valérie Pécresse, présidente "Les Républicains" de la région Ile-de-France, assure être consacrée à "150%" à la région et ne souhaite pas devenir Premier ministre si Alain Juppé devient président de la République... (Crédits : Capture d'écran YouTube)
La Tribune publie son "journal de campagne" quotidien, reprenant les principaux faits et déclarations des candidats (et de leurs soutiens) à la présidentielle de 2017. Au menu ce mercredi: Pécresse qui assure ne pas vouloir être premier ministre; Sarkozy qui tacle une fois de plus Bayrou et Montebourg qui veut réconcilier "les gauches"...,

Décidément, entre Nicolas Sarkozy et François Bayrou ce n'est vraiment pas le grand amour. Manifestement, l'ancien chef de l'Etat ne pardonne pas au président du MoDem d'avoir fait appeler à voter pour François Hollande en 2012. Près de cinq ans après, la rancœur reste tenace. Intervenant ce 2 novembre sur France Info, Nicolas Sarkozy a taclé sévèrement François Bayrou :

"Voilà un homme qui a voté la motion de censure contre les gouvernements Chirac, et notamment Villepin. Il a voté la motion de censure contre François Fillon et il a refusé de voter la motion de censure contre les gouvernements de Monsieur Hollande. En 2007, Monsieur Bayrou a dit : 'Je n'ai pas voté pour Nicolas Sarkozy'. En 2012, il a voté avec enthousiasme pour François Hollande ».

Pour Sarkozy: "l'alliance Juppé/Bayrou est une erreur

Et d'ajouter que l'alliance Bayrou/Juppé était une erreur :

 "Je ne veux pas que demain la future majorité soit otage de Bayrou." Pour lui, donc, en s'alliant avec le président du MoDem, Alain Juppé fait "clairement une erreur".

De son côté, Valérie Pécresse, présidente "Les Républicains" de la région Ile-de-France, a expliqué ce 2 novembre sur RTL que son souhait de soutenir Alain Juppé à la primaire de la droite se justifiait par « le choix de la bonne personne à la bonne place ».

A cet égard, Valérie Pécresse a confié  avoir envoyé, début septembre, une lettre détaillant sa « vision de la France » à tous les candidats de la primaire, mais que seuls « six candidats » lui avaient répondu.... Et Nicolas Sarkozy ne lui a pas répondu.  « Nicolas Sarkozy a choisi de ne pas me répondre », a-t-elle précisé. Et d'expliquer pourquoi :

« J'ai bien senti que l'idée même que je défendais, qui était que le président de la République allait devoir faire de grandes réformes régaliennes (...) mais qu'il fallait qu'il lâche prise, et que beaucoup d'innovations sociales, économiques, écologiques se fassent par les territoires, par les associations, par les acteurs économiques, bref, une nouvelle décentralisation, une nouvelle participation citoyenne. J'ai senti que tout ça n'était pas conforme à son idée de la présidence de la République ».

Pécresse ne veut pas être le Premier ministre de Juppé

Interrogée pour savoir si elle accepterait de devenir Premier ministre si Alain Juppé était élu président, l'élue régionale a assuré qu'elle n'avait « pas l'intention de quitter l'Île-de-France ». « Tout peut se refuser, je suis à 150 % à la région », a-t-elle insisté, affirmant que « la question ne se pose pas ».

Montebourg contre la théorie des "gauches irréconciliables

De l'autre côté de l'échiquier politique, Arnaud Montebourg, candidat à la primaire de la gauche,  a fustigé sur Europe 1 la "théorie des gauches irréconciliables" avancée par Manuel Valls, qui, depuis, il est vrai, a mis un peu d'eau dans son vin.  Pour Arnaud Montebourg, pour que la gauche est une chance de l'emporter  "il n'y a pas d'autres solutions que de travailler à l'union de toutes les gauches, sur le modèle de ce qu'avaient pu faire en leur temps François Mitterrand ou Lionel Jospin". Et pour lui, cette union devrait aller, jusqu'à Jean-Luc Mélenchon, même s'il le juge  « trop radical », mais « nous avons besoin de nous tempérer les uns les autres pour construire une stratégie alternative." Arnaud Montebourg a précisé que son "projet est socialiste, mais aussi d'inspiration écologiste, républicaine, et même de gaullisme social." De quoi, selon lui, « tourner la page d'un quinquennat qui a échoué ».

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Commentaires
a écrit le 03/11/2016 à 7:15 :
La Dalida de la politique NKM a Matignon a ce poste, of course....Wonderfull.
a écrit le 02/11/2016 à 20:48 :
Oui, c'est une humilité méritante, bien sur, et on y croit, tous. D'ailleurs, on ne fait pas de la politique parce qu'on a de l'ambition mais des convictions, on sait bien...Mais bon, on n'échappe pas à son destin...
a écrit le 02/11/2016 à 19:02 :
Retenez moi ou j'y vais....on connaît la chanson.....
a écrit le 02/11/2016 à 17:20 :
Valérie doit poursuivre Déc2015- Déc2021, son travail à la Région, et ne pas s'abimer de surcroit à Matignon.. Elle pourra et, etre à nouveau Candidate à la Région, et si Candidate des Républicains pour Avril 2022, et Elue Présidente de La République, à 55 ans, démissionner de la Région. Calendrier parfait.
Réponse de le 02/11/2016 à 19:06 :
Vous devez travailler pour elle.....nous pourrons faire son bilan en 2021 effectivement pour l'instant elle affiche des intentions....et couper 2, 3 subventions (effectivement non justifiées par ailleurs) ne fondent pas une politique!
a écrit le 02/11/2016 à 13:50 :
NKM serait efficace à ce poste, car elle a une bonne compréhension des révolutions numériques en cours et sera certainement capable de redynamiser l’économie. Elle est intelligente et s'intéresse aux technologies.
En plus, je crois qu'elle sera capable de nous sortir des seuls débats sécuritaires qui tournent en boucle.

Le seul risque c'est qu'elle soit victime d'accords purement politiciens, au moment ou vont se négocier les alliances entre les divers pré-candidats de droite, puis après les primaires avec le modem, nos "sociaux-démocrates" et plus si affinités.
Réponse de le 02/11/2016 à 17:11 :
NKM a été Ridicule, la Honte ! et brouillonne dans sa campagne pour la Mairie de Paris 2014. Elle est très souvent hystérique et très maladroite.
a écrit le 02/11/2016 à 13:34 :
la parole est l ombre de l action !! a beau parler n a cure de bien faire
a écrit le 02/11/2016 à 12:59 :
Ben, on se doute que les politiques veulent tous être élus pour faire la charité. Mais comme le proverbe dit que "charité bien ordonnée commence par soi-même", il faut revenir aux réalités de la vie. Juppé ne disait-il pas d'ailleurs en substance "si je suis condamné, vous ne me reverrez plus en politique" :-)

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