Economie : pourquoi les incohérences du FN ne lui portent pas préjudice

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Marine Le Pen a fait évoluer le discours du FN en matière d'économie.
Marine Le Pen a fait évoluer le discours du FN en matière d'économie. (Crédits : YVES HERMAN)
Les positions du Front national en matière d'économie sont peu cohérentes. Mais cela lui nuit-il vraiment auprès de ses électeurs ?

En matière de politique économique, les contradictions du Front national sautent aux yeux. Il y a d'un côté l'aile « sociale » et « protectionniste » chère à Marine Le Pen et à son très influent vice-président Florian Philippot, et de l'autre les tenants d'une ligne « libérale » plus historique du parti, principalement incarnée par les élus frontistes du Sud-est, Marion-Maréchal Le Pen en tête. Mais en façade, l'aile « sociale » prend désormais largement le dessus au titre de la stratégie de « dédiabolisation » du parti, qui vise notamment à rejeter la mondialisation.

« Le Front national incarne la représentation politique des perdants de la mondialisation dont les conditions d'existence se sont dégradées avec ce processus », explique le sociologue Joël Gombin dans un livre* paru récemment sur le parti d'extrême droite. Le FN mise ainsi sur un Etat stratège protecteur et dénonce la « politique économique ultralibérale » européenne qui laisse des « milliers de travailleurs sur le carreau ». Bref, une rhétorique de gauche. Le parti fondé par Jean-Marie Le Pen s'est ainsi érigé en parti du peuple, s'opposant aux intérêts des grandes entreprises mondialisées. La dimension libre-échangiste du néolibéralisme est critiquée, et l'État serait devenu indispensable face aux dérives du capitalisme financier.

Un virage assumé

« Progressivement, des positions économiques plus protectionnistes et moins libérales sont mises en avant (par le FN, ndlr). (...) L'Etat providence est accepté et promu », constate Joël Gombin. Ce « virage social » est clairement assumé par Marine Le Pen. Elle déclarait même dans un reportage de France 3 datant de 2014** avoir changé d'opinion sur le rôle de l'Etat en France, dont elle dénonçait la gabegie dans les années 1980 et 1990. Pour justifier l'importance de l'Etat, la présidente du FN citait dans ce reportage l'exemple de la grand-mère espagnole habitant en campagne qui ne pouvait plus recevoir son courrier après la privatisation de la Poste en Espagne. Des propos à la portée hautement symbolique quand on sait que son père Jean-Marie Le Pen, tenant de la ligne économique libérale plus « historique » du parti, écrivait dans les années 1980 que « les monopoles comme les postes (...) devraient être transformés en société privées ». A l'époque, Margaret Thatcher et Ronald Reagan - symboles de la libération de l'économie - étaient les maîtres à penser du fondateur du FN, qui partageait certes en premier lieu leur anticommunisme prononcé.

Une ligne libérale qui subsiste

Cette ligne libérale historique du FN n'a en réalité pas disparu. Les ténors du Sud-est, notamment, y restent très attachés. Et cela semble gêner Marine Le Pen. On a pu le constater lors des débats parlementaires autour de la loi Travail où, selon Marianne, des amendements déposés par David Rachline et Stéphane Ravier, respectivement sénateurs FN du Var et des Bouches-du-Rhône, et maires de Fréjus et du 7ème arrondissement de Marseille, seraient mystérieusement passés à la trappe. Ces amendements prônaient des mesures pour le moins libérales : le relèvement des seuils sociaux, l'encadrement de l'activité syndicale, la facilitation des accords d'entreprises ou la défiscalisation des heures supplémentaires...

Mais ces propositions s'inscrivaient à contre-courant de la ligne politique développée ces dernières années par Marine Le Pen et Florian Philippot, qui a par ailleurs déclaré que la loi Travail était une « loi infâme », qui « précarise les travailleurs ». La direction du FN a donc fait supprimer ces amendements, ainsi que ceux de la députée du Vaucluse Marion-Maréchal Le Pen et du député du Gard Gilbert Collart, qui étaient similaires aux amendements de leurs collègues sénateurs. Preuve des contradictions profondes entre le duo Le Pen-Philippot et les parlementaires frontistes du Sud-est qui restent très attachés au « moins d'Etat ».

Des électeurs peu sensibles aux propositions économiques du FN

Le bastion électoral historique du FN dans le Sud-est est, il faut dire, constitué d'une part plus importante de CSP + et de retraités. Cette zone est en outre bien moins touchée par le chômage que l'autre bastion du FN, le grand quart Nord-est, où les ouvriers prennent une part prépondérante dans le vote frontiste. Économiquement, les besoins de ces populations sont donc bien différents. Ils s'opposent parfois. Et sur des questions comme la flexibilité de l'emploi, la taxation des hauts revenus, voire la sortie de l'euro, le Front national aura le plus grand mal à satisfaire globalement son électorat s'il arrive au pouvoir.

Mais en réalité, selon Joël Gambin, toutes ces contradictions en économie n'ont qu'une faible influence sur le vote final : « il s'agit plus d'un enjeu interne au parti (...), que d'une question ayant de réelles conséquences politiques au plan de l'électorat ». Il détaille : « De fait, pour les militants aussi bien que pour les électeurs, les enjeux proprement économiques sont secondaires par rapport aux enjeux culturels ou identitaires. Et dans tous les cas, les premiers sont appréhendés à travers le prisme de ces derniers ». La défense de l'Etat-providence devrait en effet bénéficier en priorité, voire exclusivement, aux nationaux, selon le Front national. Il y a donc dans les propositions de l'aile économiquement « protectionniste » du FN, une forte dynamique identitaire.

Camoufler les contradictions

Là se trouve la « force » du discours du Front national : il arrive à lier des positions économiques opposées avec une position identitaire unique. Autrement dit, il camoufle efficacement ses contradictions en économie derrière son discours autoritaire. C'est pour cela, selon Joël Gambin, que « l'opposition entre l'aile libérale incarnée par Marion Maréchal-Le Pen et une aile plus sociale et protectionniste incarnée par Florian Philippot, a relativement peu d'importance : ce ne sont pas les enjeux sur lesquels la majorité des électeurs se déterminent ».

Les dirigeants du FN peuvent donc se permettre des incohérences dans leurs discours. Un constat d'autant plus vrai que le FN n'est pas au pouvoir, et n'a donc pas à trancher dans le vif sur ces questions économiques. Il ne gouverne ni Etat, ni région, ni grande ville, là où les responsabilités impliquent des choix politiques forts, et où l'on ne peut pas indéfiniment se réfugier derrière les décisions contraignantes des partis qui gouvernent. Mais si le FN était un jour rattrapé par les responsabilités politiques, une frange importante de son électorat se trouvera fort déçue. Et les divisions internes fortes pourraient dynamiter le parti.

*« Le Front National. Va-t-elle diviser la France ? », de Joël Gombin, aux éditions Eyrolles, 16 euros.

** Ravis pour Marine, de Frédéric Biamonti France 3

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Commentaires
a écrit le 07/11/2016 à 21:59 :
Parcequ'il n'est pas plus ni moins incohérent que les autres et qu'en outre, il n'a pas de passé au pouvoir. Tout comme Trump aux USA.
a écrit le 06/11/2016 à 11:42 :
Pourquoi les Français regarderais les incohérence d'un partie qui n'est et qui ne sera probablement pas au pouvoir en 2017? La plupart votent pour ce partie par dégout et pour montrer leur raz le bol face au PS et à l'UMP... Les autres parties l'ont bien compris et c'est pour cette raisons que des nuls comme Sarkozy, Jupé, Holande, Valls se présentent car pour eux le but n'est pas la première place mais la seconde et celui qui l'atteindra se retrouvera au second tour contre le FN contre qui il l'emporteront facilement (les Français sont trop bêtes pour comprendre que si ils élisaient un partie comme le FN le seul véritable mal serait d'avoir un blocage politique de 5 ans de plus et un choix pour 2022...) Mais bon Hollande n'a pas encore annoncé sa candidature et on peut toujours espérer que DSK soit le candidat du PS !!!
a écrit le 04/11/2016 à 16:45 :
Contrairement à ce qu'affirme cet article, il n'y a pas tant de contradiction que cela dans la ligne politique du FN :

- La ré-instauration de barrières douanières pour favoriser l'essor des entreprises françaises est tout à fait compatible avec une politique de casse sociale renforçant le pouvoir du patronat sur les travailleurs nationaux. Pour le FN, la puissance de la Nation est en effet synonyme de puissance du patronat local. (On notera la convergence avec le "made in France" dont les partisans ne font qu'une critique demi-habile du mode de production capitaliste).

- Le FN est contre la loi Travail car elle n'est pas ASSEZ libérale. En effet, à les entendre, "seules les grandes entreprises, qui disposent d’une représentation syndicale, pourront appliquer cette dérégulation du code du travail, leur accordant ainsi un avantage concurrentiel au détriment des petites entreprises". En d'autres termes, le FN ne défend pas les travailleurs mais le petit patronat qui, compte tenu de son rapport de force défavorable vis-à-vis des grandes multinationales, devrait lui aussi pouvoir exploiter davantage les salariés.
a écrit le 04/11/2016 à 11:06 :
Le PS et la droite non rien an économies et il vienne dire que le FN non rien .Il devrait nettoyé devant leur porte car ce son eu qui on mi la France dans cette situation .Le Fn et capable de géré
Réponse de le 04/11/2016 à 14:47 :
T'es mimi mon petit tony76, tu défends le FN, donc la France non ? Alors commence donc par écrire le français correctement, tu n'en seras que plus crédible :-))
a écrit le 04/11/2016 à 9:02 :
Réels ou erronés, diabolisant ou burlesques, qu'importe la nature des éditoriaux et les penchants de leurs auteurs. Après avoir tiré tous les coups même les plus incisifs et les plus vils contre ce parti, rien ne pourra dévier les électeurs du FN et effacer leur écœurement du bi-partisme qui nous a donné autant de déceptions. Même pas quelques non sens économiques et les dénonciations formulées par des Jeanfoutre d'économiste à vue basse sans cesse démentis par les faits.
La dé-mondialisation a déjà commencé et elle continuera. Le pan qui demandera sans doute le plus de temps et d'effort est celui de la finance, mais ne désespérons pas, une crise et quelques expropriations en viendront à bout.
Ces ringards d'économistes à la vue basse nous ont tellement habitué à des scénarios catastrophes jamais réalisés ; ils ont tellement la pensée et la gueule pleines de libre échange et de cours boursiers qu'ils en oublient toutes les dévastations que ces pratiques ont déchaîné dans certains pays de l'U.E. pendant que des pays champions du mondialisme se protégeaient des menaces en levant des barrières douanières.
Les USA n'ont pas hésité à fermer leurs frontières lors des crises de l'acier et du textile. Dans le délai d'une semaine, plus aucun textile chinois n'entrait aux USA pendant que l'U.E. mettait six mois pour trouver un accord de quotas même pas respecté. Et ce fut la ruine des industries textiles de la France, de l'Italie et d'autres Etats.
Les supposés électeurs du FN n'oublient pas cette chose toute simple : le Front National va interroger les citoyens directement par référendum sur les sujets importants qui les touchent. C'est un appel au peuple que pas un seul autre parti n'a mis à son programme.
Ne croyez vous pas que cela seul représente un changement radical et une espérance que n'arrivent pas à égaler tous ces autres apparatchiks ? Où se tient donc la démocratie et où se tient la dictature ?
a écrit le 04/11/2016 à 0:56 :
Donc selon le titre, la gauche et ou la droite seraient cohérente dans leurs propositions économiques....Bah quand on voit le(s) résultat(s), je pense qu'il faut essayer les "incohérents", cela ne peut pas etre pire.....peut-etre meme meiilleur !!!
Réponse de le 07/11/2016 à 22:03 :
regis t'as raison, des idées neuves même si elles paraissent bizarres, ça vaut mieux que les viellles recettes "qui nont pas fait leurs preuves". T'as encore raison, pour juger faut essayer. N'est-ce-pas ?
a écrit le 03/11/2016 à 18:56 :
L'économie n'était pas la même quand le FN était libéral, la mondialisation n'était pas aussi destructrice.
Ce n'est pas une incohérence, c'est une adaptation économique.
Ce sont les autres qui sont incapables de changer d'avis, coincés dans le dogme de l'UE, de l'euro malgré la désindustrialisation, l'échec flagrant de leur politique.
On peut souligner que l'euro et l'ouverture des frontières n'ont pas créé la croissance et l'emploi comme promis.
En revanche l'après vote pro Brexit allait être une catastrophe d'après les économistes, politiques, médias et on constate que la bourse, les exportations et l'emploi augmentent grâce au rééquilibrage de la livre et aux importations plus chères.
On verra après mais pour le moment les théories économiques du FN sont validées contrairement aux autres.
a écrit le 03/11/2016 à 18:44 :
Des frontières douanières intelligentes pour protéger des secteurs économiques et leur permettre de se développer, c'est ce que font les usa dans l'acier, le Japon, la Chine, Singapour, l'Islande qui a une des plus forte croissance d'Europe.
Ce qui ne les empêchent pas d'exporter.
Pays qui obligent aussi les entreprises étrangères à être minoritaires dans le capital et à s'associer avec des entreprises locales qui conservent le pouvoir de décision.

Si vous trouvez plus logique l'ouverture des frontières douanières grâce à l'UE et la désindustrialisation et le chômage de masse.
a écrit le 03/11/2016 à 17:43 :
Normal au FN ce sont tous des dépressifs qui roulent souvent en voitures étrangères importées et qui se disent patriotes !
a écrit le 03/11/2016 à 16:45 :
Les propositions économiques du PS (avant les présidentielles..) étaient toutes aussi incohérentes (cf les retraites, alignement fiscalité épargne/travail par exemple, taxe 75% sur les hauts salaires...), celles du Front de Gauche sont surréalistes, les annonces de Montebourg/Hamon font rigoler..La Droite est capable de promettre moultes baisses d'impots mais est incapable de s'attaquer aux dépenses, ce qui rend son programme risible.
Il n'est pas anormal que les incohérences économiques du FN passent entre les gouttes, notre système médiatico-politique n'ayant pas une culture économique suffisante pour ridiculiser les propositions anachroniques irréalistes, d'où qu'elles viennent.
a écrit le 03/11/2016 à 16:33 :
le camp du FN,c'est celui des perdants économiques,qui vivent dans le passé,incapables de réagir aux technologies modernes et a un monde globalisé.la mondialisation est irréversible,il est temps que certains s'en aperçoivent!la société de demain s'appuiera sur les start ups,la robolution,le consulting et l'ubérisation des vieux métiers
Réponse de le 03/11/2016 à 17:22 :
@élu ps: et sans les socialos, rien ne sera possible, n'est-ce pas :-)
Réponse de le 04/11/2016 à 0:58 :
Tu crois que le camp du PS est gagnant...? celui de l'UMP aussi ?
a écrit le 03/11/2016 à 15:57 :
l'électeur "moyen" du FN n'a pas la culture de base en économie pour percevoirr ces incohérences... Il attend du pouvoir les mêmes mesures clientélistes que lui promettait naguère la gauche pour laquelle il votait...
a écrit le 03/11/2016 à 15:26 :
Je ne vois pas en quoi le protectionnisme en fermant ses douanes et frontières, ou la nationalisation de sociétés privées va rapporter à l'économie ? Le passé a démontré que ça ne marche pas.
a écrit le 03/11/2016 à 14:37 :
Au contraire, il me semble que ce soit les seuls à avoir une vision claire des enjeux (protectionnisme versus mondialisme, préférence nationale versus fin des états nations).

Et d'ailleurs ils ont gagné la bataille des idées (cf sondage) et pas encore totalement celle des urnes
a écrit le 03/11/2016 à 14:17 :
Devant l'échec flagrant de l'UMPS depuis 1981, ces deux Partis de Gouvernement n'ont pas de leçons à donner au FN, car ils ont depuis longtemps perdu toute crédibilité. Lorsque le FN parviendra à faire élire ses Représentants malgré la coalition anti-démocratique de l'UMPS, il sera alors temps de définir un programme économique cohérent.
a écrit le 03/11/2016 à 13:33 :
Normal, ce sont des "red necks" !!!
a écrit le 03/11/2016 à 12:29 :
La vérité qu'aucun politique n'ose dire est que toute doctrine économique repose sur un pari, soumis aux aléas. Le Front National n'a pas été au pouvoir, alors les médias soulignent les contradictions de sa doctrine, omettant qu'on repère de telles distinctions dans tous les courants politiques : le grand écart. Il suffit de regarder la préconisation de la droite et de la gauche du PS pour s'en convaincre. Certains LR refusent des solutions valorisées par d'autres ténors...
a écrit le 03/11/2016 à 12:29 :
Nous avons perdu toute cohérence depuis notre entrée dans l'UE et dans l'euro!
a écrit le 03/11/2016 à 12:21 :
Elle vitupère contre ceux qui osent gouverner, les frondeurs ont compris que l'opposition c'était bien plus confortable, elle n'a pas encore eu le malheur d'en faire l'expérience et comme Trump plus vous gueulez, et que vous allez faire des étincelles, ça plait.
a écrit le 03/11/2016 à 12:18 :
personne ne lit leur programme
le pb n'est pas la
les gens sont en colere, furieux de ce que des politicards verreux prennent des decisions inouies sans vergogne pour assurer leurs reelections successives..... c'est pour ca qu'ils vont faire 40-45% au deuxieme tour, dernier avertissement avant la prochaine presidentielle, en 2022......( comme disait attali)
au passage vu le niveau en economie du francais, on doute qu'il comprennent quoi que ce soit.......
Réponse de le 03/11/2016 à 13:34 :
Très bien vu !

La compréhension de l'économie est inversement proportionnelle à la proximité du FN. C'est ce qu'on constate avec le niveau d'étude de ses électeurs. Bien sûr ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas des nuls en économie dans les autres partis, et il y a des ingénieurs et des médecins qui ne comprennent rien à l'économie. Mais c'est plus rare de ne pas comprendre quelque chose quand on y a été confronté que quand on ne l'a pas été.

Pourquoi la nullité (ou la pertinence, d'ailleurs) économique aurait-elle le moindre impact parmi ceux qui ne sont pas capables d'en juger ?
a écrit le 03/11/2016 à 11:43 :
c'est sur, jusqu'a present on a eu droit qu'a des types qu'avaient
une sacré coherence economique, d'ailleurs suffit de voir ou on en est.....
a écrit le 03/11/2016 à 10:51 :
Parce que les électeurs FN n'y connaissent rien en économie mais peu patriotes, ils roulent surtout en voitures étrangères importées !
Réponse de le 03/11/2016 à 11:44 :
Les économistes pro Europe et euro sont des imposteurs jamais dans l histoire du monde une monnaie plurinationale a fonctionné ! Les HEC polytechiques etc ... apprennent de la propagande et on voit le résultat avec la dette impossible à rembourser sauf à faire de la planche a billet et des coupures dans le public pour privatiser tous et fabriquer des oligopoles qui feront des ententent sur les prix avec des commissaire européens qui sont achetés par les lobbies ils ne se cachent plus
Réponse de le 03/11/2016 à 12:21 :
c'est sur
apres c'est pas plus incoherent que des gauchistes qui vomissent sur leur pays a longueur d'annee, mais appellent leurs concitoyens a etre patriotes pour donner du bon travail a des ouvriers exploites par des capitalistes laborieux
vous cherchez des patriotes? prenez un drapeau francais, allez l'agiter dans une banlieue de grande ville francaise en criant ' vive la france' et en chantant la marseillaise! bonne chance a vous
Réponse de le 03/11/2016 à 14:40 :
@Vov

Les HEC polytechiques etc ... apprennent de la propagande "

Comme Philippot donc ( ENA et HEC)
Réponse de le 03/11/2016 à 19:39 :
d'un autre côté il devient difficile de trouver une voiture d'entrée de gamme fabriquée en France, même chez les constructeurs "français". Sauf erreur, le modèle le moins cher produit en France est ...la Toyota Yaris (ou peut être la Smart Fortwo).
a écrit le 03/11/2016 à 10:44 :
Cela me fait rire à pleins poumons , "la cohérence économique de tous les acteurs politiques depuis plus de 40 ans " les résultats ne sont plus a démontrer tellement notre société vie bien , des pauvres à même le trottoir et de plus en plus nombreux . Belle société !
Réponse de le 03/11/2016 à 16:49 :
Ah ça c'est sur c'était mieux avant !!
Ben oui, on vit très très bien aujourd'hui, nettement mieux qu'avant.
Il y a toujours eu des pauvres et des mendiants, on les voit d'avantage aujourd'hui car ils sont concentrés dans les grandes métropoles. Avant, cette misère était diffuse, lointaine, peu visible.
a écrit le 03/11/2016 à 9:56 :
Le FN est faillé par deux forces antagonistes.
D'un coté l'extrême droite traditionnelle représentée par MMLP qui est à la fois ultralibérale sur le plan économique et réactionnaire sur le plan des mœurs, de l'autre la version nationale-socialiste de MLP, inspirée par Philippot, qui concilie un nationalisme échevelé et une vision socialiste du contrôle de l'économie.
A terme ces deux visions sont incompatibles.
Pour tout simplifier, les deux factions sont représentées par des figures aussi légitimes l'une que l'autre aux yeux des sympathisants, militants et cadres.

Tant que le FN sera sur une pente électorale ascendante qui assure rentrées d'argent frais et nouveaux postes d'élus à distribuer, la faction MLP gardera le contrôle mais au premier trou d'air (un échec à l'élection de 2017 par exemple) , elle sera contestée. On connaît la violence des rapports au sein du parti et de la famille, il y aura une nouvelle nuit des longs couteaux qui aboutira à une scission avec procès pour trancher qui gardera la marque FN et surtout les pépettes.

Le paradoxe c'est que si la fraction dure gagne, le FN retombera dans ses niveaux des années 70, si la fraction Phillipot l'emporte, elle finira par se diluer dans la droite de l'UMP, qui est déjà par bien des aspects plus à droite que le FN.
a écrit le 03/11/2016 à 9:28 :
Parce que les autres sont cohérents? Les partis politiques souffrent des mêmes maux : promesses, demagogie, populisme, approximations, mensonges....Machiavel avait déjà théorisé tout cela : la fin justifie les moyens....rien n'a changé. Il appartient donc aux citoyens de faire preuve d"intelligence....mais là aussi, il y a du travail.....
a écrit le 03/11/2016 à 9:13 :
C'est une excellente analyse, et concernant le FN, elles sont assez rares pour le souligner.

En effet le FN est néolibéral mais marine le pen sait parfaitement que si elle veut avoir une chance de gagner il faut qu'elle empiète allègrement sur l'idéologie de gauche, ce qu'elle et philippot n'hésitent pas à faire étant donné que comme vous dites ils n'ont jamais eu le pouvoir ils peuvent donc tout dire et son contraire ça passe sans problème.

Bien évidemment que si jamais ils devaient être élus c'est la ligne politique canal historique et donc néolibérale qui l'emporterait étant donné que les financiers du FN sont néolibéraux, ils laissent dire marine le pen sachant qu'elle racole mais dans le sud est, dans lequel l'extrême droite en est au stade du fascisme, il est évident qu'ils ne vont pas dire qu'ils ont des idées de gauche la plupart de leurs électeurs canal historique ne comprendraient pas.

Il faut que les gens soient particulièrement oppressés par notre société pour ne pas voir le piège qui se cache derrière cette rhétorique, et ça tombe bien notre société est particulièrement oppressante.
a écrit le 03/11/2016 à 9:08 :
Pourquoi, parce que les français sont ignares en économie et qu'ils votent FN pour bouter les blacks et les arabes hors de France, c'est un vote raciste qui se cache sous un verni nauséabon speudo-identitaire
a écrit le 03/11/2016 à 8:42 :
Encore faudrait-il qu'il défnisse le libéralisme et l'ultra libéralisme. Si ces concepts sont le retour de la noblesse pour régner sur un peuple ignare, serviable et corvéable à merci, on va de toute évidence vers un clash. Si l'économie libérale permet de développer le capital humain et permet à chacun d'en retirer une partie des bénéfices, on la joue gagnant-gagnant. Ce gagnant-gagnant ne convient bien entendu pas aux libéraux et ultra libéraux, car pour eux c'est uniquement le pouvoir et l'argent qui comptent. Par conséquent, je ne vois pas de contradiction à vouloir faire du libéralisme économique pour générer les moyens d'une politique sociale organisée. N'est-ce pas en fait ce qu'a fait De Gaulle en son temps ?
Réponse de le 03/11/2016 à 9:35 :
"Je ne vois pas de contradiction à vouloir faire du libéralisme économique pour générer les moyens d'une politique sociale organisée": oui évidemment, moi non plus. Mais ce que l'article explique, c'est que le seul FN "libéral du Sud" veut faire ça.

Le programme majoritaire, celui du "nouveau FN du Nord" n'a RIEN de libéral: augmentation du SMIC, du nombre de fonctionnaires et de leur rémunération (bonjour la déficit budgétaire), droits de douanes et autres taxes à l'importation (protectionisme à gogo qui ne fera que ralentir un commerce extérieur déjà pas follichon), action régulatrice forte de l'Etat etc etc. On est clairement pas sur du "libéralisme économique permettant de générer les moyens d'une politique sociale organisée", mais plutôt sur un programme proche de Syriza (dont on a vu tout le succès), l'aspect identitaire en plus.
Réponse de le 03/11/2016 à 10:13 :
De Gaulle n'a jamais été libéral au sens économique du terme, ou alors uniquement dans ses rêves.

En pratique, il a été l'artisan d'une économie d'après guerre privatisée et sur-administrée, qui procédait selon des plans quinquennaux industriels décidés par le gouvernement.
Le tout sur fond de rationnement et de prix bloqués.

Pour ce qui est de la politique sociale, de Gaulle a été obligé de faire avec les communistes et l'héritage du pétainisme qui, nonobstant ses gros défauts, avait eu une politique familiale et ouvrière active.
Réponse de le 03/11/2016 à 10:21 :
@clairvoyant: en démocratie, chacun peut normalement avoir ses propres idées, mais en finale soit les lieutenants suivent le général, soit ils perdent la bataille. La situation de la Grèce n'est en rien comparable parce que 1) on paie ses impôts en France (même si on aime pas) et 2) le Français ne se complait pas à regarder la télé en se disant que les bisounours continueront à nourrir sa famille (parce que la solidarité existe vis-à-vis des étrangers, pas des locaux). Mais l'élément le plus important dans tout cela reste bien entendu la probité des politiques qui, à chaque fois, racontent ce que les gens veulent bien entendre pour être élus :-)
Réponse de le 03/11/2016 à 10:43 :
De Gaulle a été l'artisan d'une économie d'après guerre qui se caractérise par une nationalisation des secteurs clefs, des plans quinquennaux et une sur-administration le tout sur fond de rationnement et de prix fixés. Ce n'est peut être pas ce dont il rêvait mais c'est ce qu'il a fait.
D'autre part son souverainisme ne le prédisposait pas à la mondialisation et la financiarisation qui sont la marque du libéralisme moderne.

Pour ce qui est du volet social, De Gaulle a été contraint de composer avec l'influence des communistes et du pétainisme qui avait de gros défaut mais était très avancé du point de vue social (tout en étant au minimum conservateur sur le plan des mœurs).
Réponse de le 03/11/2016 à 13:03 :
@De Gaulle libéral: quel est l'intérêt de nier la politique de De Gaulle ? Et pourquoi se réclament-ils tous de De Gualle si son héritage est si mauvais ? Certes, il a dû composer avec les forces du moment, mais c'est quand même lui qui a rétabli les syndicats (pas forcément une bonne idée), accordé aux femmes le droit de vote, établi la sécurité sociale, redone à la France une stature internationale (alors que clairement nous avions perdu la guerre), etc. Ce régime a 70 ans et exige des réformes, mais il ne faut pas non plus cracher dans la soupe et oublier le passé, même si je sais que les socialos méprisent les Français (sans-dents, sportifs qui doivent se muscler le cerveau, festivités sur les tombes de nos poilus, etc.). Quel est le bilan de Hollande :-)

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