Réforme des retraites: Emmanuel Macron veut occuper le terrain

Fanny Guinochet
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Emmanuel Macron s'exprimera ce mardi 9 octobre en direct de l'Élysée.
POOL

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Emmanuel Macron s'exprimera ce mardi 9 octobre en direct de l'Élysée.
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Ce week-end, Richard Ferrand a joué les éclaireurs. Connu pour sa fidélité au chef de l'État, le président de l'Assemblée nationale était l'invité de "Dimanche en politique", sur France 3. L'occasion pour lui de préciser que « à six mois de l'élection présidentielle, il n'est pas nécessaire de se lancer dans une réforme des retraites ». Surtout dans un contexte où tous les syndicats sont contre.
Reste que, si le projet de réforme des retraites voulu par le gouvernement ne verra sûrement pas le jour avant la fin du mandat d'Emmanuel Macron, faute de temps, l'Élysée ne compte pas y renoncer. « C'est une excellente réforme, a glissé Richard Ferrand, qui doit se faire lors d'un second quinquennat. »
La feuille de route est donc claire. « C'est bien à cause de la crise que nous n'avons pas fait cette réforme essentielle pour le pays, confirme l'entourage du président. Mais elle reste aux yeux d'Emmanuel Macron une promesse de campagne de 2017, et c'est pour lui la mère de toutes les réformes. »
Aussi, ce mardi, a-t-il prévu de l'évoquer, après s'être exprimé sur la situation sanitaire. Dans la lignée de son allocution du 12 juillet, Emmanuel Macron devrait réaffirmer son intention de revoir en profondeur le système, pour restaurer notamment l'équilibre financier du régime.
Avec plus de 300 milliards d'euros de dépenses par an, les retraites constituent le principal poste de dépenses publiques, et représentent 13% du PIB. Et selon les dernières données du Conseil d'orientation des retraites, le déficit s'établit à 13 milliards d'euros en 2020, 10 milliards cette année.
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Emmanuel Macron peut d'ailleurs compter sur le soutien de la Cour des comptes qui répète que la « résorption des déficits du pays doit passer par une maîtrise des dépenses de retraites ».
Alors que l'on avance dans la campagne électorale, Emmanuel Macron n'entend pas laisser ce sujet - aussi économique que politique - à ses potentiels compétiteurs.
Fanny Guinochet