UE : Schulz ne veut pas de sanctions contre le Portugal

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Vous savez que j'ai l'habitude d'être très direct: je m'oppose à des sanctions contre le Portugal, a déclaré le social-démocrate allemand.
"Vous savez que j'ai l'habitude d'être très direct: je m'oppose à des sanctions contre le Portugal", a déclaré le social-démocrate allemand. (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2012. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Le président du Parlement européen ne souhaite pas que la Commission sanctionne Lisbonne, malgré ses dérapages budgétaires.

D'après lui, un carton rouge ne servirait à rien. Le président du Parlement européen Martin Schulz a affirmé samedi son opposition à d'éventuelles sanctions de la Commission européenne contre le Portugal pour dérapage budgétaire.

"Vous savez que j'ai l'habitude d'être très direct: je m'oppose à des sanctions contre le Portugal", a déclaré le social-démocrate allemand lors d'un discours très applaudi au congrès du Parti socialiste portugais, au pouvoir depuis novembre grâce au soutien de la gauche radicale.

"Je sais que le gouvernement est en train de négocier avec la Commission européenne, ainsi que sur le plan interne, et je suis sûr que cela débouchera sur une solution très constructive", a-t-il ajouté.

Risque d'une grosse amende

La Commission européenne avait décidé le 18 mai de reporter à juillet sa décision de sanctionner ou non le Portugal et l'Espagne pour leurs dérapages budgétaires, préférant attendre le résultat des législatives espagnoles prévues pour fin juin. Ces deux pays, qui ne sont pas parvenus en 2015 à atteindre les objectifs fixés par Bruxelles de réduction du déficit public, risquent d'être les premiers de la zone euro à se voir infliger une amende pouvant aller jusqu'à 0,2% de leur produit intérieur brut (PIB), depuis l'instauration de nouvelles procédures après la crise de la dette.

"Je suis convaincu que le travail que nous réalisons ensemble, comme cela avait été le cas pour le budget de l'Etat, nous permettra d'éviter des sanctions contre le Portugal", avait affirmé le Premier ministre portugais Antonio Costa vendredi, à l'issue d'une rencontre avec M. Schulz.

Âprement négocié avec Bruxelles, le budget 2016 de l'exécutif socialiste prévoit de ramener le déficit public à 2,2% du PIB, un objectif jugé "optimiste" par la Commission, après un déséquilibre de 4,4% l'année dernière. Le Parti socialiste portugais était réuni en congrès ce week-end pour entériner la reconduction de M. Costa, très largement réélu au poste de secrétaire général par les militants le 22 mai.

(avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 06/06/2016 à 16:31 :
Si le Portugal était sanctionné la France après 3 reports sans résultat y aurait sûrement droit aussi, mais SCHULZ aime bien ses potes socialistes et veille sur leur bien être.Au Portugal comme en France.
a écrit le 06/06/2016 à 13:14 :
Ce monsieur se permet cette décision , à quel titre ?
À part gaspiller de l'argent des différents pays européens sans contrôle et surtout avec quel résultat ?
Tous les représentants actuels de l'Europe sont des battus dans les élections de leur propre pays . Ils ont été parachutés et planqués et maintenant ils donnent des leçons
On marche sur la tête

L'Europe , c'est bien mais pas plus de 2 à 3 représentants par pays , ce jour c'est la cacaphonie
a écrit le 05/06/2016 à 19:58 :
La Grèce a un déficit inférieur à celui du Portugal. J'ai pas entendu Schulz réclamer l'arrêt des memoranda... C'est un peu à la tête du client, non ?
Réponse de le 06/06/2016 à 14:57 :
Depuis quand? Le déficit de la Grèce est au dessus des 15%; toutefois l UE est tenu par des lobbys qui ne veulent que esclavasiger les peuples. Ce n'est pas cette Europe que l'on nous a vendu il y a une quarantaine d année.
a écrit le 05/06/2016 à 9:04 :
Les sanctions ont remplacé la concurrence entre pays ayant intégré la zone, générateur de progrès social, pour la recentrer sur les entreprises multinationales lobbyistes auprès de la Commission de Bruxelles! Tout cela nous amène a la situation que nous vivons actuellement: recherche illusoire de la compétitivité par l'austérité et l'immigration non désiré!

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