Au Royaume-Uni, l'industrie au plus bas depuis le vote du Brexit

 |   |  313  mots
(Crédits : Yves Herman)
Les entreprises britanniques ont subi en octobre leur pire mois d'activité depuis le vote de juin 2016 en faveur de la sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne (UE), alors que cette échéance se rapproche et que s'exacerbent les tensions commerciales.

L'indice PMI des directeurs d'achats IHS Markit/CIPS est tombé en octobre à 51,1, au plus bas depuis juillet 2016, contre 53,6 en septembre. Il reste au-dessus de la barre de 50 qui délimite croissance et contraction mais il est inférieur non seulement au consensus Reuters (53,0) mais également à toutes les estimations de l'enquête ayant débouché sur ce consensus. Il atteste ainsi clairement du ralentissement qui affecte l'économie britannique après sa solide performance estivale.

Chute des commandes

Les composantes de l'emploi et des commandes nouvelles se sont elles contractées pour la première fois depuis 2016. Celle des prix des facteurs de production a évolué à son rythme le plus lent depuis 28 mois mais elle reste à un niveau élevé en raison de la hausse des prix des matières premières, tandis que le Brexit pèse sur le sterling.

Cela étant, la monnaie britannique était en nette hausse jeudi à la suite de l'annonce de l'imminence d'un accord garantissant aux établissements financiers britanniques l'accès aux marchés de l'Union européenne après le Brexit. "Octobre a vu un retournement inquiétant de la performance du secteur manufacturier britannique", observe Rob Dobson, directeur d'IHS Markit. "A ce stade, l'enquête montre que la production industrielle pourrait se contracter au quatrième trimestre, de 0,2%".

Le secteur industriel représente 10% du PIB britannique

De solides dépenses de consommation ont préservé l'économie britannique des retombées du Brexit cette année, au point que la croissance a accéléré sur la période juin-août. Mais il semble à présent que le rapprochement de l'échéance du Brexit, en mars 2019, sans qu'il n'y ait encore aucun accord en place pour assurer une sortie en douceur de Londres de l'Union européenne, affecte les entreprises. Selon les statistiques officielles, le secteur industriel n'a pas contribué à la croissance au premier semestre 2018.

(avec Reuters)

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 03/11/2018 à 15:17 :
Nous avons peur de cette organisation administrative hors sol qu'est l'UE de Bruxelles qui a pris le dessus sur les nations! En divisant pour mieux gérer l'uniformisation vers le bas! Mais l'UE et ses idolâtres, pourquoi ont il peur du Brexit?
a écrit le 02/11/2018 à 21:09 :
L’UE souffle ses 25 bougies mais l’HISTOIRE nous en dit plus : TOUTES les Unions « modernes », c’est à dire crées grosso modo après 1880, ont explosé : les Indes (Inde, Pakistan, Bengladesh), l’Union française, l’AEF, l’AOF, la Fédération indochinoise, l’Union d’Afrique du Sud, l’Union Sud-Africaine, l’Union Soviétique (URRS), la Tchécoslovaquie, la Fédération de Yougoslavie, l’Union des Etats africains (Ghana, Guinée, Mali) parmi les plus connues…

Le caractère multilingue, multi-religieux, multiculturel, multi-ethnique, l’idéologie politique des gouvernants, les politiques immigrationnistes et l’absence de frontières (symbole de vulnérabilité très fort) sont des facteurs accélérateurs de cette décomposition-explosion. Ainsi, historiquement, les jours de l’UE serraient comptés…


Vive le BREXIT !
Réponse de le 03/11/2018 à 15:08 :
"Les petits désagréments" que vous décrivez ne sont là que, justement, pour atteindre ce but!
a écrit le 02/11/2018 à 15:10 :
Comme d'habitude, un manque improductif au total de prise de recul sur le brexit. Surtout que j'ai lu dans un article en début de semaine que la croissance anglaise, bizarrement, était supérieure aux attentes.

Fatiguant

Prenez du recul les gars, l'industrie anglaise a été ravagée par la City, vous allez pas tomber.

"Blair Inc." https://www.monde-diplomatique.fr/2012/11/WARDE/48375
Réponse de le 03/11/2018 à 14:30 :
En fait citoyen blasé vous n'avez pas tort, un autre article est tombé sur la Tribune récemment "l'industrie européenne sous tension".
Pour l'instant ce qui frappe l'industrie du RU est certainement principalement un phénomène conjoncturel qui frappe l'Europe toute entière, on ne peut pas tout mettre sur le dos du Brexit.
De toute façon le Brexit n'est pas effectif, quand il aura lieu on pourra s'en tenir aux faits.
a écrit le 02/11/2018 à 14:41 :
Pour l’instant et n' en déplaise à nos facétieux eurocrates qui craignent pardessus tout l' effet contagion, l’économie britannique résiste mieux que la zone euro. Elle a superformé largement au cours des six derniers mois. Pourtant, la schadenfreude (NdT : de l’Allemand ; joie malsaine) est un mauvais jugement. Une meilleure croissance n’a été soutenue qu’en puisant dans les ressources des familles. Le taux d’épargne des ménages est proche de son plus bas niveau en 60 ans à 4,4 %.

La croissance de la masse monétaire M4x de la Grande-Bretagne a chuté à un taux de 1 % au cours des quatre derniers mois. Il s’agit d’avertissements de récession orange clignotants pour le début de 2019.

Le budget du chancelier offre un coussin de sécurité en passant d’un resserrement budgétaire net de 0,2 % du PIB l’an prochain à un relâchement net de 0,3 %. Toutefois, cela pourrait ne pas suffire à compenser les effets d’un ralentissement mondial et d’un resserrement monétaire coordonné.
Etonnant, non ces petites remises à niveau contextuelles ...?
Réponse de le 02/11/2018 à 16:16 :
@Bégonia
Vous aurez bien du mal à nous convaincre que l'économie du RU surperforme avec vos "avertissements de récession orange clignotants".
Le copier-coller c'est pratique mais il faut lire avant...
Sinon vous avec posté quasiment le même commentaire avec un autre pseudo...
Réponse de le 02/11/2018 à 17:12 :
Uk dont l'économie dépend à plus de 50% de ses échanges au sein du marché unique européen ne va pas souffrir ??? VOus pouvez vous noyer dans les chiffres positifs, pas aussi désastreux qu'attendu, les fondamentaux restent là - l'économie va plonger dans un marasme économique profond, comme elle l'était dans les années 60/70.
Et quand vous faites des commentaires sur l'économie britannique sans rappeler aux lecteurs que la chute de la GBP de 15/20% depuis le vote du Brexit a donné effectivement un coup de fouet temporaire aux exportations britanniques, au prix d'une inflation destructrice pour le pouvoir d'achat.
Réponse de le 02/11/2018 à 17:51 :
Bégonia, vous avez été démasqué parJohnmckagan car vous avez déjà utilisé mon pseudo pour dire des inepties et vous faites un copier coller de votre démonstration qui ne tient pas la route comme l'expliquent les deux commentateurs précédents
Réponse de le 02/11/2018 à 18:56 :
Vous jouez de l' emprunt pour discréditer la concurrence @ johnmacmckagan ? Je ne m' amuse guère à compter les pseudos des intervenants puisque toute cette rhétorique bercée sur des prophéties auto-réalisatrices et alimentée par le catéchisme européen est en train de s' effondrer ... Il est temps de vous ressaisir parce que les anglais sortent le 29 mars et le 29 mars, c' est demain!
a écrit le 02/11/2018 à 11:40 :
Et en France l'industrie elle est a un niveau bas sans et le chaumages à un niveau haut …. sans l'équivalent du Brexit ….
Réponse de le 02/11/2018 à 12:40 :
L'état de l'industrie et le chômage français ont des causes bien connues et identifiées qui n'ont pas grand chose à voir avec l'UE : compétitivité faible en raison d'un coût du travail trop élevé d'au moins 20%. A moins de viser une économie autarcique type Corée du Nord (et même là, ça bouge avec une économie qui s'entrouvre), le fait d'être hors UE n'y changerait pas grand chose.
Réponse de le 02/11/2018 à 14:20 :
Les causes du chômage en France sont clairement identifiées, appartenance à la ZE qui a apporté les délocalisations à l' est contre des salaires à 400 euros mensuels, différentiels de compétitivité parfaitement insolubles dans la ZE ; répéter en boucle le catéchisme européiste ne contrarie pas les faits.
Pourquoi donc les anglais brexitent sinon pour retrouver la démocratie et la liberté de nouveaux accords en prenant langue avec le reste du monde ?
a écrit le 02/11/2018 à 10:13 :
Qui l'eût cru ? Une décision qui handicape les échanges pourrait être sans effets sur l'industrie ? D'ores et déjà les principaux constructeurs automobiles du Royaume ont annoncé la fermeture temporaire lors du brexit des usines du Royaume en raison de la désorganisation majeure que le brexit va causer dans les chaines logistiques (notamment les dédouanements à l'importation des équipements et à l'exportation des véhicules finis qui vont devoir être mis en place).
a écrit le 02/11/2018 à 9:36 :
en France aussi l'économie s'effondre et nous sommes dans lUE et dans l'EURO !!! il n'y a plus que l'immense escroquerie de la consommation qui rentrerait dans la croissance. Or comme chacun sait le français ne consomme exclusivement que des produits français. Le grand banditisme de la ponction publique nous fait prendre des vessies pour des lanternes
Réponse de le 02/11/2018 à 12:45 :
cf supra : le fait d'être dans l'UE et dans l'€ ne dispense pas d'être VRAIMENT compétitif (et non de restaurer temporairement et artificiellement la compétitivité par la dévaluation monétaire, qui revient à discrètement reprendre ce qu'on a accordé de trop en salaires et prestations sociales).
a écrit le 01/11/2018 à 17:41 :
Seront*
a écrit le 01/11/2018 à 17:40 :
Dorénavant, toutes les mauvaises nouvelles économiques au R.U serons attribuées au Brexit. Il est vrai qu'en France, nous nous portons beaucoup mieux, et ce grâce à notre appartenance à l'UE.
Réponse de le 01/11/2018 à 19:09 :
ben disons que si la france n'etait ni dans l'europe ni dans l'euro, effectivement, ca ne serait pas pareil
au lieu d'avoir des taux a 10 ans a 0.8 sous l'aile protectrice de l'euro, elle aurait du 20% et plus, comme sous mitterand, le tout finance par une genereuse planche a billet avec laquelle la france a toujours regle ses pbs.......
pour le reste, heureusement que la france peut accuser l'europe, avant elle accusait la chine et les americains!
bon, faut relire artus ' la france sans ses usines'
la france amis dehors le grand capital, donc l'industrie
bon, faut pas se plaindre qu'il n'y ait plus d'industrie, c'etaiit voulu! ( et pareil pour ' lennemi de la finance', si cher a hollande)
Réponse de le 02/11/2018 à 11:40 :
L'euro est une planche a billet administrative qui ne correspond a aucune économie!
Réponse de le 02/11/2018 à 11:42 :
Hélas,, ce n'est pas une évidence validée le temps
Réponse de le 02/11/2018 à 12:53 :
@churchill : quand les taux sont montés à 20% dans les années 80 il y avait une inflation à 14% soit des taux réels à 6%, dont une partie s'expliquait par la défiance qu'inspirait l'exécutif.
Reste qu'il faudrait une vraie harmonisation de la fiscalité au moins du capital dans l'UE, ce qui, grâce la la baisse de fiscalité que ça impliquerait en France, ne pourrait qu'être bénéfique à l'investissement productif.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :