Barroso se plaint de discrimination de la part de l'UE

latribune.fr

latribune.fr
Dans un courrier daté de mardi obtenu par l'AFP, José Manuel Barroso, ex-président de la Commission européenne (2004- 2014), et tout nouvel employé de Goldman Sachs, se plaint à Jean-Claude Juncker de la façon donc l'exécutif européen le traite. A l'en croire, les actions prises à son encontre seraient "discriminatoires" et "incompatibles avec des décisions prises concernant d'autres anciens membres de la Commission".
L'ancien membre de la Commission n'a sûrement pas apprécié la lettre qu'a envoyé son successeur à la médiatrice de l'UE le 9 septembre, et qui a été rendue publique lundi. Jean-Claude Juncker confirmait avoir demandé à José Manuel Barroso des "clarifications" sur son nouvel emploi, ajoutant que le comité d'éthique de Bruxelles se prononcerait sur son cas. Pire, il indiquait que ce dernier serait désormais "reçu à la Commission non pas comme ancien président, mais comme un représentant d'intérêts (privés)", autrement dit comme un lobbyiste. Une "dégradation" sûrement très mal vécue par l'intéressé.
Car l'embauche de Barroso par Goldman Sachs n'a a priori violé aucune règle. Il a en effet respecté le "délai de carence" ou "période de refroidissement" de 18 mois entre ses fonctions de président et son nouvel emploi, ce qui l'exonérait de demander une autorisation. Mais pour la médiatrice, Emilie O'Reilly,
À lire également
La France, par la voix de son secrétaire d'Etat aux affaires européennes, s'était déjà exprimée en ce sens mi-juillet. Harlem Désir expliquait alors que l'embauche était "particulièrement scandaleuse, compte tenu notamment du rôle joué par cette banque dans la crise financière de 2008 mais aussi du trucage des comptes publics de la Grèce (...) Moralement, politiquement, déontologiquement, c'est une faute de la part de M. Barroso".
(Avec AFP)
latribune.fr
Budget : la sombre prévision de la Commission européenne pour la France
Ruptures conventionnelles : voici de combien sera réduite la durée de votre allocation chômage
A Marseille, la coalition des éditeurs de presse se renforce face aux plateformes d’IA
« Absurde », « prétexte », « injustifié »... Bruxelles hausse le ton face à la nouvelle offensive douanière de Trump