Bourse : inquiète pour la Chine, l'Europe dévisse

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La Bourse de Paris a achevé la séance à -1,75%. L'indice CAC 40 a perdu 87,15 points à 4.884,10 points, dans un volume d'échanges modéré de 3,1 milliards d'euros.
La Bourse de Paris a achevé la séance à -1,75%. L'indice CAC 40 a perdu 87,15 points à 4.884,10 points, dans un volume d'échanges modéré de 3,1 milliards d'euros. (Crédits : CHAIWAT SUBPRASOM)
Le marché a été fragilisé dès l'ouverture par les soubresauts des indices chinois, qui avaient chuté hier. Les marchés attendent aussi fébrilement le compte-rendu de la dernière réunion de la banque centrale américaine (Fed), qui sera publié dans la soirée.

Pénalisées par les inquiétudes persistantes sur la Chine, qui voit sa croissance ralentir cette année et a récemment dévalué de manière surprise sa monnaie, les Bourses européennes ont clôturé en net repli mercredi 19 août. Le marché a été fragilisé dès l'ouverture par les soubresauts des indices chinois qui ont, au lendemain d'une chute, à nouveau plongé de plus de 5% en séance avant de rebondir et de clôturer dans le vert. Sans indicateur d'importance à l'agenda, les investisseurs n'ont pas non plus été encouragés par l'ouverture dans le rouge de Wall Street dans l'après-midi, alors que l'approbation sans surprise du troisième plan d'aide à la Grèce par les députés allemands n'a pas permis de redresser l'humeur sur les marchés.

  • La Bourse de Paris a achevé la séance à -1,75%. L'indice CAC 40 a perdu 87,15 points à 4.884,10 points, dans un volume d'échanges modéré de 3,1 milliards d'euros. La veille, il avait reculé de 0,27%.
    Les valeurs industrielles ont particulièrement souffert: Renault a notamment enregistré la plus forte baisse, de 3,43% à 78,86 euros. Les valeurs du luxe ont également reculé, avec LVMH (-3,02% à 154,10 euros) et Kering (-1,12% à 167,30 euros). Le secteur pétrolier, pénalisé par la faiblesse des cours du brut, a également dévissé, à l'image de Technip (-2,68% à 46,21 euros) et Total (-1,79% à 42,97 euros).

Le Dax à -2,14%, le FTSE à -1,88%

  • A Francfort, l'indice vedette Dax a clôturé en forte baisse de 2,14% à 10.682,15 points, et conclut ainsi sa quatrième séance d'affilée dans le rouge. Le MDax des valeurs moyennes a, lui, lâché 1,57% à 20.935,82 points. Tous les pensionnaires du Dax ont terminé dans le rouge. Les plus grosses chutes du jour ont notamment été signées par l'industriel ThyssenKrupp (-3,07% à 20,84 euros), le fabricant de puces électroniques Infineon (-3,44% à 9,34 euros) et le chimiste Lanxess (-5,61% à 47,49 euros).
  • La Bourse de Londres a pour sa part aussi pâti des mauvaises performances du secteur minier et de celui de la distribution. L'indice FTSE-100 des principales valeurs a perdu 122,84 points, soit 1,88% par rapport à la clôture de la veille, à 6.403,45 points. "Le FTSE-100 est retourné à de faibles niveaux qui n'avaient plus été vus depuis le début du mois de juillet, quand la Grèce était proche de quitter la zone euro", a commenté Jasper Lawler, analyste de marché chez CMC Markets.
    Si les actions ont presque toutes évolué dans le rouge, Glencore, géant du négoce des matières premières basé en Suisse, a chuté de 9,74% à 158,95 pence, après avoir annoncé une lourde perte au premier semestre.
  • La Bourse de Milan a perdu 1,77%.

Wall Street frileuse avant la Fed

  • L'indice Stoxx 600, qui regroupe les principales valeurs européennes, abandonne 1,71% en clôture provisoire dans le sillage de l'automobile (-2,5%) et du secteur des ressources de base (-3,94%).
  • A la mi-séance, Wall Street baissait nettement. Vers 18H00 heure française, l'indice vedette Dow Jones Industrial Average cédait 200,08 points à 17.311,26 points, et le Nasdaq, à dominante technologique, 58,65 points à 5000,70 points. Le S&P 500, un indice élargi très suivi par les investisseurs, reculait de 1,10%, soit 23,00 points, à 2.073,92 points.

L'attention des marchés va désormais se concentrer sur le compte-rendu de la dernière réunion de la banque centrale américaine (Fed), qui sera publié à 20h. Les investisseurs sont à la recherche d'indices susceptibles d'indiquer si la Banque centrale américaine va remonter ses taux en septembre, ce qui priverait l'économie d'un important soutien.

 (Avec AFP et rReuters)

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Commentaires
a écrit le 19/08/2015 à 23:20 :
ça me fait bien plaisir, vivement que ça pète.
a écrit le 19/08/2015 à 21:04 :
Si la bourse baisse, peut-être faudrait-il plus d’injections monétaires ? Mais que dire de la perte de parts de marché de l’industrie supérieure à nos voisins… on fait des Etats-Généraux de l’Industrie en 2010 pour une part au PIB de l’Europe inférieure aux grands Etats, que fait l’Etat ? Les exportations seraient en 2000 supérieures à l’Angleterre et au Japon, mais on aurait une progression inférieure à nos voisins. L’Europe n’est-elle pas coupable d’incurie avec un chômage qui augmente en particulier des jeunes, à quand 6 millions de pré-retraites ? Ne fait-on pas une Europe type Ferguson qui détruit l’économie avec un PIB à la baisse et un chômage record qui n’existe pas ailleurs ? On compte en 2015, 5 faillites bancaires en Europe, on parle de fraudes au trading, on décerne des médailles aux faillites qu’on subventionne alors qu’on fait fermer de nombreuses entreprises ? On aurait des avocats au smic, aurons-nous une relance parquet alors qu’on importerait du mobilier et que des hôtesses gagneraient le double, le mérite à l’ancienneté c’est quoi ? On fait dans la relance féodalité fonctionnaire sur le dos de la précarité qu’on augmente à 90% ? N’avons-nous pas un Parlement Européiste de comptes à géométrie variable, de calcul du chômage aléatoire ? Le déficit ne relance-t-il pas le plein emploi en Allemagne alors qu’on prône une baisse de l’euro alors que nous commerçons en zone euro en majorité ? Si on est contre la compétitivité qui serait 27ème, ne devrait-on passer au Franc ? Les Japonais n’ont pas vendu leur dette à l’extérieur. L’Europe n’est-elle pas terroriste quand elle fabrique du chômage de masse sans remise en cause d’un système à faible croissance ? On parle de bulles sur le logement, le but est-il de produire une apocalypse par la dette qui ne produit rien si ce n’est une baisse du niveau de vie ? En France, le PIB 2014 est sous le niveau de 2007… mais pas en Allemagne ou en Amérique. On publie que sur la période 1961-1980, le PIB en constant augmente de 5,1% en France contre 4,0 aux USA, entre 1981 et 2000, 2,6% en France contre 3,6 aux USA, soit 72,2%, entre 2001 et 2007 1,7 contre 2,6 soit 65,4%, entre 2008 et 2010 -0,3 contre -0,2 aux USA, mais entre 2011 et 2014, 2,2 par an aux USA contre 0,8 en France, soit 36,4%... Pour l’export industriel, on publie en 2010 un déficit en termes de balance de -33,1 milliards, en 2011, -46,8 en 2014 à -34,8 milliards, que fait l’Etat comme le déficit en 2014 est supérieur au niveau 2010. Depuis les réunions administratives, les résultats sont plus mauvais, mais avant ils étaient meilleurs, 2007 à -21 et 2009 -27,9, l’Etat n’a-t-il pas un effet délétère sur l’industrie et l’emploi ? On aurait moins d’ETI que nos voisins, l’Etat serait pour une industrie faible ? N’avons-nous pas une Europe fasciste du chômage de masse et du niveau de vie à la baisse sans financement des retraites… Le PIB par habitant recule en France de 1,1% en ppa entre 2008 et 2014, -13,2 en Italie, +6,8 en Allemagne, n’avons-nous pas un problème intellectuel avec le développement économique ? Aux régionales, y aura-t-il protestation alors qu’on aurait 75% contre le déclin, n’avons-nous pas une Europe bourreau anti jeune et anti croissance ? On joue à Jules Lésar primus inter paresseux à fabriquer le chômage à raconter des absurdités économiques et lézarder dans les palais?
a écrit le 19/08/2015 à 20:18 :
La Crise viendra-t-elle de la Chine? La fin de notre croissance se cache-t-elle ici.
Réponse de le 19/08/2015 à 23:18 :
@Benoît
La crise (avec un grand C), elle est pratiquement de tous les temps. Je ne crois pas me souvenir d'une quelconque stabilité aussi loin que mon âge me permet de remonter. Dien bien phu , guerre d'Algérie, Mai 68, premier choc pétrolier, Crise du Textile, des Chantiers navals, de la sidérurgie, second choc pétrolier, vache folle, crise des subprimes...(et j'en oublie certainement), la crise est permanente et tout le monde râle tout le temps.
Quant à la croissance telle qu'on l'a connue, c'est terminé. Le système économique dopé aux idées néo-libérales, mondialisé, basé sur les transports et laissé aux mains des banquiers et financiers ne peut pas créer de la croissance. Il ne peut créer que de la rente. La crise continuera, et on n'a pas fini de râler... jusqu'à en avoir marre de râler et sortir la boîte à gifles...les bâtons...les fourches... Les fusils? Non, j'ai pas dit.
a écrit le 19/08/2015 à 20:18 :
La Crise viendra-t-elle de la Chine? La fin de notre croissance se cache-t-elle ici.

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