Brexit : à J-20, les 5 scénarios encore sur la table des négociateurs

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Un manifestant anti-Brexit devant la Commission européenne, à Bruxelles, le 11 octobre 2019.
Un manifestant anti-Brexit devant la Commission européenne, à Bruxelles, le 11 octobre 2019. (Crédits : Reuters)
Les prochains jours s'annoncent déterminants pour savoir comment le Royaume-Uni quittera l'Union européenne le 31 octobre, à moins que le Brexit ne soit repoussé une troisième fois. Ou qu'une autre option encore apparaisse. Voici les principaux scénarios encore envisageables.

À trois semaines de la date prévue du Brexit, les espoirs de trouver un accord ont connu un sursaut après une rencontre jeudi entre le Premier ministre britannique Boris Johnson et son homologue irlandais Leo Varadkar. Le temps presse mais la route vers un accord reste semée d'embûches.

Voici les principaux scénarios possibles.

1. Brexit avec accord

Londres et Bruxelles parviennent in extremis à s'entendre sur la manière d'éviter le retour d'une frontière en Irlande, entre la province britannique du Nord et la république membre de l'UE au sud.

Au lendemain d'une rencontre où les Premiers ministres britannique et irlandais ont entrevu "un chemin" vers un compromis, les discussions entre Londres et Bruxelles se sont poursuivies vendredi, avant un sommet crucial les 17 et 18 octobre.

Après une rencontre "constructive", le négociateur de l'UE Michel Barnier a appelé à la "patience".

Le calendrier est pourtant très serré à moins de trois semaines de l'échéance prévue et tout accord devra être approuvé par le Parlement britannique, qui a déjà rejeté à trois reprises celui négocié par l'ex-Première ministre Theresa May et où Boris Johnson n'a pas de majorité.

 2. Nouveau report

Prévu initialement le 29 mars 2019, le Brexit a été déjà reporté à deux reprises, faute d'accord du Parlement sur les formes qu'il doit prendre.

Si Boris Johnson n'a de cesse de claironner que le Royaume-Uni quittera quoi qu'il arrive l'Union européenne au 31 octobre, une loi adoptée il y a un mois le contraint à demander un report de trois mois du Brexit en l'absence de compromis. Boris Johnson n'a de cesse de répéter qu'il ne demandera pas de report mais le flou demeure sur la manière dont il compte procéder.

Un tel report nécessite l'approbation unanime des 27 pays membres de l'UE, qui peuvent aussi demander qu'il soit plus court, ou plus long.

3. Brexit sans accord

Les discussions entre Londres et Bruxelles échouent, les 27 refusent un nouveau report du Brexit.

Ce scénario est particulièrement redouté par les milieux économiques, qui craignent une dégringolade de la livre, une chute des exportations, une envolée de l'inflation, voire une récession, avec le rétablissement de droits de douane et le spectre de pénuries de produits alimentaires, d'essence et de médicaments.

Le gouvernement de Boris Johnson se prépare activement à ce scénario, multipliant les annonces de milliards de livres destinées à amortir le choc.

4. Élections anticipées

La crise politique est telle au Royaume-Uni que des élections législatives anticipées paraissent inéluctables dans les semaines ou mois à venir. Tous les partis politiques s'y préparent activement.

Mais l'opposition travailliste veut attendre qu'un report du Brexit soit entériné avant que les électeurs ne soient appelés aux urnes.

Pour Boris Johnson, ce scrutin est vital puisqu'il a perdu sa majorité au Parlement.

5. Pas de Brexit

L'opposition travailliste, emmenée par Jeremy Corbyn, arrive en tête d'élections générales anticipées et avec le soutien du parti europhile libéral démocrate (centre) et des indépendantistes écossais, organise un second référendum. Entre un Brexit avec un nouvel accord négocié par un gouvernement travailliste avec Bruxelles et le maintien dans le club européen, les électeurs choisissent la deuxième option et le Royaume-Uni reste dans l'UE.

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Commentaires
a écrit le 12/10/2019 à 8:57 :
On commence l'article par une photo anti Brexit alors que la majorité est pour (ref + élection Européenne + derniers sondages) ! Dans toutes les décadences se sont les minorités qui prennent le pouvoir, rien de neuf.
Le Brexit ne se fera pas sauf si BOJO arrive à ruser avec cette loi juste faite pour ça ! Mais dure à croire c'est un peu comme si la pologne avait voulu quitter l'URSS !
Réponse de le 13/10/2019 à 16:01 :
Le referendum est lointain maintenant et périmé.

Depuis plus d'un an, lorsqu'on sonde les anglais pour savoir si la sortie de l'UE est une bonne ou une mauvaise chose pour le pays, il y a 12% d'indécis, et le "mauvaise" l'emporte avec 6 % à 12% d'écart.

Les brexiters n'ont pas gagné l'élection européenne, c'est un bobard.
La grosse majorité des députés anglais européens envoyés à Bruxelles et Strasbourg sont anti-brexit. c'est facile à vérifier.

Le brexit se fera peut être, mais ce sera aux termes de l'UE et pas ceux de bojo.

Le problème de la Pologne n'est pas qu'elle ait voulu quitter l'URSS, c'est que l'URSS n'ait aps voulu quitter la Pologne après guerre.
Réponse de le 14/10/2019 à 9:26 :
"Le referendum est lointain maintenant et périmé"

Bêtise trollesque crasse puisque le référendum de 2005 que nos politiciens français et européens ont copieusement trahi est lointain et pourtant si on devait le revoter nous tomberions dans les mêmes résultats.

"La grosse majorité des députés anglais européens envoyés à Bruxelles et Strasbourg sont anti-brexit. c'est facile à vérifier."

Vous ne faites que confirmer votre subjectivité.

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