Brexit : à Londres, des dizaines de milliers de manifestants veulent un second vote

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Deux ans jour pour jour après le référendum sur le Brexit, cette marche organisée par l'association The People's Vote (Le vote du peuple) marque le début d'une campagne d'actions qui doit durer tout l'été pour exiger une nouvelle consultation populaire.
Deux ans jour pour jour après le référendum sur le Brexit, cette marche organisée par l'association The People's Vote (Le vote du peuple) marque le début d'une campagne d'actions qui doit durer tout l'été pour exiger une nouvelle consultation populaire. (Crédits : TOBY MELVILLE)
Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté samedi à Londres pour demander un vote sur les conditions finales du retrait du Royaume-Uni de l'UE, actuellement négociées à Bruxelles entre les deux parties.

Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté samedi à Londres pour demander un vote sur les conditions finales du retrait du Royaume-Uni de l'UE, actuellement négociées à Bruxelles entre les deux parties. Deux ans jour pour jour après le référendum sur le Brexit, cette marche organisée par l'association The People's Vote (Le vote du peuple) marque le début d'une campagne d'actions qui doit durer tout l'été pour exiger une nouvelle consultation populaire.

Sous un ciel bleu, une foule compacte a traversé le quartier des ministères, ne manquant pas de huer en passant devant Downing Street, résidence de la Première ministre conservatrice Theresa May. "Le Brexit détruit le Royaume-Uni", "Theresa, dis nous la vérité", ou encore "Le Brexit n'est pas une affaire conclue", lisait-on sur les pancartes. Selon un sondage de l'institut Survation pour la chaîne ITV publié vendredi, 48% des personnes interrogées sont favorable à un second référendum, 25% s'y opposent, et 27% n'ont pas d'opinion.

Divisions

A l'avant du cortège, le chef du Parti libéral-démocrate, Vince Cable, ou la députée conservatrice europhile Anna Soubry défilaient derrière une bannière demandant "un vote sur l'accord final du Brexit". Divisé sur le dossier, l'exécutif britannique n'a pas encore dévoilé sa vision de la relation qu'il souhaite mettre en place avec l'UE après le retrait, prévu le 29 mars 2019. Favorable à une franche rupture, le ministre des affaires étrangères Boris Johnson a exigé un "Brexit complet" dans une tribune publiée samedi par le tabloïd The Sun. Il a mis en garde Theresa May sur la nécessité de refuser un accord qui laisserait le pays "à moitié dans et à moitié hors" de l'UE, "contraint d'obéir aux règles européennes".

Le ministre du Commerce international, Liam Fox, s'est lui montré encore plus explicite sur la possibilité de conclure un Brexit sans accord. "Je pense qu'il ne serait pas prudent pour nos partenaires dans ces négociations de penser que notre Première ministre bluffe", a-t-il déclaré à la BBC. "Elle a toujours affirmé qu'aucun accord valait mieux qu'un mauvais accord". A quelques jours d'un sommet européen à Bruxelles, l'inquiétude augmente quant à la progression des discussions. L'UE a même conseillé de se préparer à l'absence d'accord.

(avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 24/06/2018 à 0:55 :
Soros fait sa révolution de couleur, alléluia.
Réponse de le 24/06/2018 à 13:21 :
Rien à voir, c'est comme si je disais que les pro-brexit étaient sous l'influence psychique de Trump et de la Russie.
Réponse de le 28/06/2018 à 16:28 :
"Rien à voir, c'est comme si je disais que les pro-brexit étaient sous l'influence psychique de Trump et de la Russie. "

Bon puisque vous m'avez une nouvelel fois fait supprimer mon commentaire non anti brexit, je ne peux plus que me rabattre sur votre messe insipide...

Pouvez vous nous expliquer cette phrase incompréhensible svp ? Seriez vous un tantinet dépressif ?

AH mais oui vous allez signaler encore une fois mon commentaire qui n'est pas anti-brexit désolé hein mais moi je ne suis pas curé.
a écrit le 24/06/2018 à 0:44 :
Certains réfléchissent. L'écrivain et blogueur Eric Verhaegue résumait déjà à chaud, le 30 juin 2016, les enjeux à venir. «L’objectif de l’Union européenne aujourd’hui est de punir la Grande-Bretagne et surtout de déstabiliser sa classe dirigeante», analysait-il alors. Et d'ajouter : «Aujourd’hui il y a une guerre psychologique, un matraquage psychologique qui est très fort.»
Réponse de le 24/06/2018 à 8:27 :
Il y a toujours des gens pour dire n'importe quoi, surtout quand ils ne participent pas à ce qu'ils critiquent !!
Réponse de le 24/06/2018 à 13:27 :
Évidemment ! L'enjeu est pour l'UE de dissuader un autre Exit et de vassaliser le RU en laissant 50% aux usa. D'ailleurs la vassalisation ne sera qu'une formalité, les idéaux de quelques nationalistes britanniques ne vont pas peser bien lourd devant l'asymétrie des forces en presence.

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