Royaume-Uni : Johnson exige un "Brexit complet"

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Reprenant la métaphore du rouleau de papier toilette, déjà utilisé par l'hebdomadaire The Economist la semaine précédente, Boris Johnson a affirmé qu'il ne voulait pas d'un accord de sortie doux, fragile, et infiniment long, et défendu un Brexit complet.
Reprenant la métaphore du rouleau de papier toilette, déjà utilisé par l'hebdomadaire The Economist la semaine précédente, Boris Johnson a affirmé qu'il ne voulait pas d'un accord de sortie "doux, fragile, et infiniment long", et défendu un "Brexit complet". (Crédits : Hannah Mckay)
Le ministre britannique des Affaires étrangères, Boris Johnson, a défendu samedi un "Brexit complet", mettant en avant le scénario d'une sortie du Royaume-Uni de l'UE sans accord, malgré les avertissements adressés par plusieurs grandes entreprises.

Ses déclarations suscitent des remous. Le ministre britannique des Affaires étrangères, Boris Johnson, a défendu samedi un "Brexit complet", mettant en avant le scénario d'une sortie du Royaume-Uni de l'UE sans accord, malgré les avertissements adressés par plusieurs grandes entreprises. Favorable à une rupture franche avec l'UE, Boris Johnson a mis en garde la première ministre Theresa May sur la nécessité de refuser un accord qui laisserait le pays "a moitié dans et à moitié hors" de l'UE, "contraint d'obéir aux règles européennes", dans une tribune publiée par le tabloïd The Sun.

Reprenant la métaphore du rouleau de papier toilette, déjà utilisé par l'hebdomadaire The Economist la semaine précédente, Boris Johnson a affirmé qu'il ne voulait pas d'un accord de sortie "doux, fragile, et infiniment long", et défendu un "Brexit complet". A quelques jours d'un sommet européen à Bruxelles, l'inquiétude augmente quant à l'avancée des discussions. Divisé sur la question, le gouvernement britannique n'a pas encore dévoilé sa vision de la future relation avec l'UE après le Brexit, prévu le 29 mars 2019. Le ministre du Commerce international, Liam Fox, s'est fait encore plus explicite.

"Tout cela est incroyablement inutile"

"Je pense qu'il ne serait pas prudent pour nos partenaires dans ces négociations de penser que notre Première ministre bluffe", a-t-il déclaré à la BBC. "Elle a toujours affirmé qu'aucun accord valait mieux qu'un mauvais accord." Dans ce cas de figure, il a estimé que l'impact économique serait "sévère pour plusieurs pays européens", citant l'Irlande, les Pays-Bas ou la Belgique. Ces déclarations ont été condamnées par le directeur général de Siemens au Royaume-Uni. "Tout cela est incroyablement inutile", a réagi Juergen Maier sur la BBC. "Ce dont nous avons besoin maintenant est de travailler avec nos partenaires européens et trouver une solution pour un Brexit pragmatique qui fonctionne pour les deux parties."

Vendredi, les dirigeants du groupe aéronautique Airbus et, dans une moindre mesure, du constructeur automobile allemand BMW, ont menacé de quitter le Royaume-Uni en cas de Brexit sans accord. Le centre de recherche londonien Centre for European Reform (CER) a estimé dans une étude publiée samedi que le vote du Brexit, lors du référendum du 23 juin 2016, avait déjà coûté 2,1 points de croissance à l'économie britannique. Samedi, les opposants au Brexit organisent une manifestation, deux ans jour pour jour après le référendum, pour exiger un "vote du peuple" sur les conditions de sortie qui seront décidées par Londres et Bruxelles.

(avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 01/07/2018 à 9:53 :
Bien sur , j'espère seulement que la GB se souveindra de lui dàns. cette histoire ...
Qu'ils y est réussite ou échec economique dans le future....
a écrit le 28/06/2018 à 19:44 :
Mr Johnson a raison.
Il faut un brexit clair et complet comme il est un des précurseur et des premiers à l'avoir souhaité.
Tarifs douaniers sans préférence, passeports pour enter en France avec visa et tout ce qui va avec un pays qui tourne le dos à l' Europe, c'est-à-dire qui dit vous n'êtes plus nos partenaires privilégiés car on n'accepte plus les règles qui ont été établis.
Le brexit est un message fort, il ne faut pas l'oublier et posera beaucoup de problèmes à l'Europe qu'elle déséquilibre.l
a écrit le 25/06/2018 à 14:21 :
Vouloir revoter quand le résultat du vote ne vous convient pas, c'est un déni de démocratie. Je doute que les Britanniques l'acceptent, même si le Brexit s'avère dur pour eux, ce qui est plus que probable.

Et le slogan de Trump c'est America First, pas Sauvons les bébés phoques.
Réponse de le 25/06/2018 à 15:28 :
"
Et le slogan de Trump c'est America First, pas Sauvons les bébés phoques. "

Vu que l'article ne parle pas de TRump, je suppose que dans une extraordinaire volonté de clarification vous répondez à mon commentaire.

Achetz vous du courage quand même ça peut servir hein de temps en temps... -_-

Donc dans America First, le fait de reprendre la main sur le RU le faisant quitter l'europe n'est il pas une stratégie plus que logique à justement plus de puissance politique et diplomatique mondiale des USA ? En rendant les anglais et leur gigantesque territoire maritime de nouveau dépendants de l'amérique.

Bref on comprends que vous n'ayez pas le courage de répondre directement aux gens vous hein, quand on a que des "arguments" nuls de la sorte...
a écrit le 25/06/2018 à 11:51 :
Les petites contrariétés des pro remain et qui souhaiteraient refaire le match sont bien aidés en cela par George Soros.
Après avoir accusé le coup du résultat du référendum, le milliardaire né en 1930 est reparti à l'offensive, via son réseaux d'organes d'influence et de son ONG, la fondation Open Society (OSF). «[George Soros] a contribué à hauteur de 400 000 livres» (environ 450 000 euros), annonçait ainsi en février dernier Mark Malloch-Brown, président de Best for Britain, une des associations anti-Brexit qui ont fleuri au Royaume-Uni, qui militent pour la tenue d'un second référendum, et l'annulation de la procédure de sortie du pays de l'UE!
a écrit le 25/06/2018 à 10:31 :
En ce qui concerne les entreprises, de nombreux pays sont prêts à accueillir la production d'Airbus et autres.

Le plus inquiétant dans l'affaire, c’est qu'un élu populiste relayé par des tabloïds arrive à semer autant de désordre dans des accords qui ont nécessité plusieurs décennies à leur mise en œuvre (European Communities Act de 1972) et au niveau commercial, obligeant à revenir aux bases de l’OMC et à revoir de nombreux accords internationeaux. Les pays de l’UE représentent 45 % des débouchés d’exportations britanniques, l’équivalent de 280 milliards d’euros.
Pourrait-t-on avoir des accords commerciaux d’accès au marché unique sans les «inconvénients des contraintes réglementaires» dont certains se plaignent ?
C'est le rêve de tous les libéraux. On retrouve dans une petite présentation du Financial Times (https://www.ft.com/video/76f58b92-494c-402a-9955-a8fb8967ed31) des hypothèses suivant la rudesse du Brexit. L’impact sur les finances publiques va obligatoirement être négatif. Voir aussi dossier : Brexittransitionmodedemploi-FabryDeToffol-fevrier18.pdf

L’ultra libéralisme, c’est le monde rêvé des populistes, du moins sa conséquence probable.
Un monde, où si des accords de coopérations sont jugés trop contraignants par quelqu’un, il suffirait de les dénoncer et de continuer à vaquer à ses occupations. Sur le papier ça rend bien, mais dans la réalité cette histoire risque de tourner au cauchemar.
a écrit le 25/06/2018 à 9:25 :
"Elle a toujours affirmé qu'aucun accord valait mieux qu'un mauvais accord." "

Et elle a raison, en plus avec le soutien des américains les anglais s'en sortiront très bien.

Vite un frexit.
a écrit le 24/06/2018 à 18:00 :
No matter what, it'll be interesting to follow up this page of history as it goes on
a écrit le 24/06/2018 à 10:58 :
J'ai été Erasmus en Angleterre et la remercie pour la réponse donnée à la commission anti-européenne.

Ces pseudo-européens ont foiré le magnifique projet Européen en cédant aux multinationnales, aux technocrates de la réglementation tout azimut....
aux dumpings sociaux et fiscaux aux conséquences innonbrables, à l'immigration de masse incontrolée aux conséquences terribles des deux cotés de la méditerrannée....

VIVE LE BREXIT.
BRAVO LES ANGLAIS.
a écrit le 24/06/2018 à 7:09 :
Vraiment hallucine le boris. Comment ce type est - il parvenu a ce poste ?
a écrit le 24/06/2018 à 2:48 :
Qu'est ce qui trouve de favorable de se sepparer totalement de l'Europe.
Réponse de le 24/06/2018 à 19:39 :
La démocratie et la liberté, c' était quand même facile, non ?
a écrit le 23/06/2018 à 12:47 :
Normal que Siemens prône le pragmatisme...😃 contrats et sterling ( aspect finance)obligent.

pour « le Papa du Brexit » : tout ou rien ( aspect souverain et protectorat)

deux visions différentes pour des intérêts différents .

Ou est l’intérêt de l’Europe et des populations UE dans tout ça ?
Réponse de le 24/06/2018 à 0:34 :
Virez Goldman Sachs d' Europe et vous tuez le problème dans l' oeuf..

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