Brexit : la pression monte sur la Commission Juncker

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Une motion pourrait voir le jour pour pousser Jean-Claude Juncker à la démission.
Une motion pourrait voir le jour pour pousser Jean-Claude Juncker à la démission. (Crédits : Reuters)
Après le vote en faveur du Brexit, la démission de Jean-Claude Juncker a été évoquée par des diplomates mais aussi par la République tchèque. Un article de notre partenaire Euractiv.

Jean-Claude Juncker n'est pas « taillé pour l'emploi » et devrait démissionner, selon le ministre des Affaires étrangères tchèque, Lubomir Zaoralek. Le ministre a déclaré le 27 juin que quelqu'un au sein des institutions européennes devrait prendre la « responsabilité » pour la décision des Britanniques de quitter l'UE.

« Actuellement, je ne pense pas que le représentant de la Commission européenne soit taillé pour l'emploi », a-t-il précisé lors d'une émission télévisée tchèque.

La Commission nie en bloc

Le porte-parole de la Commission, Margaritis Schinas, soutient que Jean-Claude Juncker ne démissionnera pas. Interrogé par EurActiv sur les conséquences du vote britannique sur la Commission européenne, Margaritis Schinas répond que l'exécutif n'avait pas demandé le référendum. « Ceux qui doivent en tirer des conclusions sont ceux qui ont demandé le référendum », a-t-il indiqué.

Une motion pour congédier Juncker

D'autres diplomates de l'Europe de l'Est sont plus réservés quant à la démission du président de la Commission. Cependant, l'un d'entre eux a admis que son pays était susceptible de se joindre à la motion pour congédier Jean-Claude Juncker, lors du sommet de l'UE qui commence le 28 juin à Bruxelles, « si une telle motion existait. »

« La situation évolue d'heure en heure. Nous devons prouver qu'il est possible de se faire entendre par Bruxelles. Il y a eu beaucoup d'erreurs et nous devons en parler ouvertement », explique le diplomate d'Europe centrale à un groupe de journalistes.

Le diplomate critique particulièrement les déclarations sévères de Jean-Claude Juncker, qui a notamment asséné « dehors, c'est dehors », ainsi que sa volonté d'entamer immédiatement les négociations avec le Royaume-Uni.

>> Lire : Juncker estime que le Brexit ne tuera pas l'UE

Le diplomate reconnaît d'ailleurs que son pays soutient la position plus modérée de la chancelière allemande. « Oui, la Commission a une part de responsabilité dans les résultats du référendum. C'est aussi simple que cela », expose-t-il.

Il ajoute qu'« il y a de nombreuses autres questions, gérées par la Commission, dont les citoyens sont mécontents et qui ont contribué à cette situation. » « Mais ce n'est pas à moi de décider si [la solution] devrait être la démission du président ou s'il est préférable de choisir un nouveau plan d'action. C'est aux dirigeants d'en décider », a-t-il affirmé.

Les chefs d'État et les gouvernements européens échangeront sur les conséquences du Brexit le 27 juin au cours d'un dîner avec le Premier ministre britannique. Le jour suivant, les représentants de l'UE se retrouveront en l'absence de David Cameron pour réfléchir sur la procédure à adopter pour le futur de l'UE.

« Il y a de nombreux exemples qui prouvent que la Commission passe à côté de l'essentiel. L'exemple le plus évident est l'actuelle crise des migrants, mais il y en a bien d'autres, dont je pourrais fournir une liste - qui serait très longue », poursuit le diplomate.

« La Commission doit changer ses habitudes. Il y a un écart entre ce que nous faisons et ce que les gens attendent de nous. Nous devons le surmonter. Plus cet écart est grand, plus le populisme a de l'espace pour prospérer. S'il est limité, le populisme sera moins attrayant », ajoute-t-il.

De nouvelles responsabilités pour Tusk

Le président du Conseil européen, Donald Tusk, pourrait recevoir de nouvelles responsabilités dans les négociations autour du Brexit. La Commission n'aurait plus alors qu'un rôle secondaire.

« Donald Tusk possède certainement les qualités nécessaires. Nous privilégierions des négociations menées par le président du Conseil européen », confirme le diplomate.

La rumeur court qu'Angela Merkel n'aurait pas invité Jean-Claude Juncker à la réunion du 27 juin à Berlin où elle discutera des conséquences du Brexit avec François Hollande, le Premier ministre italien, Matteo Renzi, et le président du Conseil européen, Donald Tusk.

Selon une source proche du président, Jean-Claude Juncker souhaiterait de toutes façons se retirer pour raisons de santé. Or, les groupes politiques du Parlement européen semblent soutenir le président de la Commission et ne pas vouloir laisser le premier vice-président, Frans Timmermans, le remplacer. Frans Timmermans est un socialiste, mais même le parti Socialistes et Démocrates (S & D) ne souhaite pas le voir prendre la tête, en raison de ses positions sociales très modérées.

« Pour les partis de gauche, c'est un 'extrémiste de droite' et il défend les positions des Pays-Bas », selon une source au sein du Parlement.

Jean-Claude Juncker a été désigné comme le favori du Parti populaire européen (EPP) lors des élections en 2014, une proposition qu'Angela Merkel n'avait approuvée qu'à contrecœur, puisque l'idée des « Spitzenkandidaten » lui déplaisait.

Les trois autres candidats de l'EPP étaient le Français Michel Barnier, le Finnois Jyrki Katainen et le Letton Valdis Dombrovskis. Les représentants finnois et letton sont actuellement vice-présidents auprès de la Commission et pourraient être considérés pour prendre la suite, si Jean-Claude Juncker démissionnait.

Si Frans Timmermans prenait la place de Jean-Claude Juncker à la présidence de la Commission, il y aurait des retombées sur les autres institutions. En effet, Martin Schulz, le président du Parlement européen social-démocrate devrait probablement céder sa place à un collègue du PPE.

>> Lire : L'Estonie devrait prendre la présidence tournante du Royaume-Uni en 2017

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Par Georgi Gotev, traduit par Céline Nguyen

(Article publié le 28 juin 2016)

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a écrit le 29/06/2016 à 7:43 :
La commission s'intéresse en ce moment "aux droits de robots", elle ne put pas tout faire....c'est plus urgent que de s'intéresser à ce que veulent les peuples d'Europe.
a écrit le 28/06/2016 à 18:08 :
Eh oui, M. JUNCKER demande très impoliment en séance à des parlementaires européens anglais ce qu'ils font encore là. Pourtant ils ont été régulièrement élus et le Royaume Uni n'a pas encore juridiquement quitté l'UE même si le peuple en a voté le principe ; en réalité, c'est M. JUNCKER qui devrait se demander ce qu'il fait encore là. Parce que l'Union Européenne rejetée par le peuple britannique et critiquée par bien d'autres, c'est celle qu'il a voulue pour nous...et très largement à notre place...C'est son échec, et il est à l'échelle de l'Histoire.
a écrit le 28/06/2016 à 16:47 :
J'espere que Monsieur Juncker demissionera. Il a mis les institutions europeennes en danger.
a écrit le 28/06/2016 à 14:21 :
Cocasse, Juncker ne va pas se faire virer parce qu'il a aidé des multinationales et des actionnaires milliardaires à frauder le fisc des pays européens et donc appauvrir ceux ci, non il peut être viré à cause de quelque chose contre lequel finalement il ne peut rien.

Quelle logique motive donc les institutions européennes ? Mystère...
Réponse de le 28/06/2016 à 23:01 :
Le Luxembourg ne fut pas la destination des fonds des seuls milliardaires et grandes entreprises : dans les années 1990, toutes les banques proposaient de juteuses SICAV de trésorerie placée en fonds luxembourgeois.
Et toute entreprise peut obtenir des facilités fiscales via le Luxembourg : des armées d'avocats fiscalistes y discutent en continue avec le fisc local dont le rôle est d'éclairer sur les demandeurs sur la bonne manière de formuler la bonne question. Si M. Juncker est si fâché du départ UK, c'est aussi - peut-être - que la City sera demain une lessiveuse encore plus "satisfaisante" que le Grand Duché.
Réponse de le 29/06/2016 à 9:51 :
"Si M. Juncker est si fâché du départ UK, c'est aussi - peut-être - que la City sera demain une lessiveuse encore plus "satisfaisante" que le Grand Duché"

Vu comment fonctionnent ces gens là c'est en effet une bonne hypothèse.

Le pouvoir d'achat des ménages en tout cas, brexit ou pas et pas près de s'améliorer...
a écrit le 28/06/2016 à 14:20 :
Sûr que la demission de Junkie, Tusk et Moscovici ne ferait pas de mal, mais c'est quand même l'incompétence générale qui pose problème :-)
a écrit le 28/06/2016 à 14:15 :
Juncker incompétent, arrogant et inutile, dehors !
a écrit le 28/06/2016 à 13:44 :
La raison pour laquelle il est maintenu est le LuxGate. Sinon, Juncker serait devant les tribunaux pour complicité de fraude fiscale.
a écrit le 28/06/2016 à 13:40 :
Que reproche ton à Mr junker, de dire tous haut ce que tous le monde pense.... Dehors s'est dehors ... Il y a déjà 40 ans que nous fessons des compromis avec la GB , maintenant ce n'est plus posible .... L'Europe se n'est pas à la carte, je ne règle pas mes cotisations , comme il ce doit, je ne respecte pas les règles et je profite du systeme.... Trop s'est trop... Certe il y a beaucoups à changer dans cette Europe, mais surtout en premier lieu les règles que tous doivent respecté ( anglais inclus) . Pour se qui est dès élite, avec la mise en place de plus de democratie, cela devrais se faire tous seul.... Ils nous faut un nouveau projet européenne , portant sur plus de democratie et un contrôle effective, plus de protection, par une coopération policière et des gardes frontière européenne ( qui aide les pays limitrophes ), mise en plaçe d'un gouvernement et d'un president européenne , pour le maintien d'une de politique cohérente .....
a écrit le 28/06/2016 à 13:11 :
les anglais et surtout m junker
joue a l'evasion fiscale
aidé par deux incompétents de service hollande et Merkel

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