Brexit : le Ukip aurait financé sa campagne avec des fonds européens

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Le parti de Nigel Farage est soupçonné d'avoir utilisé frauduleusement des fonds de l'UE.
Le parti de Nigel Farage est soupçonné d'avoir utilisé frauduleusement des fonds de l'UE. (Crédits : © Eduardo Munoz / Reuters)
Le parti nationaliste britannique avait fait campagne pour la sortie de l'UE.

Le Ukip se retrouve de nouveau dans la tourmente. Après la démission précipitée de Nigel Farage peu après la victoire du "Leave" lors du référendum du 23 juin, puis celle de la nouvelle présidente Diane James après seulement 18 jours, le parti europhobe est soupçonné par la commission électorale britannique d'avoir utilisé des fonds européens pour financer sa campagne pro-Brexit.

L'organisme, qui a lancé une enquête, s'appuie sur un audit réalisé par les institutions européennes montrant que le parti européen ADDE (Alliance pour la Démocratie directe, comptant principalement des députés issus de Ukip) aurait "utilisé les subventions versées par l'UE au bénéfice de Ukip, en violation des règles".

Sondages sur le Brexit

Ces règles empêchent notamment "le financement direct ou indirect de partis politiques nationaux" explique la commission électorale. Le Bureau du Parlement européen a déjà indiqué lundi que l'ADDE devra renoncer à 421.000 euros de fonds européens.

Ces dépenses de l'ADDE concernent notamment neuf sondages réalisés dans le cadre des élections générales britanniques de mai 2015 et en amont du référendum britannique sur l'UE. "La plupart des questions des sondages étaient liées à la campagne du 'Leave' menée par l'Ukip", est-il notamment relevé dans le rapport à propos de certains sondages financés par l'ADDE.

La commission électorale britannique n'indique pas combien de temps va durer son enquête. Si les violations étaient avérées, Ukip risque jusqu'à 23.000 euros d'amende par infraction constatée ainsi que la confiscation des sommes indûment perçues.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 23/11/2016 à 10:19 :
La Grande-Bretagne n'est ni dans l'euro, ni dans Schengen : elle ne peut pas sortir de l'Europe puisqu'elle n'y a jamais été.
Que l'Ukip ait triché, ce n'est pas étonnant pour un parti dont le principal fonds de commerce est d'exciter la méchanceté de tout un chacun.
Toute cette polémique est stérile : l'Angleterre est, quoiqu'il arrive, une ile.
a écrit le 22/11/2016 à 15:28 :
Vous pensez que les "no-brexit" ont puisé dans leur bas de laines? Ils ont été aidé en sous- main par Bruxelles!
a écrit le 22/11/2016 à 14:28 :
Il apparaît surtout que le vote sur le Brexit a pu largement être faussé par ce financement illégal, et donc que le référendum doit être annulé.
a écrit le 22/11/2016 à 14:24 :
Dans la même philosophie mais bien moins scandaleux : De Villiers était un grand pourfendeur de l'UE devant l'éternel, mais en tant que président du CG de Vendée, il faisait bon usage des subventions du FEDER pour l'équipement de son département... Faites ce que je dis, pas ce que je fais. De toutes façons, on sait depuis leur désertion quand il a fallu prendre ses responsabilités après la victoire du "Leave" ce que valent Farrage et les brexiters.
a écrit le 22/11/2016 à 13:00 :
Aberration anglaise ou bien aberration européenne plutôt ?

Les politiciens n'ont pas assez de fric ?

Ben faut bien les acheter hein...

Sales magouilles classiques dans lesquelles il est impossible de distinguer les loups des chiens.

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