Dégoûtée, Diane James, la présidente de l'Ukip, démissionne après 18 jours

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Il va falloir qu'il y ait du changement, déclarait Diane James dans son discours d'investiture lors du congrès du parti à Bournemouth (photo).
"Il va falloir qu'il y ait du changement", déclarait Diane James dans son discours d'investiture lors du congrès du parti à Bournemouth (photo). (Crédits : Reuters)
L'état lamentable des finances du parti, un crachat reçu la semaine passée, mais aussi le manque de soutien tant de la part de ses collègues du Parlement européen que des caciques de son parti en proie aux rivalités... celle qui a succédé au tonitruant Nigel Farage jette l'éponge, convaincue que les réformes qu'elles envisageait pour son parti ne verraient pas le jour.

"Il est devenu clair que je n'ai pas l'autorité suffisante, ni le soutien complet de tous mes collègues du Parlement européen et des responsables du Parti pour mettre en oeuvre les changements que je pense nécessaires et sur lesquels j'avais fait campagne", a annoncé la députée européenne dans un communiqué.

 Le Parti pour l'indépendance du Royaume-Uni (Ukip, eurosceptique) a perdu mardi soir sa dirigeante, Diane James, qui a démissionné 18 jours seulement après avoir succédé à Nigel Farage.

Elue le 16 septembre dernier par les militants pour succéder à Nigel Farage, Diane James, qui est âgée de 56 ans, s'était engagée à veiller au respect par le gouvernement des conditions d'un "hard Brexit", avec libéralisation du commerce et renforcement des contrôles en matière d'immigration, voulu par les membres de l'Ukip, et non pas d'un divorce "au rabais" avec l'Union européenne.

Dans son communiqué diffusé via Twitter, elle met en avant à la fois des "raisons personnelles et professionnelles".

D'après des médias britanniques, qui citent une source au sein de l'Ukip, James aurait été particulièrement ébranlée d'avoir essuyé un crachat la semaine passée alors qu'elle s'apprêtait à prendre un train en gare de Londres-Waterloo.

La victoire du Brexit, apogée du parti eurosceptique ?

Elle se serait également émue de l'état des finances du parti, et avait des réticences à poursuivre l'aventure sans garantie sur son financement, écrit par ailleurs le Times.

Le parti Ukip, arrivé en tête des élections britanniques au Parlement européen en 2014 et qui a remporté quatre millions de voix lors des élections législatives de 2015, est aujourd'hui en proie à des rivalités.

Farage ne reviendra pas, "pas même pour 10 millions de dollars"

Car si la victoire du Brexit au référendum du 23 juin a marqué l'apogée de son combat, le parti doit à présent redéfinir son programme politique.

"Il va falloir qu'il y ait du changement", déclarait Diane James dans son discours d'investiture lors du congrès du parti à Bournemouth, affichant sa volonté de remplacer le Labour comme principal parti d'opposition au Royaume-Uni. Interrogé par Press Association, Farage a déclaré qu'il ne reprendrait pas la direction de l'Ukip "pas même pour 10 millions de dollars".

>> LIRE AUSSI : Nigel Farage lâche les rênes de Ukip

(Avec Reuters)

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Commentaires
a écrit le 05/10/2016 à 11:29 :
si ça pouvait etre Lepen !
a écrit le 05/10/2016 à 10:00 :
Il est évident que la sortie de l'UE devrait stopper net l'avancée de ce parti rétrograde voir le faire franchement reculer. Ce genre de parti n'ayant en général qu'une idée par programme, faut pas leur en demander plus.

Encore une conséquence positive du brexit.

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