Brexit : les postes à pourvoir dans la City ont reculé en juillet

Cette baisse, rapportée par une étude de la société de conseil Morgan McKinley traduit le climat d'incertitudes après la décision des Britanniques de quitter l'Union Européenne.
Les électeurs du Royaume-Uni ont voté jeudi 23 juin pour le Brexit, la sortie de l'Union européenne. Le Leave l'emporte avec 51,9% des suffrages (17,4 millions de voix) face au Remain et ses 48,1% (16,1 millions).
Les électeurs du Royaume-Uni ont voté jeudi 23 juin pour le Brexit, la sortie de l'Union européenne. Le "Leave" l'emporte avec 51,9% des suffrages (17,4 millions de voix) face au "Remain" et ses 48,1% (16,1 millions). (Crédits : Reuters)

Le Brexit pousse les entreprises à la prudence, en particulier dans le secteur de la finance prédominant dans le centre des affaires de Londres. Le nombre de postes à pourvoir dans la City à Londres a enregistré un fort recul de 12% en juillet sur un mois en raison du vote en faveur du Brexit.

Lire aussi: Beaucoup moins d'embauches à durée indéterminée au Royaume-Uni en juillet

Un impact moins fort que prévu

Toutefois, la société de conseil estime qu'il s'agit d'un repli "modeste" compte tenu des enjeux liés au référendum, selon un communiqué.

"Les embauches ont ralenti alors que les institutions sont dans un flou post-Brexit, mais l'impact du référendum n'a pas été aussi fort qu'attendu", souligne dans le communiqué Hakan Enver, responsable des services financiers chez Morgan McKinley.

Il explique en outre qu'un déplacement massif d'emplois vers le continent semble peu réaliste à ce stade. Sur un an, le repli des postes à pourvoir atteint quant à lui 27%, ce qui correspond à un marché de l'emploi globalement peu dynamique durant le premier semestre.

Baisse du nombre de recherches d'emploi en juillet

L'étude montre également une baisse de 14% du nombre de personnes à la recherche d'un emploi en juillet. M. Enver évoque "des facteurs saisonniers au moment où les gens partent en vacances ce qui se traduit par une accalmie sur le marché".

Enfin, l'expert note que le marché de l'emploi à la City est très dépendant de celui des fusions-acquisitions, qui était au ralenti en juillet.

(Avec AFP)

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Commentaire 1
à écrit le 11/08/2016 à 10:27
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La City devrait avoir bien moins de soutient sous May que sous Cameron et le peuple anglais ne devrait que mieux s'en porter.

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