Brexit : May a menacé les députés frondeurs d'élections anticipées

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Le projet de Theresa May de maintenir la Grande-Bretagne hors de l'union douanière a été voté par une majorité de six au Parlement le 17 juillet.
Le projet de Theresa May de maintenir la Grande-Bretagne hors de l'union douanière a été voté par une majorité de six au Parlement le 17 juillet. (Crédits : Reuters)
Selon le Times, la Première ministre britannique Theresa May a menacé les élus pro-européens du Parti conservateur de convoquer des élections anticipées cet été en cas de rejet de son projet de sortie de l'union douanière après le Brexit. L'amendement "18" prévoyait de négocier un maintien du Royaume-Uni dans l'union douanière en cas de désaccord avec l'UE sur la mise en place d'une zone de libre-échange pour les biens. Il a été rejeté, in extremis par le Parlement, avec une majorité de six. Theresa May peut donc souffler (un peu).

Theresa May évite de justesse une défaite devant le Parlement britannique, qui aurait été lourde de conséquences. Le 17 juillet, les députés ont rejeté in extremis, par 307 voix contre 301, l'amendement "18" au projet de loi sur les relations commerciales après le Brexit ("Trade Bill") qui stipulait, qu'en l'absence d'accord avec l'UE sur la création d'une zone de libre-échange pour les biens - un des objectifs visés par Theresa May - le gouvernement aurait dû chercher à rester dans une union douanière, ce qui va à l'encontre de ses plans.

Selon une information du Times ce 18 juillet, quelques minutes avant ce vote crucial, la Première ministre a menacé les frondeurs du Parti conservateur, pro-européens, de convoquer des élections anticipées cet été en cas de rejet de son projet de sortie de l'union douanière après le Brexit, soutenue par les anciens ministres Stephen Hammond et Nicky Morgan.

Parmi les 301 "contre", 12 députés conservateurs ont néanmoins défié la menace de May.

La voie ouverte vers une politique commerciale indépendante après le Brexit

Le projet de loi sur les relations commerciales a lui été adopté dans la foulée par 317 voix contre 286, et doit maintenant faire l'objet d'un examen devant les Lords, la chambre haute du Parlement britannique. Ce texte vise à mettre en place un cadre réglementaire pour faciliter la conversion des accords commerciaux de l'UE en accords bilatéraux entre Royaume-Uni et pays tiers.

Concrètement, il doit permettre d'éviter tout vide juridique au jour du Brexit, le Royaume-Uni retrouvant alors ses pleins pouvoirs en matière commerciale, jusqu'ici délégués à l'UE.

(avec AFP et  Reuters)

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Commentaires
a écrit le 19/07/2018 à 13:29 :
Démocratie, démocratie... je dirai democranalytica :)
a écrit le 18/07/2018 à 11:33 :
des élections anticipées seraient pourtant l'occasion de mettre un terme à cette folie qu'est le brexit qui a déjà provoqué tant de dégâts au Royaume-Uni.
Réponse de le 18/07/2018 à 15:08 :
Vous avez une haute idee de la democratie.
Pour rappel le Brexit a ete vote majoritaire.
Réponse de le 18/07/2018 à 19:16 :
+1000, vous avez complètement raison !! C'est un cauchemar pour tous les responsables britanniques non intoxiqués par un irrédentisme anglais absurde au XXI ieme siècle !!
Réponse de le 19/07/2018 à 11:54 :
@matins calmes
oui le brexit a obtenu une majorité (pas écrasante d'ailleurs) dans un pays où le référendum n'est pas une pratique courante. Mais ce qui est non moins vrai, c'est, comme l'a reconnu lui-même 48h après le référendum Farrage, que sa campagne était mensongère et que non, les "économies" que généreraient le brexit ne pourraient pas être au rendez vous pour financer le NHS. Le RU est un régime parlementaire, s'il sort des urnes une majorité anti-brexit qui annonce clairement la couleur avant le scrutin, il est pleinement légitime d'arrêter cette folie.
Au passage, comme il avait très clairement annoncé ses intentions pendant sa campagne de 2007 et qu''en plus il a été largement élu (recueillant plus de voix sur non nom que le "non" au référendum de 2005 sur le TCE, Sarkozy avait toute légitimité démocratique à faire adopter le traité de Lisbonne par voie parlementaire, quels que soient les glapissements et couinements que ça a provoqué.

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