Brexit : "un coup porté aux services financiers" de la City

Londres City Brexit London
Reuters

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« Un véritable coup pour le secteur des services financiers » : les projets de Theresa May d'un « nouvel arrangement » ont été très fraîchement accueillis à la City, le cœur historique de la finance londonienne. Le secteur, qui espérait continuer de bénéficier du « passeport européen » qui lui donne accès à l'ensemble du marché unique, avec un agrément britannique et sans présence physique sur le continent, ne veut pas du régime d'équivalence amélioré par rapport à celui accordé à des pays tiers comme les États-Unis ou le Japon.
Le secteur de la finance (banques, assurances, gestion d'actifs, etc) emploie plus de 320.000 personnes dans le Grand Londres et 2,3 millions de personnes dans tout le Royaume-Uni, en incluant les emplois indirects.
TheCityUK, le lobby de la profession financière, s'est montré également déçu. Il militait en faveur d'un régime plus favorable de « reconnaissance mutuelle », qui aurait eu quasiment les mêmes effets que le passeport européen : Londres et l'UE se seraient reconnu réciproquement leurs règles financières. Une idée fermement écartée à Bruxelles.
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Si la City n'a pas encore subi de délocalisations massives, les estimations de pertes d'emploi dans la finance varient entre quelques milliers (entre 5 et 10.000) et une centaine de milliers, en particulier si les métiers de la compensation sont touchés. Paris Europlace, l'association de promotion de la place financière de la capitale, estime à plus de 3.500 emplois transférés ou créés dans la finance liés au Brexit, et entre 10 et 30.000 les emplois indirects. Peu de relocalisations effectives ont eu lieu jusqu'ici. L'Autorité bancaire européenne, qui emploie environ 200 personnes, doit déménager de Londres à Paris d'ici à mars 2019.