Brexit : May demande aux députés de ne pas paniquer

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Theresa May, qui ne désespère toujours pas de convaincre l'UE de modifier le backstop, voudrait que le Parlement serre les rangs afin d'être plus fort lors de la prochaine phase de négociations.
Theresa May, qui ne désespère toujours pas de convaincre l'UE de modifier le "backstop", voudrait que le Parlement serre les rangs afin d'être plus fort lors de la prochaine phase de négociations. (Crédits : Peter Nicholls)
"Nous devons tous garder notre sang froid" va déclarer Theresa Mays à la Chambre des Communes aujourd'hui, selon des éléments de langage publiés en avant-première par le cabinet du 10 Downing Street. Hier, alors que la croissance britannique touchait un plus-bas de 6 ans, le négociateur européen Michel Barnier et le ministre britannique chargé du Brexit, Stephen Barclay, ont eu un entretien "constructif", lundi soir à Bruxelles. Mais qui n'a pas fait avancer d'un pouce les négociations.

Theresa May va exhorter mardi les députés britanniques à "garder leur sang-froid" sur le Brexit afin de contraindre l'Union européenne à accepter des concessions de manière à éviter une sortie sans accord du Royaume-Uni le 29 mars.

La Première ministre doit s'adresser aux élus de la Chambre des communes, qui débattront de nouveau jeudi sur le retrait britannique de l'Union européenne.

Aucune solution n'est en vue depuis que la Chambre des communes a massivement rejeté le 15 janvier l'accord que Theresa May avait conclu avec l'UE à l'automne dernier. La Première ministre a été chargée par les parlementaires de renégocier le Withdrawal Bill, ce que Bruxelles refuse pour l'heure, acceptant seulement de revoir la déclaration politique qui l'accompagne.

"Les discussions (avec l'UE) sont entrées dans une phase cruciale", compte déclarer Theresa May devant le Parlement, selon des extraits diffusés à la presse par le 10, Downing Street. "Nous devons désormais tous garder notre sang-froid pour obtenir les changements que cette Chambre a requis et réaliser le Brexit dans les délais."

Theresa May insiste auprès de l'UE pour modifier le "backstop", le filet de sécurité censé garantir le non-rétablissement d'une frontière entre Irlande et Irlande du Nord, qui figure dans l'Accord de retrait.

May voudrait que le Parlement serre les rangs avant la prochaine étape

"En obtenant les changements nécessaires sur le backstop, en protégeant et en renforçant les droits des travailleurs et les normes environnementales, en renforçant le rôle du Parlement lors de la prochaine phase de négociations, je suis persuadée que nous pourrons parvenir à un accord soutenu par cette Chambre", doit encore dire Theresa May.

D'après un porte-parole du gouvernement britannique, le négociateur européen Michel Barnier et le ministre britannique chargé du Brexit, Stephen Barclay, ont eu un entretien "constructif", lundi soir à Bruxelles.

Les deux hommes se sont rencontrés "pour discuter des prochaines étapes de la rupture entre le Royaume-Uni et l'Union européenne, et pour examiner s'il est possible de trouver une solution acceptable à la fois pour le Parlement britannique et l'Union européenne", a déclaré ce porte-parole, ajoutant qu'ils se rencontreraient à nouveaux dans les jours qui viennent.

Michel Barnier avait auparavant invité Londres à "céder sur quelque chose" pour sortir de l'impasse. Il a en outre jugé intéressante l'idée d'une union douanière permanente avec l'Union européenne avancée par Jeremy Corbyn, chef de file du Parti travailliste.

"Il est clair de notre point de vue que nous n'allons pas rouvrir l'Accord de retrait mais nous allons poursuivre la discussion au cours des jours qui viennent", a déclaré le négociateur en chef de l'UE.

Lire aussi : Le Brexit et la baisse des exportations pénalisent la croissance du Royaume-Uni en 2018

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Commentaires
a écrit le 14/02/2019 à 23:22 :
Difficile de prédire la suite, sauf la réalisation du brexit dans un mois ou 3 mois.
Ne vous faites pas trop de soucis pour le RU, par contre pour l'UE...
Pourquoi le Brexit va réussir pour le RU :
https://www.xerficanal.com/economie/emission/Marc-Roche-Brexit-quels-atouts-pour-l-economie-britannique-_3746831.html
a écrit le 13/02/2019 à 20:52 :
Alors elle, elle est gonflée à bloc
Tout va très bien, allons nous promener au bord de la falaise tout en discutant de la taille des mailles du filet de sécurité
Ce brexit est un cas d'école pour enseigner l'art de négocier
a écrit le 12/02/2019 à 22:30 :
Les Anglais sont pris à leur propre pège.Ils n'ont plus le choix. Soit c'est un hard brexit et ils vont souffrir plus que nous (car cela aura aussi un prix pour l'Europe), soit ils avalent leur chapeau et continuent à payer pour le marché unique mais sans voix au chapitre.May n'y peut plus rien.
a écrit le 12/02/2019 à 15:44 :
Tout ceci devient grotesque. Pas de report!
Soit le RU adopte l'accord de sortie négocié avec l'UE, soit c'est un hard Brexit. A eux de choisir. Mais on ne va pas reporter encore leur décision. Cette farce a assez duré!!!
a écrit le 12/02/2019 à 12:12 :
Négociations bloquées, Theresa May fait du cirque politique pour sa politique interieure.
Quant à l'UE, le but d'une union douanière est claire: l'UK paie pour en faire partie, l'UE en fixe les règles.
a écrit le 12/02/2019 à 11:52 :
Theresa est une pro du chantage : il est clair que, depuis le début, elle veut que la GB sorte de l'Europe en conservant tous ses avantages, sans les inconvénients, soit pas de droits de douane, mais aucun respect des règles du marché commun, le beurre et l'argent du beurre.
Michel, en négociateur intelligent, a installé un mécanisme malin, un filet de sécurité qui obligera les Anglais à tenir leur parole une fois partis : bien sûr, ils ne veulent pas, montrant bien leurs vraies intentions.. L'Europe NE DOIT SURTOUT PAS LâCHER.
a écrit le 12/02/2019 à 11:22 :
Qui va l'emporter ? L'EU ou le RU ?
La reponse est la suivante : Ce sera l'EURU.
Le Brexit, du Shakespeare.......
a écrit le 12/02/2019 à 10:22 :
"ont eu un entretien "constructif", lundi soir à Bruxelles, mais qui n'a pas fait avancer d'un pouce les négociations"

Logique, pour l'union européenne habituée à reculer, à perdre, à se disloquer, quand ça fait pas avancer au moins ça fait pas reculer comme d'habitude et donc c'est "constructif" pour eux.

Ben oui mais bon nous sommes en déclin aussi hein...

"Michel Barnier avait auparavant invité Londres à "céder sur quelque chose" pour sortir de l'impasse."

Ben oui pourquoi vous cédez pas bon sang !?

"IL n'y a pas d'alternative démocratique aux traités européens" Juncker

On vous avait prévenu pourtant.
Réponse de le 12/02/2019 à 10:39 :
Dites nous quelle est la solution pour ne pas avoir de frontières en Irlande et que UK soit en dehors de l'UE.
Quelle est votre solution ? A part critiquer, vous avez une idée ?
Réponse de le 12/02/2019 à 13:38 :
Le système du "Port franc" se fera au dépend de l'UE et fera la jointure avec la GB!
Réponse de le 12/02/2019 à 18:26 :
@ Fake News:On appelle Trump.On fait un mur...mais transparent.Et qu'ils se débrouillent.Une nouvelle guerre entre Protestants et Catholiques,ça les occupera.Fallait y penser avant aux conséquences.
Réponse de le 13/02/2019 à 9:34 :
@ multipseudos: "Dites nous quelle est la solution pour ne pas avoir de frontières en Irlande et que UK soit en dehors de l'UE. "

Ben on laisse l'Irlande sans frontière avec l'UE et sans frontière avec le RU, il est ou le problème ? Vous êtes pas libéral ?! Que l'UE veuille cette place d'évasion fiscale pour elle toute seule plutôt non ?

"Le système du "Port franc" se fera au dépend de l'UE et fera la jointure avec la GB!"

Oui en effet mais vous avez vu les neuneux qu'on a la tête de l'UE !? Si déjà on se fait pas envahir par les russes, les chinois, les japonais ou les vénézuéliens on aura eu beaucoup de bol...

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