Brexit : patrons et syndicats unis pour exhorter Bruxelles à trouver une solution

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(Crédits : Stefan Wermuth)
Dans une rare prise de parole commune, des leaders à la fois patronaux et syndicaux, tant britanniques que du reste de l'UE, qui disent représenter 45 millions de travailleurs et 20 millions d'employeurs à travers l'Europe, ont exhorté Londres et Bruxelles à achever les négociations sur le Brexit, s'alarmant d'une absence d'accord qui "serait terrible pour les entreprises, les travailleurs et les communautés".

Plusieurs grands leaders patronaux et syndicaux britanniques et européens ont exhorté mercredi dans un appel commun Londres et Bruxelles à avancer plus rapidement dans les négociations sur le Brexit.

Cette déclaration est signée par les présidents de l'organisation patronale européenne BusinessEurope, et la britannique CBI, ainsi que par les responsables du syndicat européen ETUC et de la confédération britannique TUC.

L'urgence de résultats

Ces organisations, qui disent représenter 45 millions de travailleurs et 20 millions d'employeurs à travers l'Europe, appellent "le gouvernement britannique et l'UE à mettre davantage de rythme et d'urgence dans les négociations pour faire des progrès notables notamment pour éviter une frontière dure en Irlande".

"Des décisions seront nécessaires en juin et octobre pour conclure un accord de retrait et de transition et faire passer en premier les intérêts économiques, les emplois, les droits et le niveau de vie de la population", selon elles.

Le coût de l'absence d'accord avec Bruxelles, une issue qui n'est pas exclue par le gouvernement conservateur, "serait terrible pour les entreprises, les travailleurs et les communautés", prévient le communiqué commun.

Rare prise de parole commune entre patronat et syndicat

Cette rare prise de parole commune entre le patronat et les syndicats des deux côtés de la Manche intervient à la veille d'un sommet européen qui devrait souligner les faibles progrès dans les discussions sur la sortie de l'UE, prévue dans neuf mois en mars 2019.

Elle coïncide en outre avec plusieurs avertissements sans frais de grands groupes industriels comme Airbus et BMW, qui pourraient décider de quitter le Royaume-Uni ou revoir en baisse leurs investissements en cas d'absence d'accord et de sortie brutale du marché unique et de l'union douanière.

En réaction à l'appel de ces différentes organisations, un porte-parole du gouvernement a rappelé que Londres avait "mis en avant plusieurs propositions de travail auprès de l'UE" et ... "le Livre Blanc (sur les priorités de Londres pour les relations post-Brexit, ndlr) qui sera publié après le conseil européen de juin poursuivra ce processus".

"Nous sommes confiants dans le fait de pouvoir faire des progrès si l'UE et le Royaume-Uni s'impliquent de manière constructive", selon ce porte-parole.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 28/06/2018 à 8:48 :
Pas facile de se dépêtrer de la dictature financière mais Theresa May semble procéder exactement de la façon qu'il faut, foutre les financiers à la porte tout en les plaignant.

Ils aiment tellement ça être plains ces gens là, et ça gémit et ça gémit...

Vite un frexit.
a écrit le 27/06/2018 à 22:16 :
Dans le titre quelque peu énigmatique de cet article, ceux qui ont tout à perdre sont les Européens. Ceux qui n’ont rien à perdre sont les Anglais.
A lire la presse, contrôlée par les ODS et les hommes de Davos, on jurerait que le contraire correspondrait à la réalité.
Le but de cet article est donc tout simplement de rappeler que menacer des pires sévices le principal consommateur de vos produits est rarement une bonne idée. C’est ce qu’avait fait avec beaucoup de conviction Louis XIV quand il a supprimé l’Edit de Nantes, forçant les Protestants au départ, ou quand Napoléon institua le blocus continental. Tout le monde se souvient de l’effet heureux que ces brillantes idées ont eu sur la croissance économique respectivement en France et en Grande- Bretagne.
Plus ca change, plus c’est la même chose…
La seule chose immuable est la capacité des gouvernements français à faire la fortune de l’Angleterre.
http://institutdeslibertes.org/brexit-quand-ceux-qui-ont-tout-a-perdre-negocient-avec-ceux-qui-nont-rien-a-gagner/
Réponse de le 28/06/2018 à 11:14 :
L' article proposé à la fin est réellement intéressant.
L'idée de punir le RU est une réalité mais décrire ce procédé comme ayant pour seul but de préserver l'UE est trop réducteur. L'idée générale de l'UE est que puisque le RU quitte l'union, elle se pose en puissance rivale et cela suppose donc un rapport de force qui doit tourner à l'avantage de l'UE. Il serait parfaitement hypocrite de dire que le but d'un ensemble géopolitique est d'obtenir un rapport équilibré avec ses partenaires. Ce n'est pas vrai: le but est d'obtenir le rapport le plus favorable. C'est ce que Donald Trump cherche à obtenir. C'est ce que la Chine cherche à obtenir.
L'UE sous sa forme actuelle a de sacrés défauts mais elle a le mérite de permettre de tenir contre les autres grandes puissances, avec le Brexit, le RU n'est plus en possibilité de le faire.
Ceux qui pensent que le Brexit va aider le RU semblent délibérément ignorer les rapports de force actuels.
Illustration dans l'article:
"Que les Européens s’imaginent que la Chambre des Communes vote un tribut de plus de 20 milliards d’Euro sans aucune contrepartie prouve à quel point ces gens sont dans le rêve…"
Jusqu'ici les évènements montrent qu'on s'oriente vers une somme double pour éviter un hard brexit.
Réponse de le 28/06/2018 à 11:50 :
UK exporte 45% de son PIB vers UE
UE exporte 10% de son PIB vers UK

Donc si barrière douanière entre UE et UK , UE est en difficulté sur 10% de son PIB mais UK sur 45%

Quelque soit les mensonges des brexiters, ils ont plus à perdre qu'à gagner.
a écrit le 27/06/2018 à 18:27 :
Et les anglais que je connais bien, qui sont mes clients, assénaient déjà en 2008 avec un humour dévastateur que le choix -qui n' en était pas un, -remember 2005- validait la perte de la démocratie pour nous autres, pauvres européens égarés puisqu' abreuvés aux GOPE ..
Nous allons aborder la question autrement. Les illusions n’ont plus lieu d’être dans une Union Européenne qui, faisant la sourde oreille au peuple, menace de s’effondrer.
Plus l’hostilité des peuples est flagrante, plus l’UE continue sur sa ligne, plus on a le sentiment que tout peut et va craquer..
Devrions-nous rester dans un total état d' impréparation ..?
Réponse de le 27/06/2018 à 19:53 :
Bartabas,

votre message n'est pas clair.
Que voullez vous signifier ?
Réponse de le 27/06/2018 à 21:43 :
Merci de votre questionnement ; ces anglais anticipaient qu' ils allaient se sauver de la dictature de Bruxelles et nous enjoignaient de faire la même chose c' est à dire un FREXIT.
a écrit le 27/06/2018 à 16:30 :
26 JUIN 2018 : UN ÉVÉNEMENT HISTORIQUE ! = Le BREXIT devient définitif avec la promulgation, par la reine Elizabeth II, de la loi de retrait du Royaume-Uni de l’UE. https://www.upr.fr/actualite/france/26-juin-2018-un-evenement-historique-le-brexit-devient-definitif-avec-la-promulgation-par-la-reine-elizabeth-ii-de-la-loi-de-retrait-du-royaume-uni-de-lue
Réponse de le 27/06/2018 à 18:20 :
"UN ÉVÉNEMENT HISTORIQUE"
A la lecture de ces trois mots, j'ai cherché le sigle UPR et je l'ai trouvé.
Réponse de le 27/06/2018 à 21:44 :
@johnmackagan Vous savez lire c' est évident !
Réponse de le 28/06/2018 à 11:52 :
Waterloo est aussi un évènement historique pour les français, ainsi que la débacle de mai 40, ou la bataille de Stalingrad pour les Allemands.
Historique ne veut pas dire positive, cela veut dire aussi catastrophique.
Et tous les menteurs de l'UPR ne seront plus là dans 5 ans pour nous sereiner leurs mensonges permanents
a écrit le 27/06/2018 à 15:49 :
Cette mobilisation parait être un réveil salutaire.
S’il n’y avait que les emplois, mais c’est en partie le sort de l’UE qui est en jeu.

De la dualité antagoniste
Mais peut être que les gens qui ont choisi le brexit ne sont pas concernés par l’emploi et par l’entreprenariat. Pourra t’on satisfaire tout le monde est la question ?

Comme quoi les complications surviennent toujours après une mauvaise décision ou en cas de conflits.
Comment en est on arrivé là ? Cela ressemble à une sorte de « commedia dell'arte » et en recherche d’idées plus "culturelles" sur le sujet (en ce qui concerne l’aspect financier, tout le monde sera d’accord pour dire que c’est une erreur magistrale et qu'on a peut être pas besoin d'aller jusqu'à là démonstration), j’en reprends deux "littéraires" :
« Que diable allaient-ils faire dans cette galère ? » de Molière
« Le Bourreau de soi-même » L’Heautontimoroumenos de Térence. Simplement pour cette phrase et sur la dualité : « simplex quae ex argumento facta est duplici », les personnages étant aussi complexes que la nature humaine. L’écrivain lui-même était soumis à la critique et conseillait « de ne pas écouter plus favorablement le discours des envieux, que ceux des honnêtes gens ». (source : Comédies de Terence, par Alfred Magin).

L'idée étant, que cette dualité antagoniste semble se généraliser en Europe et dans le monde sur beaucoup de sujets devenus subitement conflictuels (immigration, religions, economie, démocratie, etc...). Comme si on avait perdu le sens de l’intérêt commun, de l’équilibre des sociétés et que ce sont des rapports de force primitifs qui reprennent le dessus.
Réponse de le 27/06/2018 à 22:40 :
L' UE a perdu le sens de l' intérêt français pour ce qui nous concerne, depuis le traité de Lisbonne et après Maastricht, inutile de parler d' intérêt commun dans l' UE puisqu' il s' agit d' une chimère et qu' elle en paie aujourd ' hui et paiera demain le prix, à travers sa nécrose ...
a écrit le 27/06/2018 à 14:25 :
L'Europe avance, sans les Anglais, mais avec eux quand même : un joli paradoxe, et un pied de nez général aux nationalismes rances des pseudo-populistes.
a écrit le 27/06/2018 à 13:47 :
Les britanniques ont voté pour la sortie de l'UE, qu'ils assument. Un hard brexit aurait au moins le mérite de montrer si sortir de l'UE est vraiment une bonne chose et si le Royaume-Uni va réellement économiser 300 millions de livres par semaine pour le système de santé.
a écrit le 27/06/2018 à 12:42 :
Visiblement c'est l'UE qui commence a paniquer sur sa mauvaise construction qui n'a d'autre appât que le fric!
Réponse de le 27/06/2018 à 14:06 :
Vous connaissez mal les anglais, le résultat du référendum n'est pas vraiment une surprise, ils sont très attachés à leur singularité , ce sont des insulaires mais ils sont incapables de se mettre en retrait de l'Europe continentale. Ils voudront de toute façon garder un pied dans l'UE. Et ce n'est pas un hasard si celui qui méne les négociations côté UE soit un français. D'ailleurs le royaume d'Angleterre a été fondé par des français.
Réponse de le 27/06/2018 à 14:29 :
Je constate que l'on confond encore l'UE avec l'Europe!
Réponse de le 27/06/2018 à 16:33 :
@john Les anglais sont attachés à la démocratie et je les co nais très bien, c' est la première chose que m' a dit l' anglais avec qui je començais de travailler en 2009, vous avez l' UE, vous n' aurez plus de démocratie et il avait raison ... Chaque réception des GOPE à Matignon et chaque tour d' horloge lui donne de plus en plus raison.
Réponse de le 27/06/2018 à 18:18 :
"Je constate que l'on confond encore l'UE avec l'Europe! "
Vous chipotez !
Quand on fait l'amalgame entre l' Europe et l'UE, d'un point de vue géopolitique, c'est parfaitement justifié.
D'ailleurs quand les journaux britanniques parlent de l'Europe continentale au sujet du Brexit, tout le monde comprend bien que cette expression dans ce contexte ne désigne pas un ensemble qui inclue la Russie, l'Ukraine etc...
Réponse de le 28/06/2018 à 11:53 :
Et l'UK c'est mieux que l'uE ?
a écrit le 27/06/2018 à 10:52 :
L'equation d'un "accord" entre les parties concernees, c'est un peu comme l'eau et l'huile. On remue bien, ca s'echange, comme les paroles, puis une fois repose, tout reprend sa place d'origine.
Le Brexit est une cata pour la France ET Albion. Ceux qui souhaitent le grand large ne realisent pas les implications de cette separation.
a écrit le 27/06/2018 à 10:51 :
hahaha!
les patrons britanniques exhortent bruxelles a trouver une solution en obtemperant!
boh, quand on voit se que ca donne avec harley qui delocalise sa production a cause de trump, on se dit que hors secteur bancaire londonien, ca va derouiller.......
london n'ayant pas vote pour le brexit, ca va etre ceux qui ont vote pour qui vont avoir la douloureuse ' a la grande surprise generale qu'on ne pouvait pas prevoir' !

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