Brexit : pour l'UE, un accord de libre-échange devra garantir un anti-dumping

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Donald Tusk rendait compte devant les eurodéputés des résultats d'un sommet fin avril à Bruxelles, lors duquel les 27 - les 28 pays de l'UE moins le Royaume-Uni - ont adopté les grands principes qui les guideront lors des négociations sur la sortie du Royaume-Uni. Il a rappelé que l'UE n'accepterait de discuter de la "relation future" avec Londres, et donc d'un accord de libre-échange, qu'à partir du moment où les 27 estimeront que les conditions d'un "retrait ordonné" du Royaume-Uni seront réunies.
Cet éventuel accord devra "englober des garanties contre des avantages concurrentiels injustes, notamment par des mesures et des pratiques fiscales, sociales, environnementales et réglementaires", a-t-il détaillé.
Cela signifie concrètement pour Bruxelles d'avoir obtenu des accords de principe sur trois sujets, dont le sort des expatriés européens au Royaume-Uni et des Britanniques vivant dans l'UE.
Les deux autres sont le règlement par Londres de ses engagements financiers (évalués à environ 60 milliards d'euros côté européen) et l'avenir de la frontière entre la République d'Irlande et la province britannique d'Irlande du Nord.
La négociation des conditions de sortie du Royaume-Uni "est désormais dans les mains de nos compétents avocats spécialisés en divorce", a déclaré de son côté le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, devant le Parlement.
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Les 27 doivent mettre une dernière touche le 22 mai à leur position commune de négociation et confier formellement le mandat de négociateur pour l'UE au français Michel Barnier. Les Européens seront alors prêts à entamer concrètement la négociation du Brexit.
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(avec l'AFP)
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