Brexit : les distributeurs britanniques s'inquiètent pour les ventes au détail

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Les données officielles sur l'inflation du mois d'avril ne seront connues que le 16 mai, mais les prix à la consommation ont connu une assez nette tendance haussière ces derniers mois, augmentant par exemple de 2,3% en mars sur un an.
Les données officielles sur l'inflation du mois d'avril ne seront connues que le 16 mai, mais les prix à la consommation ont connu une assez nette tendance haussière ces derniers mois, augmentant par exemple de 2,3% en mars sur un an. (Crédits : © Neil Hall / Reuters)
La British Retail Consortium (BRC), une association qui regroupe 70% des entreprises du secteur de la distribution en matière de chiffre d'affaires s'est dite très prudente sur l'avenir, mardi, alors que les chiffres du mois de mars ont montré un effritement des ventes au détail de 0,2% sur un an.

Les effets du Brexit commencent-ils à se faire ressentir, Outre-manche ? La question se pose. Et se repose, depuis le référendum du 23 juin 2016. Mardi, les professionnels britanniques du secteur de la distribution ont prévenu de perspectives plutôt moroses pour les ventes au détail dans le pays, dont le dynamisme a tiré la croissance depuis le référendum pour le Brexit. La faute, notamment, à une hausse de l'inflation jamais vue depuis 2013, en mars, et à une consommation des ménages en berne.

La British Retail Consortium (BRC), une association qui regroupe 70% des entreprises du secteur en matière de chiffre d'affaires, a annoncé que les ventes au détail avaient grimpé de 6,3% en avril sur un an. Mais elle a souligné que cette hausse s'expliquait notamment par des raisons de calendrier - le week-end pascal ayant été fixé cette année en avril contre mars en 2016. La BRC s'est montrée très prudente sur l'avenir, alors que les chiffres du mois de mars avaient montré un effritement des ventes au détail de 0,2% sur un an.

"La distorsion positive du calendrier de Pâques est largement à l'origine de la hausse d'avril et au vu des signes de ralentissement pour le long terme, les perspectives ne sont pas aussi rose", a expliqué Helen Dickinson, la directrice générale de la BRC. "Bien que les chiffres d'aujourd'hui montrent que les consommateurs ont encore envie de dépenser, un cocktail de hausse de prix et de ralentissement de la progression des salaires présage de conditions plus difficiles pour les consommateurs."

La dépréciation de la livre pèse sur les bien importés

Les données officielles sur l'inflation du mois d'avril ne seront connues que le 16 mai, mais les prix à la consommation ont connu une assez nette tendance haussière ces derniers mois, augmentant par exemple de 2,3% en mars sur un an - au plus haut depuis septembre 2013. Les biens importés au Royaume-Uni sont notamment renchéris par la nette dépréciation de la livre sterling enregistrée depuis la décision des Britanniques de quitter l'Union européenne lors du référendum du 23 juin dernier.

La consommation des ménages s'est toutefois fort bien tenue depuis ce vote, soutenant la croissance du produit intérieur brut (PIB) qui est restée dynamique à 1,8% pour l'ensemble de 2016. La progression a néanmoins ralenti au premier trimestre, avec une croissance du PIB de 0,3% d'un trimestre sur l'autre (contre 0,7% au quatrième trimestre par rapport au précédent), laissant penser que la hausse des prix et les incertitudes entourant le Brexit pourraient commencer à peser sur l'activité.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 09/05/2017 à 23:33 :
Les chaines de distribution us ferment aussi à tour de bras. Ca doit être parce qu'ils n'étaient pas non plus à l'Euro... ;-) Sinon : bonne crise économique à TOUS !!
a écrit le 09/05/2017 à 18:25 :
"sur les bien importés"
biens
a écrit le 09/05/2017 à 18:20 :
Je leur fait confiance ils sortiront !!! Ce ne sont pas des Français , eux!!
a écrit le 09/05/2017 à 16:33 :
Depuis le référendum de 2016 on est un peu comme dans la drôle de guerre entre septembre 1939 et mai 1940, on sait qu'il y aura Brexit mais rien ne bouge, on reste l'arme au pied, aucune salve n'est échangée. Les élections anticipées britanniques vont encore retarder le processus jusque début juin. Tout cela est très étonnant, alors que l'échéance de mars 2019 sera bien courte pour définir les conditions de sortie et les relations ultérieures entre le Royaume-Uni et l'UE.

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