Brexit : Von der Leyen n'exclut pas une prolongation de la transition, pour Johnson c'est non

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, doute que le Royaume-Uni et les Vingt-Sept aient le temps nécessaire pour parvenir à un accord sur leurs futures relations d'ici à la fin de l'année prochaine et se prononce en faveur d'un réexamen de la durée de la transition.

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(Crédits : Vincent Kessler)

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen s'est dite "très inquiète" de la faisabilité de négociations sur la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne d'ici à la fin 2020, dans un entretien publié ce vendredi 27 décembre. "Je suis très inquiète devant le peu de temps dont nous disposons. Il ne s'agit pas seulement de négocier un accord de libre-échange, mais de nombreux autres sujets", souligne-t-elle dans une interview accordée au quotidien économique.

De fait, l'une des tâches urgentes de la nouvelle Commission va être de fixer avec Londres les termes de sa relation avec l'UE après sa sortie prévue le 31 janvier prochain. "Il ne s'agit pas seulement de négocier un accord de libre-échange, mais de nombreux autres sujets. Il me semble que, des deux côtés, nous devrions nous demander sérieusement si toutes ces négociations sont faisables en si peu de temps", a déclaré la dirigeante allemande. "Je crois qu'il serait raisonnable de faire le point en milieu d'année et, si nécessaire, de s'entendre sur une extension de la période de transition", a-t-elle encore dit.

Johnson exclut de prolonger la transition

En début de semaine, le négociateur européen du Brexit, Michel Barnier, avait concédé que s'entendre et ratifier une relation post-Brexit d'ici à la fin de 2020 comme le demande le Premier ministre britannique Boris Johnson "sera un immense défi, mais nous ferons tout notre possible, même si nous ne pourrons pas tout réaliser". Les deux parties n'auront que 11 mois pour s'entendre après le départ de la Grande-Bretagne de l'UE le 31 janvier.

Fort de son triomphe aux élections générales anticipées du 12 décembre dernier, le Premier ministre britannique, Boris Johnson, a exclu de prolonger cette transition et l'a fait voter par la nouvelle Chambre des communes. Mais Ursula von der Leyen doute qu'il soit possible de tenir ce calendrier. "Il me semble que, des deux côtés, nous devrions nous demander sérieusement si toutes ces négociations sont faisables en si peu de temps", indique-t-elle dans Les Echos. "Je crois, ajoute-t-elle, qu'il serait raisonnable de faire le point en milieu d'année et, si nécessaire, de s'entendre sur une extension de la période de transition."

(Avec AFP et Reuters)

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