Bruxelles muscle son enquête contre X après les provocations d'Elon Musk
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La commissaire européenne à la Souveraineté technologique, Henna Virkkunen.
Commission européenne
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La commissaire européenne à la Souveraineté technologique, Henna Virkkunen.
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Bruxelles va prendre « de nouvelles mesures pour faire la lumière sur la conformité des systèmes de recommandation de X » avec le règlement sur les services numériques (DSA), a annoncé ce vendredi 17 janvier la commissaire européenne à la Souveraineté technologique, Henna Virkkunen. La Commission européenne a demandé au réseau social américain de fournir avant le 15 février « une documentation interne sur ses systèmes de recommandation et sur toute modification récente apportée à ceux-ci ».
De plus, elle a annoncé une « ordonnance de conservation » qui contraint la plateforme à « préserver les documents internes et les informations concernant les changements futurs dans la conception et le fonctionnement de ses algorithmes de recommandation, pour la période allant du 17 janvier 2025 au 31 décembre 2025 », sauf si l'enquête en cours de la Commission, ouverte en décembre 2023, est conclue avant cette date.
Enfin, la Commission a émis une « demande d'accès à certaines API commerciales de X », des interfaces techniques permettant un accès direct aux contenus pour vérifier la modération de contenu et la viralité des comptes. Bruxelles est sous la pression d'eurodéputés et d'États membres pour agir fermement, alors qu'Elon Musk est soupçonné de manipuler ses algorithmes pour soutenir l'extrême droite en Europe. Le patron de Tesla et PDG de SpaceX a, ces dernières semaines, multiplié les déclarations de soutien au parti allemand d'extrême droite AfD en vue des élections législatives du 23 février en Allemagne.
Les sondages créditent cette formation de la seconde place avec au moins 20% des suffrages, derrière les conservateurs actuellement dans l'opposition. Jeudi dernier, Elon Musk a organisé un débat en direct avec la candidate à la chancellerie de l'AfD, Alice Weidel, sur sa plateforme X.
Le chancelier allemand Olaf Scholz a accusé ce vendredi le milliardaire américain proche de Donald Trump de menacer la démocratie en Europe en y soutenant l'extrême droite. « Il soutient l'extrême droite partout en Europe, en Grande-Bretagne, en Allemagne et dans de nombreux pays. C'est inacceptable et cela met en danger le développement démocratique de l'Europe », a dit le social-démocrate Olaf Scholz, lors d'une conférence de presse avec son homologue suédois Ulf Kristersson.
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L'homme le plus riche du monde a aussi réclamé la libération de l'activiste d'extrême droite britannique Tommy Robinson et soutient le parti anti-immigration Reform UK. Il a rencontré le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, figure incontournable de la droite radicale, lorsque ce dernier a rendu visite à Donald Trump en Floride début décembre. Mais les nouvelles mesures européennes sont « indépendantes » de ses prises de position qui relèvent de la liberté d'expression, a indiqué l'UE.
(Avec AFP)
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