Compétitivité : comment l'industrie allemande a profité des bas salaires

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Dans l'industrie et les activités de réseau, le salaire médian outre-Rhin dépasse ainsi les 17 euros bruts de l'heure, contre respectivement 14 euros et 15,5 euros en France.
Dans l'industrie et les activités de réseau, le salaire médian outre-Rhin dépasse ainsi les 17 euros bruts de l'heure, contre respectivement 14 euros et 15,5 euros en France. (Crédits : © Michael Hanschke / Reuters)
France Stratégie a comparé les salaires entre la France et l'Allemagne. Et en a déduit que les salaires très segmentés par secteur en Allemagne ont permis de réduire le coût des services et d'améliorer la compétitivité des autres secteurs. La situation pourrait changer après la mise en place du salaire minimum.

L'Allemagne est le pays d'Union européenne où l'écart salarial est le plus important, mais c'est ce décalage qui fait la force de l'industrie outre-Rhin. Un rapport de France Stratégie, publié vendredi 28 août, est arrivé à cette conclusion en comparant les salaires entre la France et l'Allemagne.

Une forte segmentation par secteur

Si le coût du travail est moins cher en Allemagne -une heure de travail dans l'économie privée coûte 9,4 % de moins qu'en France, selon des chiffres rendus publics en mai 2014 par Destatis-, les salariés sont mieux rémunérés. Là où en France le salaire minimum a joué le rôle d'"égalisateur", son absence -jusqu'en 2015 du moins- en Allemagne a donné lieu à une plus forte segmentation par secteur, remarque l'étude. Ainsi, à l'exception des services, les travailleurs allemands gagnent mieux leur vie que leur équivalent français.

     | Lire Salaire minimum allemand et français, des cousins... pas très germains

"Cette différenciation salariale a procuré un avantage certain à l'industrie allemande, en lui permettant de combiner attractivité salariale et compétitivité coût et hors coût", écrivent les auteurs du rapport, Odile Chagny et Frédéric Lainé, dans une notre d'analyse.

Crédits : France Stratégies.

Concrètement, en rémunérant faiblement les entreprises chargées notamment de l'entretien ou du nettoyage, chez lesquels ces services sont externalisés, les industriels ont pu mieux rémunérer leurs ouvriers qualifiés. Dans l'industrie et les activités de réseau, le salaire médian outre-Rhin dépasse ainsi les 17 euros bruts de l'heure, contre respectivement 14 euros et 15,5 euros en France.

Le salaire minimum, vecteur de changement

Les auteurs de l'étude note toutefois que la situation pourrait être amenée à changer dans les années qui viennent puisque Berlin a adopté le salaire minimum début 2015. Le rapport note ainsi que cette mesure, couplée à "la fin de la modération salariale, est "susceptibles d'atténuer la segmentation salariale et de contribuer à corriger, du moins partiellement, une partie des déséquilibres engendrés tant entre salariés des différents secteurs que vis-à-vis des partenaires économiques de l'Allemagne".

>> Aller plus loin La hausse des salaires allemands rééquilibrera-t-elle le modèle                                         économique du pays ?

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a écrit le 30/08/2015 à 18:51 :
La compétitivité française serait classée 27ème, on pourrait inventer une meilleure position alors que les américains seraient premiers. On parle de pôles, que font-ils?
Pour les fusillades des trains, les gares auraient été surveilles, mais la dissimulation d’armes semble être une chose aisée. N’est-on pas dans l’apparence de la protection civile ? On aurait en France un taux de suicide de nos voisins, n’avons-nous pas un Etat qui persécute la société et une maltraitance au travail. N’avons-nous pas un antisémitisme d’Etat alors que des gens quitteraient le pays suite à une forme de maltraitance. Par exemple, les chinois se plaindraient d’agressions alors qu’ils ne seraient à l’origine d’agressions. Il y aurait des radiations administratives de chômeurs et quels droits pour les jeunes, à quand la stasi ? Ne fait-on pas dans le fait du prince et l’abolition de la démocratie alors que le parlement européen ferait des manipulations de comptes ? Pourquoi ne pas indemniser le chômage alors que des fonctionnaires font faire leur travail par d’autres ? On entend parler de coups d’envoi de campagne, y aura-t-il une sanction pour le chômage ou autre ? Pour la question des institutions, n’est-il pas tragique de voir un général Nivelle qui ferait faucher les citoyens français par des erreurs de direction ne pas être sanctionné. C’est le principe du génocide sans coupable ou de la faute non réparée. On parle de procédures d’impeachment, on pourrait des réformes afin d’éviter les comportements nuisibles. Si on ferme les yeux sur les camps, on peut parler indéfiniment de la relance et subir 20 ans de déclin. On a bien suite à la seconde guerre sanctionné le dirigeant suite à certaines décisions dites sociales. Les décisions en matière sociale ne sont-elles pas du même ordre avec le chômage récurrent en Europe et la chute du pib alors qu’aux USA la croissance, le produit par habitant et le chômage sont meilleurs. Quand des fonctionnaires sont pincés pour des trafics, n’avons-nous pas une administration dévoyée à surveiller ?
a écrit le 30/08/2015 à 12:04 :
Article populiste et toujours ces mêmes mensonges !! Le salaire minimum légal introduit en Allemagne ne concerne qu une toute petite minorité de travailleurs et n a aucune influence sur les coûts de production du pays et sur la competitivité de l industrie.
Meme les coiffeurs ou les laveurs de vitre avaient deja leur tarifs négociés entre patronat et representants syndicaux.
a écrit le 29/08/2015 à 12:52 :
l'Allemagne est un pays qui pratique un dumping social au sein de la zone euro via les travailleurs détachés ou intérimaires. Même des grandes entreprises comme Daimler y ont recours. Le jour ou l'Allemagne aura détruit toute concurrence en Europe, elle quittera l'Euro et reprendra le DM pour éviter de payer pour les autres. Pour le migrants, elle ne prendra que ceux qui sont qualifiés et apporteront un plus à leur économie, le reste des personnes sera prié de quitter le pays.
Réponse de le 29/08/2015 à 14:43 :
La France pratique aussi le dumping social, en faisant venir des africains travailler au black dans le batiment et les restaurants. C'est mieux peut-être ?
Réponse de le 01/09/2015 à 7:56 :
@@Arnaud : en France, comme vous l'écrivez, c'est au black : c'est un truandage.... C'est punissable par la loi. Par votre remarque, vous montrez bien la différence entre France et Allemagne !
a écrit le 29/08/2015 à 8:49 :
L'Allemagne fait marche arrière sur les bas salaire, car si à court terme c'est financièrement rentable, l'impacte sur la qualité est déplorable. L'image de marque allemande s'est très détériorée ces dernières années. Cela sera bénéfique pour les USA si le traité transatlantique est signé.
Réponse de le 29/08/2015 à 12:04 :
Ce n'est pas un problème de "financièrement rentable" ; on voit pas pourquoi ça jouerait sur la qualité ; mais c'est un problème de justice sociale !
Réponse de le 29/08/2015 à 22:36 :
Faible salaire faible attractivité faible attention faible qualité faible qualité
Réponse de le 30/08/2015 à 15:31 :
Nouvelle récente: les EU remplacent la France comme premier client de l'Allemagne. Apparemment les Américains ne se pleignent pas de la qualité des produits allemands!
a écrit le 28/08/2015 à 22:08 :
En plus salarie polonais tcheques slovaques hongrois roumains ukrainiens... Nous tunisiens....
a écrit le 28/08/2015 à 22:08 :
En plus salarie polonais tcheques slovaques hongrois roumains ukrainiens... Nous tunisiens....
a écrit le 28/08/2015 à 22:08 :
En plus salarie polonais tcheques slovaques hongrois roumains ukrainiens... Nous tunisiens....
a écrit le 28/08/2015 à 17:34 :
Il faut se méfier des analyses grossières de F.S. On pointera par exemple et entre autres le fait que les études parlent toujours du passé pour des séries souvent longues et donc, des effets qui n'ont plus cours au moment où l'on compte en tirer des conclusions, et forcément encore moins pour le futur. Il n'est pas non plus possible de faire des comparaisons d'ensemble, c'est fort peu possible sauf PIB ou des considérations très générales. Voilà pour la question technique, mais c'est que de ces erreurs l'on tire ce qui parraît être des "évidences".. Les vrais économistes et non les comptables, sont donc là pour filtrer et éviter ce type de raisonnement à vide. Sur la question : l'allemagne "réussit-elle ?" On prendra soin de compiler plus de données d'ensemble pour répondre à cette question. Il y a peu on parlait à son sujet de "l'homme malade de l'Europe". Il faut dire quel est le critère qui autorise de nommer un vainqueur dont on doive copier la réussiste, le tout en évitant la propagande politisée. Si l'on gomme l'idée de réussite peut-on comparer les deux pays ? A quel point d'arrivée ? Le courreur placé derrière va-t-il perdre la course ? Un simple examen rapide montre que nos deux pays ont fait des choix différents, judicieux car complémentaires. Ce qui fait le résultat de l'Allemagne n'est pas sa structure de salaire mais le choix effectué qui impose cette grille multiforme. Le pays a choisi de jouer le rôle de voiture balai pour nombre de vieilles activités (vieilles s'entend qui n'iront pas au delà de 15 ans en situation optimum), l'avantage est alors celui d'un foncrtionnement immédiat qui devient progressivement déclinant. Ce choix s'adapte parfaitement à l'objectif européïste qui consistait à faire tourner les anciens pays de l'est, c'est le plus ouvent ce que fait encore l'Allemagne. Ainsi on a utilisé les expressions d'économie de "bazar" qui vise à définir la vente d'une production que très partiellement fabriquée sur place, ou celle d'économie de "caravane" qui consite à se déplacer dans les pays et à produire là où existent des subventions, uniquement. Ces situations ajoutées aux réformes du kurt-arbeit nécessaire car il s'agissait de poursuivre l'exploitation de vieilles technologies sur une période de latence, puis, ainsi que celles des travailleurs déportés, font un panier salarial ne pouvant en rien être comparé au notre qui tourne sur une autre modélisation. Un ouvrier de pays périphérique fait ainsi un mix-salaire avec l'ouvrier allemand : il est bien moins payé et l'autre touche la différence (en réalité il en faut 2) et se trouve très bien payé. Progressivement pourtant ce système se délite pour différentes raisons : il n'est plus assez rentable ou la concurrence du grand international monte. L'ouvrier périphérique se retrouve alors au chômage, son usine fermée tandis que l'allemand est transféré, par procuration le plus souvent (son fils), vers les activités nouvelles si l'entreprise a pu en préparer. La position basse de la natalité permet d'autant ce processus. Bien entendu il convient d'ajouter à cela le financement direct de l'emploi, évoqué sur ce fil, fait bien souvent à perte par les caisses dépargne et les banques régionales allemandes, système qui lui aussi est abandonné. On conviendra que nos voisins ont fait leur part de travail et qu'à notre manière nous avons fait la notre. Au travail court nous avons opposé le chômage long.
a écrit le 28/08/2015 à 17:06 :
Le salaire minimum ne peut etre considéré seul. Ce qui aurait un sens c'est de calculer le rapport coût de la vie/salaire min. J'ai pu accheter des produits courants bien moins chers en Allemagne
Réponse de le 29/08/2015 à 7:11 :
Il est a combien le trognon de pain et le verre d'eau ?Car je suis entrain de faire une étude de marché dans le quelle je mes en avant l'avantage d'avoir un apprenti mineur donc gratuit !il travail je gagne !pffff
Réponse de le 29/08/2015 à 15:08 :
@ xavier

Bien sûr, j'habite à la frontière, et pour tout ce qui est produit d'entretiens, les produits pour la salle de bain, tout ce qui concerne les bébés (couches notamment), c'est beaucoup moins cher en Allemagne.

Un simple gel douche (de marque) me coûte deux fois moins cher en Allemagne (après ce n'est pas vrai pour toutes les marques, mais pour certaine oui).

Pour l'alimentaire c'est kif-kif, encore que sur la viande ça reste plus intéressant en règle générale.
a écrit le 28/08/2015 à 16:57 :
La France préfère des salaires élevés mais sans emplois. Pays nul qui sait critiquer la réussite des autres car c'est une valeur de gauche que de rabaisser ceux qui font mieux....
Réponse de le 28/08/2015 à 18:59 :
+1
Réponse de le 29/08/2015 à 12:12 :
Est ce une spécificité de gauche que de dire que l'Allemagne est confrontée a des problèmes : démographie inquiétante pour l'avenir, salaires de nombreux salariés trop faibles, dégradation des infrastructures publiques... Non ! Ce sont des constatations.... Est ce une valeur de droite de dire qu'ils produisent des voitures haut de gamme et des machines outils ?
a écrit le 28/08/2015 à 16:40 :
Etude de circonstance ,surtout pour ne pas avouer que les salaires en France sont trop élevé par rapport à la moyenne de l'UE...
Réponse de le 28/08/2015 à 16:49 :
De combien voulez-vous qu'on baisse VOTRE salaire ? ;-))
Réponse de le 29/08/2015 à 12:14 :
Pipolino n'est pas salarié, il est étudiant...
a écrit le 28/08/2015 à 14:30 :
Modernisation et stock de ROBOTS INDUSTRIELS :
Pour 100 emplois dans le secteur manufacturier français (allemand, italien, espagnol)
IFR International Federation of Robotics
2002 : 0,70 (1,37 - 1,02 - 0,64)
2003 : 0,77 (1,50 - 1,08 - 0,70)
2004 : 0,86 (1,64 - 1,16 - 0,76)
2005 : 0,94 (1,74 - 1,24 - 0,84)
2006 : 1,02 (1,85 - 1,29 - 0,92)
2007 : 1,07 (1,93 - 1,34 - 0,99)
2008 : 1,12 (1,94 - 1,39 - 1,04)
2009 : 1,16 (1,98 - 1,44 - 1,20)
2010 : 1,23 (2,08 - 1,50 - 1,25)
2011 : 1,24 (2,16 - 1,51 - 1,34)
2012 : 1,22 (2,18 - 1,50 - 1,37)
2013 : 1,19 (2,25 - 1,48 - 1,40)
2014 : 1,18 (2,35 - 1,46 - 1,43)
.........
Brevets déposés 2014 (l'Institut National de la Propriété Industrielle, INPI) :
Peugeot (1063)
Safran (717)
CEA (625)
Renault (529)
Valeo (473)
L'Oréal (415)
CNRS (409)
Airbus Group (369)
Bosch (327)
Thales (302)
..................
2014, entreprises exportatrices (Douanes):
01- Airbus SAS
02- Airbus Opérations
03- Peugeot-Citroën SA
04- Renault
05- Sanofi
06- Snecma
07- Total
08- Louis Vuitton
09- ArcelorMittal
10- ST Microelectronics
11- Schneider Electric
12- Dassault Aviation
13- Esso SA
14- RTE (Réseau de transport d’électricité)
15- Glaxosmithkline Biological
16- Lilly France
17- RLG Europe BV
18- Glaxosmithkline Trading Services
19- Société d’affrètement et de transit
20- Manuf Franc Pneumatiq Michelin
21- Goodrich Aerospace
22- Automobile Peugeot
23- Servier
24- Daimler AG
25- Renault Trucks
26- Arkema France
27- Total Petrochemicals & Refining SA
28- ArcelorMittal Méditerranée
29- Petroineos Manufacturing France SAS
30- Eurocopter
31- Laboratoires Merck Sharp & Dohme Chibr
32- Roquette Frères
33- Hermes Sellier
34- Chanel
35- GIE Avions Transport Régional
36- Alcatel-Lucent International
37- Rhodia Operations
38- Sanofi Pasteur
39- ExxonMobil Chemical France
40- Transport Infrastructures Gaz France
41- Decathlon
.........
Parts des exportations 2014 par type d’entreprise :
- GE : 52%
- ETI : 34%
- PME et Micro-E : 14%
dont:
- Filiales des groupes français : ~ 56%
- Entreprises relevant de groupes étrangers : ~ 41%
- Entreprises indépendantes, non affiliées à un groupe : ~ 2%
............
Il parait que les britanniques ont une industrie plus performante et plus importante que la notre ?
Déficit balance, S1-2014 > S1-2015, en Md:
France:
- 38,3 >> -29,2 (amélioration de 24%)
Intra UE : -41,9 >> -39,8
Extra UE : +3,6 >> +10,6
Royaume-Uni:
-62,4 >> -74,9 ( détérioration de 20%)
Intra UE : -41,6 >> -57,6
Extra UE : -20,9 >> -17,3
..............
Exportations 1er semestre, progression +5% / S1-2014.
L’Allemagne 36 Md, -0,66%.
Italie, 16,3 Md, + 3,66 %.
Espagne 16,3 Md, + 4,58 %.
Etats-Unis 16,1 Md, +19%
Royaume-Uni, 15,7 Md.
Belgique, 15,5 Md.
Autre progressions de nos exportations vers :
Chine, + 14,6 %.
Suisse + 9,04 %.
Turquie + 27,66 %.
Pologne + 8,51 %.
Corée du Sud + 33,19 %.
Secteurs exportateurs :
Machines-chaudières-produits mécaniques, 25,9 Md
Navigation aérienne et spatiale, 24,5 Md grâce à une hausse sensible des livraisons françaises, + 13,69 %.
Automobile a aussi accéléré de + 9,76 %, Soit 20,6 Md.
Equipement électrique, 17,3 Md, + 5,02 %.
Pharmacie, avec 13,9 Md, + 7,68 %.
..........
Etude faite en 2013 sur les secteurs d’activités les plus rentables en France :
1- Locations terrains et bien immobiliers. 26,1%
2- fonds de placement. 20,4%
3- Gestion de fonds. 16,6%
4- Recherche-développement et sciences physiques et naturelles. 15,9%
5- Agents et courtiers d’assurances.14,2%
D'où l'intérêt de miser fortement sur la R&D.
Les entreprises qui investissent fortement dans la recherche sont aussi celles qui ont la meilleure valeur ajoutée et qui exportent le plus facilement.
Réponse de le 28/08/2015 à 15:49 :
Comme vous l'indiquez, les 3 secteurs les plus rentables en France sont liés à la finance et aux rentes, d'où il ne faut pas s'étonner du manque d'investissement dans les autres secteurs pourtant plus vitaux pour l'économie. Les élites françaises ont vraiment un réflexe trop rentier (cf les niveaux beaucoup plus élevés de l'immobilier en France comparé à l'Allemagne).
Réponse de le 28/08/2015 à 19:05 :
Airbus n'est pas un entreprise uniquement Francais.
Réponse de le 28/08/2015 à 21:03 :
@revo
Est-ce Marco a indiqué entreprises françaises?
On s'en fout!
Donc il s'agit de produits exportés enregistrés par la douane comme indiqué et qui font bosser la France et qui rapportent, peu importe la maison mère!
Tout le monde sait qu'Airbus est internationale avec 2 actionnaires principaux à égalité, Allemagne et France. Merci pour l'info!
Une autre?
Réponse de le 29/08/2015 à 11:11 :
Il est très difficile de tirer des enseignements secs de telles données, @Marco, ils ne pourraient que fabriquer un résultat trompeur, par contre il est bon d'en disposer (elles ne sont pas suffisantes toutefois) pour commencer à réfléchir; Les robots par exemple : on voit deux pays en moins bonne position et un autre supposé en meilleure situation par rapport à la France, ce qui laisse entrevoir que cette question n'est pas le pivot. Par ailleurs il existe des différences entre les robots -petits, simples, grands- qui pointe qu'un pays ayant fait le choix de robots sophistiqués en moindre nombre serait selon une vision trop rapide, moins performant. Au surplus il faut déterminer qui les installe : une entreprise locale ou étrangère ? Ou bien répondre à la question : le pays réussit-il si ses entreprises le font ? Et bien entendu définir la part de l'immatériel. Les robots sont peut être l'apanage des pays sous-développés, ceux qui sont contraints de produire aux ordres de ceux qui décident. Complexe.
Réponse de le 29/08/2015 à 11:50 :
Réponse de Alain d le 28/08/2015 à 21:03 :
@revo
Est-ce Marco a indiqué entreprises françaises?
On s'en fout!
Donc il s'agit de produits exportés enregistrés par la douane........
Une autre?

Qui.
Le valeur des parts d'assemblage des avions venus des autres pays de UE ne sont pas pas deductees.
Il vaut divider les valeurs, et donc les marges, des avions par les participants respectives.
C'est un falsification des chiffres.
Réponse de le 30/08/2015 à 12:38 :
"Le valeur des parts d'assemblage des avions venus des autres pays de UE ne sont pas pas deductees.
Il vaut divider les valeurs, et donc les marges, des avions par les participants respectives.
C'est un falsification des chiffres"
----
Et alors, n'importe quoi, si nous on assemble des avions, des hélicos, des trains, des voitures, avec des composants étrangers, les allemands (pour exemple) font de même, donc assemblent aussi avec des sous-ensembles et des composants français.
Au moment même où un fabricant livre (facture), il connaît exactement les pourcentages qui lui reviennent. Tout ceci est très réglementé, taxe, licences, brevets, embargos, etc. Et tout ceci est évidement connu des douanes, qui n'existent que pour contrôler, valider et enregistrer tous ces échanges.
a écrit le 28/08/2015 à 13:48 :
La différence de performans économiques entre France et Allemagne au cours de la décennie écoulée militerait plutôt pour la suppression du salaire minimum en France !
Réponse de le 28/08/2015 à 14:29 :
Mais oui payons les personnels peu ou pas qualifiés 5€/h ! Pk pas 1€?! Comme en allemagne? C est le prix de la competitivite, pour que les puissants aient des revenus toujours plus indécents...
Réponse de le 28/08/2015 à 14:31 :
Tout dépend le point de vue dans lequel on se place: soit l'économie est plus importante que l'humain et on supprime le salaire minimum pour exploiter les faibles un peu davantage soit on considère que l'humain est plus important que l'économie et dans ce cas le salaire minimum est la moindre des choses.
Il ne faut pas oublier que le salaire minimum en France ne permet pas de vivre décemment, alors en Allemagne sans salaire minimum je vous laisse deviner...
Réponse de le 28/08/2015 à 17:33 :
a) il faut pas être trop naif, il existe bien des méthodes pour contourner le salaire minimum en France ("stage", temps partiel + heures sup. non payées...)

b) on peut débattre s'il est plus "humain" de fixer un salire minimum et comdamner des millions de personnes au RMI ou au chomage que de leur donner une chance de trouver un travail fut-il avec un bas salaire. Cela implique bien sûr que l'on considère que c'est une chance de puvoir avoir un emploi et non pas seulement une désagreable nécessité.

c) Intéressant dans l'étude (voir graphique) est aussi que (malgré tout le mal que l'on entend sur l'allemagne) 60% des salaires y sont plus élevés qu'en France (contre seulement 20% moins évelés). Et que malgré cela le cout d'une heure de travail est bien plus bas en Allemagne (différence que seule l'ecart sur les bas salaires ne peut pas expliquer). Cela aurait mériter plus d'explications plutôt l'analyse assez bateau disant que les bas salaires permettent de baisser les couts...
Réponse de le 28/08/2015 à 19:27 :
Utopie suicidaire en France : vu justement les prix immobiliers, supprimer le smic, c'est décourager le travail, affaiblir la consommation, enfoncer encore plus l'économie. Tout le monde ne sort pas d'une école de commerce.
Le problème est la faiblesse des salaires moyens (1-2 ke pour des jobs bac+3/-4 tenus notamment par des moins de 40 ans). Avec des enfants et une baraque, vous ne vous en sortez pas. Je pense plutôt que ce sont les salaires au-delà de 3-4 ke qui étouffent la compétitivité des entreprises françaises, non pas qu'il faille les baisser, mais faire en sorte que les salaires se tiennent plus entre 1,5 et 3 ke et en contre partie développer davantage les formes d'intéressement pour les tranches sup.
Réponse de le 29/08/2015 à 12:18 :
Oui : il y a des tas de migrants qui travailleraient pour une soupe journalière et une tente dans un square ! Votre proposition n'a pas de limites inférieure ?
Réponse de le 01/09/2015 à 8:02 :
@bruno_bd : pour vous, à quoi sert la performance économique ? - 1- à permettre aux plus riches, notamment les spéculateurs, d'en avoir encore plus -2- à permettre à tous, notamment aux plus petits salaires d'en avoir assez pour vivre ? ---- Veuillez cocher votre réponse ....

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