Officiellement, la Catalogne n'est pas au programme du sommet européen, mais en réalité, en ce premier jour de sommet du 19 octobre, la question dominait toutes les autres, ont révélé plusieurs sources.
La chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre du Luxembourg, Xavier Bettel ont bel et bien confirmé que la Catalogne ferait l'objet de discussions et le Premier ministre bulgare, Boïko Borissov a déclaré que Mariano Rajoy avait informé les autres dirigeants de la situation.
Angela Merkel et le président français, Emmanuel Macron, se sont aussi rangés derrière le Premier ministre espagnol, Mariano Rajoy, alors que l'Espagne se retrouve dans l'impasse politique face à la volonté de la Catalogne de déclarer son indépendance.
Avant le diner, le président du Conseil, Donald Tusk a écarté devant la presse toute intervention ou médiation de l'UE.
En effet, Bruxelles a insisté sur le fait que le conflit autour du référendum d'indépendance catalan était une question interne à l'Espagne, et a appelé à résister aux tentatives de la Catalogne d'internationaliser le débat et à soutenir la position de Madrid selon laquelle le vote est illégal.
La France s'était quant à elle déjà exprimée pour soutenir le gouvernement central de Madrid pendant la crise, la pire depuis des décennies, déclenchée par Carles Puigdemont en organisant un référendum sur l'indépendance de sa région. Emmanuel Macron a récemment taclé « l'égoïsme politique » des séparatistes.
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« Ce Conseil européen sera marqué par un message d'unité, unité de nos États membres face aux crises qu'ils peuvent connaître, unité autour de l'Espagne et unité très forte dans la discussion du Brexit », a assuré Emmanuel Macron à son arrivée au Conseil.
Un dirigeant européen s'est toutefois détaché des autres : le Premier ministre belge, Charles Michel, qui inclut dans sa coalition gouvernementale les séparatistes flamands, a appelé à la modération et au dialogue.
| Relire aussi : Belgique : la question catalane met en difficulté le gouvernement (un article de Romaric Godin, 14.01.2016)
Charles Michel avait consterné Madrid au lendemain du référendum catalan en publiant un tweet pour condamner la violence dont a fait usage la police espagnole pour empêcher le vote.
Une lettre du gouvernement espagnol à l'ambassade de Belgique parle de « stupéfaction » face aux déclarations de Charles Michel rapportées dans le quotidien belge Le Soir, sur les violences policières lors du référendum du 1er octobre.
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Ironiquement, Charles Michel et Mariano Rajoy étaient assis à côte à côte à la table des négociations, mais se sont clairement ignoré, comme en attestent les images du sommet. Mariano Rajoy n'a pas fait de déclarations à la fin de ce premier jour de sommet européen.
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Par Georgi Gotev, Euractiv.com (traduit par Marion Candau)
(Article publié le vendredi 20 octobre 2017 à 9:43, mis à jour à 9:56)
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