Deutsche Bank : un plan de sauvetage en préparation ?

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Dans le pire des cas, l'Etat fédéral pourrait entrer directement au capital de Deutsche Bank à hauteur de 25%. (Photo: John Cryan, patron de Deutsche Bank).
Dans le pire des cas, l'Etat fédéral pourrait entrer directement au capital de Deutsche Bank à hauteur de 25%. (Photo: John Cryan, patron de Deutsche Bank). (Crédits : Reuters)
Selon l'hebdomadaire Die Zeit, Berlin et les autorités financières allemandes étudieraient un plan d'urgence pour venir en aide financièrement à la première banque du pays, qui ne peut pas assumer les lourdes amendes qui la menacent. Mercredi matin, le ministre des Finances Wolfgang Schäuble a démenti l'information.

"Il n"y a aucune raison de spéculer sur un tel plan." La réponse du ministère des Finances aux informations du Zeit est sans appel. Mercredi matin, le journal affirmait que le gouvernement allemand et les autorités financières du pays travaillaient à l'élaboration d'un plan d'urgence pour Deutsche Bank dans le cas où la première banque du pays serait incapable de lever seule les capitaux nécessaires pour assumer le coût des litiges en cours. Dans le pire des cas, l'Etat fédéral pourrait entrer directement au capital de Deutsche Bank à hauteur de 25%, ajoute l'article, qui ne cite pas ses sources.

La banque assure ne pas avoir demandé d'aide

Interrogé sur ces informations, un porte-parole de la banque a renvoyé aux déclarations du président du directoire, John Cryan, au quotidien Bild de mercredi, selon lesquelles la question d'une aide publique ne se pose pas. "Je n'ai à aucun moment demandé de l'aide à la chancelière et je n'en ai pas davantage évoqué l'idée", a dit Cryan à Bild à propos d'un autre article selon lequel il a sollicité le soutien d'Angela Merkel face au risque d'une amende de 14 milliards de dollars (12,5 milliards d'euros) aux Etats-Unis.

Formuler une telle requête serait "hors de question pour nous", a ajouté le président du directoire. Le gouvernement d'Angela Merkel espère toujours que Deutsche Bank n'aura pas besoin d'aide et pour l'instant, seules des hypothèses de renflouement sont évoquées, précise Die Zeit.

A la Bourse de Francfort, l'action Deutsche Bank, qui a entamé un rebond après sa forte baisse des derniers jours, a légèrement réduit sa hausse après les informations de Die Zeit. A 9h10, elle gagnait 2,18% à 10,78 euros.

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Commentaires
a écrit le 28/09/2016 à 23:16 :
Peut-être que le plan de sauvetage consiste à faire passer la crise bancaire de l'Allemagne pour une crise de la dette publique grecque et faire payer les grecs pour ça. Je suis sûr que Schauble étudie la question, ça avait tellement bien fonctionné la première fois ...
a écrit le 28/09/2016 à 20:34 :
les allemands ne sont pas idiots
ils ne vont pas remplir les caisses avant amende
l'amende n'en sera que plus legere sachant que les etats unis ne veulent pas un lehmann europeen a cause d'eux....
y a 50.000 milliards de gre a gre, avec un pib americain qui ft 12.000
si ca saute les etats unis partent avec
vu ce que leur a coute la derniere crise ils deviennent intelligents
a écrit le 28/09/2016 à 18:38 :
Sauf que les CDS de la Deutsche Bank représente 5 fois le PIB de l'Europe entière cherchez l'erreur et tout cela en jouant avec notre argent , alors le plan de sauvetage qui peut le financer, Personne !!!!!! Mais le britannique CEO de la Deutsche Bank n'ira pas en prison lui.......
a écrit le 28/09/2016 à 16:18 :
La politique allemande est prise la main dans le sac: "faites ce que je dis, pas ce que je fais": refus de venir en aide à des états endettés au risque de paupériser une partie de l'Europe et au nom de principes austéritaires d'airain. Mais prêt à tout pour secourir les spéculateurs endettés à coup de milliards. Bis repetita de la crise de 2008: le système bancaire peut persévérer dans sa folie spéculative et dangereuse, puisque in fine, ils sont les assistés des États.
Réponse de le 28/09/2016 à 18:24 :
Malheureusement, le problème n'est pas la Morale ou la Justice. Si cette banque fait faillite, compte-tenu du risque sytémique qui lui est attaché, c'est toute l'économie qui s'arrête : les fournisseurs ne seront plus payés, ni les salariés, ni les créanciers, les livraisons seront paralysées et on ne produira plus rien, nourriture comprise. Donc on n'a pas le choix : il faut que la puissance publique renfloue les banques et que la banque centrale soit le prêteur de dernier ressort. Regardez le chaos et la panique mondiale causés parce qu'on a de façon irresponsable laissé Lehmans Brothers faire faillite... Quant à la Grèce, les Allemands se sont conduits de manière gravissime et nous avons été leurs complices. Il nous faudra effectivement l'assumer un jour.
Réponse de le 30/09/2016 à 9:37 :
@Britannicus
"Si cette banque fait faillite, compte-tenu du risque sytémique qui lui est attaché, c'est toute l'économie qui s'arrête"
Vous reprenez le fameux principe de "too big to fail". Ce à quoi, au risque de nous faire traiter de dangereux gauchiste bolchéviques, on vous répondra que "too big to fail" doit être synonyme de "too big to exist". Aucune entité ne doit être assez grosse pour pouvoir prendre en otage l'Economie mondiale. Ce type d'entité ne doit pas exister, elles doivent être scindées en morceau qui peuvent mourir sans entraîner la planète entière dans leur chute. Ainsi, on pourra appliquer ce fameux darwinisme économique si cher aux économistes libéraux, mais qui dans les faits n'est appliqué qu'aux pauvres actuellement.
a écrit le 28/09/2016 à 13:34 :
Eh bien !
Finalement, heureusement que Schäuble le Grand a refusé le 3ème pilier de l'Union Bancaire, celui de la mutualisation... À croire que le karma existe...

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