"Hors de question" de demander de l'aide à Merkel (patron de Deutsche Bank)

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John Cryan, le patron de Deutsche Bank, a tenté de rassurer les marchés en affirmant au Bild que la première banque allemande n'avait pas besoin d'aides de Berlin. La banque allemande a écopé mi-septembre d'une amende record de 14 milliards dollars de la justice américaine pour son implication dans la crise des subprimes.
Formuler une telle demande serait "hors de question pour nous" a-t-il ajouté.
Un mouvement de panique sur les marchés avait fait chuter l'action de Deutsche Bank à son plus bas historique, lundi 26 septembre, avant de clôturer en repli de 7,5% à 10,55 euros, un niveau auquel il s'est maintenu mardi.
Les marchés réagissaient à un article du magazine allemand Focus qui avait rapporté, ce week-end, qu'Angela Merkel excluait d'aider la banque dans ses discussions avec les autorités américaines.
Les analystes jugent en effet que la banque va parvenir à réduire la facture aux États-Unis, mais rien ne dit que les 5,5 milliards qu'elle a provisionnés suffiront à régler l'ensemble de ses 8.000 litiges judiciaires dans le monde.
D'où les craintes des marchés d'une augmentation de capital susceptible de diluer la valeur de l'action.
Après une perte de près de 7 milliards d'euros en 2015, le groupe a lancé une vaste restructuration prévoyant la fermeture de quelque 200 filiales en Allemagne d'ici 2020 et la suppression de près de 9.000 postes au niveau mondial.
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Ce mercredi, Deutsche Bank a annoncé dans un communiqué la vente de sa filiale britannique d'assurance Abbey Life à l'assureur britannique Phoenix Life Holdings pour 1,1 milliard d'euros.
L'action Deutsche Bank a perdu plus de la moitié de sa valeur depuis le début de cette année.
(avec AFP, Reuters)
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