Le 9 janvier, à Hambourg, la CDU a présenté son programme Agenda 2030 : sur douze pages, les conservateurs allemands tracent la feuille de route économique libérale qui accompagnera, selon eux, le retour à la croissance. En campagne, Friedrich Merz, candidat à la chancellerie, a précisé la méthode et l'objectif : 2 % de croissance à partir de 2026, et au-delà.
Pour y parvenir, il promet des allègements d'impôts pour les particuliers et les entreprises. L'impôt sur les sociétés sera plafonné à 25 %. « Il s'agit de procéder à de larges allègements. La performance doit à nouveau être récompensée », propose la CDU dans son Agenda 2030. Cette « grande réforme fiscale » sera mise en œuvre en quatre étapes annuelles, à partir de 2026.
La CDU promet de réduire sensiblement la taxe sur l'électricité et les tarifs de réseau. « Au moins cinq centimes par kilowatt », a précisé Friedrich Merz pendant le congrès annuel de son parti, le 3 février à Berlin. « Nous développerons les réseaux, les infrastructures de stockage et misons sur le caractère abordable de l'électricité et la sécurité en approvisionnement. Seule une offre accrue peut faire baisser les prix », estime la CDU, qui n'a pas exclu « d'étudier la reprise de l'exploitation des dernières centrales nucléaires arrêtées ».
Pour les ménages, la CDU promet une modification du barème de l'impôt sur le revenu : le taux maximal d'imposition ne s'appliquerait qu'à partir de 80 000 euros. Dans le détail, les majorations pour heures supplémentaires seront exonérées d'impôt pour les emplois à temps plein. Pour les retraités qui continueront à travailler sur la base du volontariat, les gains jusqu'à 2 000 euros par mois seront exonérés d'impôts.