A 17 jours des élections législatives en Allemagne, le candidat conservateur Friedrich Merz (CDU) promet de resserrer les rangs en Europe pour faire face à la menace Trump.Une semaine après l'effroi provoqué par l'alliance ponctuelle des conservateurs (CDU) avec l'extrême-droite (AfD) dans un vote relatif à l'immigration, la campagne électorale se poursuit en Allemagne. La tension autour de la CDU, qui part favorite dans les sondages, demeure palpable : les meetings de son leader Friedrich Merz attirent désormais, dans chacune des villes visitées, des manifestations de ceux qui se disent opposés à l'union des droites. Les autres, favorables à une telle collaboration, manifestent aussi.
Sur le podium dans la salle des fêtes de Sankt Ingbert, commune sarroise de 36.000 habitants, le candidat conservateur a répété son opposition à une telle alliance. 500 manifestants étaient restés à l'écart, bien cadrés par les forces de police. « Il n'y aura pas d'alliance avec l'AfD. Trois années de coalition tricolore (Ampelkoalition) ont permis à ce parti de passer de 10 % à 20 % d'intentions de vote, ça suffit ! » a scandé Friedrich Merz.
Les "soucis" avec Donald Trump
A quelques kilomètres de la frontière, la tournée électorale de Friedrich Merz a adopté ce jeudi une inédite tonalité franco-allemande. « La présence de Trump à Washington me cause des soucis. Il va bientôt s'intéresser au cas des Européens, avec beaucoup d'amour. Comment allons-nous réagir ? » s'est interrogé Friedrich Merz.
Pour faire face à la menace, le favori à la chancellerie propose de mieux coordonner la politique étrangère et la politique commerciale européenne, et de muscler la politique économique commune des 27 pays de l'Union.
Olivier Mirguet (envoyé spécial)