L'inflation recule en Allemagne, mais la croissance reste en berne
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L'Allemagne connait un PIB en recul de 0,2 % en 2024.
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L'Allemagne connait un PIB en recul de 0,2 % en 2024.
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L'inflation en Allemagne a enregistré une baisse significative en janvier après trois mois de hausse, offrant une bouffée d'air aux consommateurs et aux décideurs économiques. Selon les données provisoires de l'institut Destatis, les prix à la consommation ont augmenté de 2,3 % sur un an, contre 2,6 % en décembre. Un recul plus prononcé qu'anticipé par les analystes, qui tablaient sur une stabilisation.
Ce reflux de l'inflation, bien que positif pour le pouvoir d'achat des ménages, ne masque pas les difficultés persistantes de l'économie allemande. La première économie européenne traverse une période de stagnation, avec un PIB en recul de 0,2 % en 2024, confirmant une deuxième année consécutive de récession. L'industrie allemande, moteur historique du pays, continue de souffrir des coûts élevés de l'énergie et d'une perte de compétitivité face à la Chine et aux États-Unis.
Cette situation s'inscrit dans un contexte plus large de ralentissement économique pour l'ensemble de la zone euro. Le produit intérieur brut des 20 pays partageant la monnaie unique est resté inchangé au quatrième trimestre 2024, enregistrant une croissance nulle après un rebond de 0,4 % au troisième trimestre.
La France, deuxième économie de la zone euro, a enregistré une légère contraction de 0,1 % de son PIB au dernier trimestre de l'année, notamment en raison du contrecoup économique des Jeux olympiques. L'Italie, de son côté, a stagné, affichant une croissance nulle pour le second trimestre consécutif. En revanche, l'Espagne a poursuivi sa dynamique, enregistrant une hausse de 3,2 % de son PIB en 2024, contrastant fortement avec ses voisins.
Face à cette conjoncture morose, la Banque centrale européenne (BCE) a poursuivi son cycle d'assouplissement monétaire. Elle a annoncé jeudi sa cinquième baisse de taux depuis juin 2024, portant son taux directeur à 2,75 %. Cette mesure vise à encourager les crédits à la consommation et l'investissement, mais les économistes s'interrogent sur son efficacité à relancer durablement l'activité. Malgré ces ajustements monétaires, l'inflation dans les services reste un sujet d'inquiétude, avec une progression de 4,0 % sur un an en janvier. Cette tendance, couplée à la montée du chômage en Allemagne, laisse entrevoir des pressions désinflationnistes supplémentaires dans les mois à venir.
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Le gouvernement allemand est confronté à des défis majeurs pour relancer son économie. Les industriels dénoncent une réglementation environnementale contraignante qui freine l'investissement et réclament des réformes structurelles pour améliorer la compétitivité du pays. Dans ce contexte, l'Union européenne a récemment esquissé un virage « pro-business », avec un allégement du fardeau administratif pour les entreprises, sous l'impulsion de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.
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Ces mesures suffiront-elles à redynamiser la locomotive européenne ? Les perspectives restent incertaines. Les économistes estiment que la stagnation de la zone euro pourrait se prolonger au moins jusqu'au printemps, avant une éventuelle reprise portée par la politique monétaire accommodante de la BCE et un regain de confiance des investisseurs.
(Avec AFP)
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