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ÉconomieUnion européenne

En Allemagne, le taux de chômage se maintient, en dépit d'une économie morose

latribune.fr

Publié le 31 janvier 2024 à 12:57 - Mis à jour le 31 janvier 2024 à 14:38

« Le marché du travail est stable en ce début d'année, malgré la persistance de la crise économique », résume ce mercredi Andrea Nahles, président de l'agence allemande en charge de l'emploi.

« Le marché du travail est stable en ce début d'année, malgré la persistance de la crise économique », résume ce mercredi Andrea Nahles, président de l'agence allemande en charge de l'emploi.

MICHAEL DALDER

Le Quotidien Numérique

11 juillet 2026

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Au mois de janvier, le taux de chômage est resté stable en Allemagne, à 5,8%. Malgré cet indicateur positif, la première économie d'Europe reste fragile, avec une croissance en baisse et une industrie fébrile.

Une nouvelle encourageante pour la première économie de la zone euro, qui depuis plusieurs mois est empêtrée dans une certaine morosité. Au mois de janvier, le taux de chômage est resté stable en Allemagne, selon les derniers chiffres officiels de son Agence pour l'Emploi.

L'indicateur a atteint 5,8%, au même niveau qu'en décembre (dont la valeur a été révisée 0,1 point à la baisse), selon des données corrigées des variations saisonnières (CVS). Le nombre de chômeurs a donc baissé de 2.000 inscrits sur un mois, toujours en données corrigées. En données brutes, ce chiffre a en revanche grimpé à 2.805.000, en hausse de 169.000 personnes sur un mois, et de 189.000 par rapport à la même période en 2023.

«Le marché du travail est stable en ce début d'année, malgré la persistance de la crise économique», résume Andrea Nahles, président de l'Agence pour l'Emploi.

A l'origine de cette stabilisation : deux phénomènes qui s'annulent. Le pays souffre de pénuries de main-d'œuvre dans certains secteurs, mais il connaît dans le même temps une hausse de la population active due à l'immigration. Ainsi, en moyenne, plus de 46 millions de personnes travaillaient en Allemagne fin 2023, le plus haut niveau depuis la Réunification en 1990.

Une industrie fébrile qui met le marché du travail sous tension

A noter néanmoins, malgré ce bon chiffre en janvier, le marché du travail allemand se dégrade inexorablement. La raison ? L'économie allemande traverse une crise liée aux difficultés de son industrie, puissant moteur des exportations. Or, elle

 représente environ 20% de la richesse produite dans le pays. Le taux de production de tissu industriel est aujourd'hui inférieur de plus de 9% à son niveau d'avant la pandémie et menace donc les emplois associés.

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L'Allemagne est tombée en récession en 2023, craintes pour 2024

Ce, en raison d'une conjonction de facteurs. D

epuis le déclenchement du conflit en Ukraine, celui-ci souffre des prix de l'énergie trop élevés, des bouleversements géopolitiques et des taux d'intérêt élevés de la BCE pour juguler l'inflation. En 2023, l'Allemagne a de surcroît été l'une des économies les plus faibles de la zone euro, avec un recul annuel du PIB de 0,3%, plongeant le pays dans une situation de récession. Pour rappel, l'Allemagne avait enregistré une croissance de 1,8% en 2022.
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Pas de reprise attendue en 2024...

Et la reprise tant attendue ne semble pour l'instant pas en ligne de mire. Les analystes de l'Institut économique allemand Ifo anticipent une baisse de 0,2% du PIB au premier trimestre, qui conduirait l'Allemagne en récession technique (deux trimestres d'affilée de baisse du PIB).

« Bon nombre des récents freins à la croissance seront toujours présents au moins pendant les premiers mois de 2024, et auront, dans certains cas, un impact encore plus fort qu'en 2023 »,prédisait ce mardi, auprès de l'AFP, Carsten Brzeski, analyste chez ING.Et d'ajouter :« L'économie allemande ne semble pas prête de quitter de sitôt la zone crépusculaire entre récession et stagnation. »

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Inflation, prix de l'énergie : après la récession en 2023, le moteur allemand ne va pas redémarrer tout de suite

L'économie allemande devrait aussi faire face à ces nouveaux risques en 2024 : les grèves des conducteurs de train allemands, qui ont paralysé le pays en début d'année, et les perturbations de la chaîne d'approvisionnement dues au conflit militaire en mer Rouge.

Enfin, le moral des entrepreneurs en Allemagne a de nouveau reculé en janvier, déjouant les attentes des analystes. « Les entreprises de presque tous les secteurs de l'économie se plaignent de la baisse de la demande. Dans l'industrie manufacturière et la construction, les importants carnets de commandes accumulés par les entreprises pendant la pandémie de coronavirus ont maintenant fondu »,

 analysait mardi Timo Wollmershäuser, responsable des prévisions à l'Ifo, dans un communiqué.

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Des taux de chômage plus haut au Portugal, en Italie et en France

Dans la zone euro, un autre pays voit son chômage rester stable en janvier : le Portugal, dont le taux s'est établi à 6,6% en décembre, le même chiffre qu'au mois de novembre. En décembre dernier, le pays de la 

péninsule 

Ibérique

 

d'environ 10 millions d'habitants comptait donc 347.400 chômeurs, a précisé l'office statistique. Sur un an, le taux de chômage mensuel portugais a toutefois légèrement reculé par rapport à décembre 2022 (6,7%).

Du côté de l'Italie, la bataille pour la baisse du chômage gagne une manche en janvier, avec un taux de nouveau en baisse en décembre, à 7,2%, soit un recul de 0,2 point par rapport au mois précédent. Le nombre de personnes à la recherche d'un travail a diminué de 50.000 en décembre.

En France, l

e nombre de chômeurs a continué à augmenter

 fin 2023. Le nombre de chômeurs (catégorie A, sans activité) a augmenté de 0,2% au quatrième trimestre

(hors Mayotte), pour s'établir à 7,6% de la population active, selon des chiffres publiés jeudi dernier par le ministère du Travail. 

Le nombre d'inscrits à Pôle emploi (devenu France Travail au 1er janvier) sans activité et recherchant activement un emploi a ainsi augmenté de 4.800 sur le dernier trimestre 2023 pour atteindre 3,033 millions. Pour rappel, le taux de chômage de la zone euro est tombé en novembre dernier à 6,4%, son plus bas niveau historique.

(Avec AFP)

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