Le secteur manufacturier de la zone euro a bien résisté en janvier mais sa croissance s'est légèrement ralentie en raison des nouvelles mesures de confinement prises dans plusieurs pays pour tenter d'endiguer la deuxième vague de la pandémie de coronavirus, montrent les résultats définitifs de l'enquête mensuelle réalisée par IHS Markit auprès des directeurs d'achats.L'indice PMI manufacturier est tombé à 54,8 en janvier dans sa version définitive après 55,2 en décembre. L'indice de janvier est toutefois légèrement supérieur à une première estimation qui l'avait donné à 54,7. "La production manufacturière de la zone euro à continué de croître de manière soutenue début 2021 mais le rythme de la croissance a touché son plus bas niveau depuis le début de la reprise, de nouvelles mesures de confinement et des perturbations dans l'approvisionnement ayant posé de nouveaux défis aux industriels de la région", commente Chris Williamson, économiste d'IHS Markit.
Des tensions en Allemagne
Les tensions sur l'approvisionnement menacent de freiner le secteur manufacturier allemand, qui reste pour l'instant en croissance en dépit des restrictions en vigueur pour tenter de freiner la deuxième vague de l'épidémie de coronavirus, montrent les résultats définitifs de l'enquête d'IHS Markit auprès des directeurs d'achats.
L'indice PMI manufacturier a reculé à 57,1 en janvier (légèrement au-dessus de l'estimation initiale qui le donnait à 57,0) après 58,3 en décembre.
Dans l'immédiat, les goulets d'étranglement au niveau de l'approvisionnement se traduisent par des hausses de prix, explique Phil Smith, chef économiste d'IHS Markit.
"L'enquête fait ressortir des motifs d'inquiétude concernant l'influence croissance des retards d'approvisionnement", dit-il. "L'augmentation de la demande d'entrants des industriels, conjuguée à des pénuries de matières premières et de conteneurs pour le transport, a créé la pire des situations pour les chaînes d'approvisionnement, l'enquête de janvier montrant une augmentation record des délais."
Il ajoute que "si l'impact sur les niveaux effectifs de production semble limité pour l'instant puisque la production suit le rythme des nouvelles commandes, on observe une baisse des niveaux de stocks chez les industriels, et donc un risque croissant de perturbations".
En France, la croissance du secteur manufacturier s'accélère