En Europe, la spirale récessive hante les Etats

 |   |  1168  mots
(Crédits : Reuters)
Alors que l'Europe est restée pendant plusieurs semaines l'épicentre de la crise sanitaire, la pandémie a plongé les économies du Vieux continent dans une spirale récessive redoutable. Malgré le déconfinement, la chute de l'activité pourrait fragiliser l'appareil productif à long terme si les Etats ne parviennent pas à mutualiser certains coûts.

Panique sur les marchés boursiers, crise pétrolière, fermeture des frontières, mise à l'arrêt de millions d'entreprises, explosion du chômage partiel, hôpitaux saturés... pendant plusieurs mois, la pandémie du coronavirus a fait vaciller le Vieux continent. Les mesures de confinement mises en oeuvre pour limiter la propagation de cette maladie infectieuse ont plongé l'économie européenne dans une profonde incertitude. Selon les dernières estimations de la direction statistique de la Commission européenne publiées ce mardi 9 juin, le produit intérieur brut de la zone euro a reculé de 3,6% au cours du premier trimestre contre 3,8% lors d'une première prévision.

Cette légère révision à la hausse montre néanmoins que l'économie de l'Union monétaire a subi un choc historique alors que les mesures de confinement ne concernaient que la fin du trimestre. La plupart des économistes s'attendent à une récession encore plus violente au cours du second trimestre avec le prolongement des mesures de confinement. Pour les gouvernements, la spirale récessive, avec une baisse durable des revenus, de la consommation et au final de la production, alimente les craintes d'une terrible dépression. Si cette crise sur la forme n'est pour l'instant pas comparable à celle de 2008-2009 ou celle des années 30, la transmission du choc à l'ensemble du secteur bancaire...

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 11/06/2020 à 21:33 :
Et ça n' est pas en restant dans l' UE qui roule les peuples dans la farine que ça va s' arranger!

La proposition d’un plan de relance de 750 milliards d’euros de la Commission européenne est catastrophique pour la France si elle est adoptée ..

Sur les « subventions » de 500 milliards d’euros, nous payerions environ 100 milliards d’euros pour en récupérer 39 milliards -61 milliards d’euros de perte sèche-.

Nous garantirions les 250 milliards de prêts sans en voir la couleur. Puis nous nous trouverions dans l' obligation totale d’appliquer ensuite toutes les REFORMES AUSTERITAIRES à l' identique de celles qui ont déjà détruits l' économie française et et celles des pays du sud.

Il faut être totalement anti-français pour se féliciter de cette proposition!

Frexit, vite et assorti de coopérations entre états libres..
a écrit le 11/06/2020 à 17:05 :
N'en jeter plus la cour est pleine : oui la crise est là mais il y a des moyens de s'en sortir par le haut. Il fallait absolument sortir du confinement et sortir de cette situation economiquement anormale. Oui le chômage peut de nouveau augmenté si les entreprises ne sont pas adapté au télétravail et aussi au travail normal ( presence en entreprise). Mais en fait il y a aussi le fait de notre trop grande dépendance à la mondialisation chinoise ou américaine.Oui les affres de la mondialisation sont bien là : tout depend de ce seul système economique. Complétement absurde de penser celà. Le monde d'après ne doit pas être une redite permanente de la mondialisation . Airbus a definitivement arrêté de produire l'A380 qui comme le gigantisme des paquebots fabriqués à Saint Nazaire etait le symbole de cette mondialisation. Si je prends le cas de l'electronique, beaucoup de compétences sont parties en Asie ( conception des ordinateurs, des smartphones, des serveurs, de la 5G) et la Chine tient son rang en terme de technologies. Mais ce qui n'a jamais été totalement normale avec cette version de la mondialisation c'est que la Chine a pris une place trop importante. Le problème d'ingénierie comme le transfert de technologie montre que tout n'est pas réglé. Airbus doit continuer à vendre ses A350,A320 à ses clients mondiaux. Cependant je pense qu'un rééquilibrage de la mondialisation dans l'electronique, dans les télécoms et dans toute forme de technologie est possible. L'Europe et la France doivent savoir profiter de l'opportunité pour protéger ce que nous savons faire, concevoir et produire. Je suis pour le retour du Fabriqué en France. Les nouvelles technologies pour l'ordinateur quantique, les processeurs nouvelles tech, la 5G ont doit aussi la produire en France.
Je me souviens de cette discussion houleuse en anglais avec un ingénieur de Lucent qui lui était totalement dans la mondialisation et il n'y avait que celà de viable. En terme de norme telecoms est sorti l'UMTS (un reseau telecom mondial unifié et unifiant).
D'avoir acheter des composants electroniques hors de prix pour des cartes de type DTRX.(Digital Transceiver) base d'une BTS ( Basic transceiver station) pour la technologie 3G. Tout se negociait en anglais avec des fournisseurs en asie et quelque uns en europe, mais la direction etait totalement américaine. Je ne suis rester que 2 ans chez Lucent mais en terme de mondialisation j'ai beaucoup vu. Si je suis pour un retour en France, c'est que je pense que les Français sont capables de comprendre le sens du mot "nouveauté technologique" et que nous pouvons le faire en gardant nos idées, nos conceptions, et plus particulièrement nos brevets techniques. Je pense que la Chine se sert enormément de Google Patent et des brevets de norme ISO pour alimenter ses usines et ses bureaux de conception. Oui la RD dans l'electronique, la RD dans les telecoms ou la RD dans tous appareils technologiques avec de l'electronique doit pouvoir se mettre en place en France. Dassault Aviation est resté totalement français.
Donc avant de diffuser un brevet technique sur le net, il faut savoir qui en seront les récipiendaires et qui en aura les fruits.
Il faut reindustrialiser la France et developper de l'industrie numérisé et robotisé ( usine 4.0) et garder notre RD ici et non en Asie en Inde aux USA
Les TPE et PME doivent continuer à se developper en France et en Europe. Je me souviens de cette experience que j'ai faite en Allemagne comme stagiaire ingénieur ou la aussi l'usine à Coesfeld (Westphalie) etait totalement orienté vers la mondialisation chinoise ( on fabriquait des autoclaves (machines de pression) pour l'industrie chimique chinoise ! des appareils enormes de 300 m de long et 15 m de diamètre. Scholz GMBH, historiquement à Coesfeld s'est installé près de Dresde et encore plus developpé son marché client en Asie. L'Allemagne est tout a fait orienté vers les marché mondiaux comme la Chine et les USA. Beaucoup de PME allemande travaille pour l'export chinois. Donc oui à une mondialisation mais une mondialisation qui rapporte aux Européens.
Mais je le dis il ne faut pas rater le virage de l'ordinateur quantique comme de la 5G , des nouveaux processeurs et du retour de l'electronique en France. sinon c'est la Chine et les USA qui gagneront toutes les parts de marché. Et celà est inconcevable pour la France !
Les processeurs, les supercalculateurs,les ordinateurs, les smartphones, l'electronique dans les voitures, les trains ,les avions, nous devons savoir le faire.
La robotique ou l'usine numerique aussi !
a écrit le 11/06/2020 à 15:11 :
L'Allemagne va finir par racheter la france. Pour une bouchée de pain, que dis-je de brioche!
a écrit le 11/06/2020 à 14:05 :
L'heure du bilan n'a pas encore sonné, mais il est possible qu'à terme, les pays qui auront eu le plus de malades, de morts en ayant moins confiné sortent gagnants de cet épisode. Ce qui serait une injustice, mais une vraie réalité qui pèsera longtemps sur les économies de pays plus responsable...dont l'Europe.
a écrit le 11/06/2020 à 13:18 :
l'exercice de repli sur soi des états européens est lancé
mutualisation toi-même !
a écrit le 11/06/2020 à 11:00 :
"La pandémie a plongé" : La pandémie n'a rien plongé du tout.
- D'abord, c'est le confinement qui a plongé les économies, mais bien sûr, c'est moins politiquement correct de dire ça.
- Ensuite, la crise financière mondiale actuelle était attendue pour cette année, voire 2021.
Le Club de Rome nous avait prévenu en 1972, aujourd'hui, nous y sommes.
La pandémie est juste un bouc émissaire, un déclencheur.
Réponse de le 11/06/2020 à 16:56 :
D'ailleurs, la première réunion a eu lieu en 8 avril 1968 , juste quand débutait la grippe de Hongkong dans le monde.On peut noter le parallèle avec cette période ,un virus venant de chine, des conflits raciaux et la NASA qui faisait décoller sa fusée comme spaceX aujourd'hui.Des lanceurs de pavés qui ne se souciaient pas un instant des vieux de cette période qui y passaient par milliers mais maintenant qu'ils ont pris de la bouteille ils commencent aujourd'hui à serrer les fesses puisqu'ils entrent à leur tour dans la catégorie d'âge des personnes les plus touchées.La seule différence est qu'avec 31000 morts en 68/69 ,il n'y a eu aucun confinement,pas de réseau social ni chaine d'infos continus ni de Salomon pour nous égrener le nombre de morts avant de diner.
a écrit le 11/06/2020 à 9:55 :
Compter sur un vaccin est une hypothèse plus que douteuse.
Les effets du confinement, d'une communication anxiogène, d'un matraquage médiatico-sanitaire ont conduit à cette situation qui est bien plus explosive que la pandémie.
L'économie financiarisée risque de vaciller... serait ce un mal si grand?
Réponse de le 11/06/2020 à 10:29 :
"Compter sur un vaccin est une hypothèse plus que douteuse."

Sauf pour le cours en bourse des groupes pharmaceutiques, leur obsession unique.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :