• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
ÉconomieUnion européenne

Espagne : Mariano Rajoy joue la montre

Photo de Romaric Godin

Romaric Godin

Publié le 29 juillet 2016 à 13:48 - Mis à jour le 29 juillet 2016 à 14:01

L'essentiel de l'actualité

jeudi 4 juin

  • SpaceX vise une valorisation totale de 1 765 milliards de dollars pour son entrée en Bourse
  • Le Premier ministre australien juge « injustifiés » les nouveaux droits de douane américains
  • Programmation militaire : Lecornu appelle le Parlement à « trouver une solution » pour voter la loi
  • Incendies : la France commande deux nouveaux Canadair, livraison estimée à 2032
  • Le nombre de riches et leur fortune à un sommet en 2025, selon une étude
Voir plus

Le Quotidien Numérique

04 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 2

    Budget : la sombre prévision de la Commission européenne pour la France

  • 3

    « Certaines personnes en ont peur, mais moi, j’ai confiance » : Au Kazakhstan, l'État du tout-IA où les citoyens payent avec les lignes de leur main

  • 4

    Emploi : la Fed désigne le coupable inattendu du chômage des jeunes diplômés américains

  • 5

    « Absurde », « prétexte », « injustifié »... Bruxelles hausse le ton face à la nouvelle offensive douanière de Trump

  • 6

    Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Le roi Philippe VI a demandé à Mariano Rajoy de former une coalition. Une tâche difficile, mais le chef du gouvernement va prendre son temps, espérant finir par s'imposer malgré une arithmétique parlementaire difficile.

Après huit mois de gouvernement en fonction, sans majorité parlementaire, le président du gouvernement espagnol sortant Mariano Rajoy a accepté le rôle que lui a confié jeudi 28 juillet le Roi d'Espagne Philippe VI : essayer d'obtenir une majorité au Congrès des députés. Renforcé par les élections du 26 juin, où son parti, le Parti populaire (PP), conservateur, est sorti renforcé en gagnant 14 sièges de plus, cette demande royale était logique. Mais cette demande ne fait pas une majorité, loin de là.

Arithmétique impossible

La constitution espagnole exige que le candidat à la présidence du gouvernement obtienne la majorité absolue des sièges du Congrès au premier tour, soit 176 voix ou, au second tour, la majorité relative. Une tâche complexe pour Mariano Rajoy qui, pour le moment, ne peut compter que sur ses 137 députés. Son seul appui potentiel serait l'autre parti de la droite espagnol, Ciudadanos, le parti d'Albert Rivera, qui, après avoir juré pendant la campagne électorale qu'il n'aiderait pas un gouvernement Rajoy a annoncé que, au nom de la défense de la stabilité politique, il acceptait de s'abstenir lors de l'investiture du président sortant.

Mais là encore, ce changement de Ciudadanos ne résout pas l'arithmétique de l'investiture. Les 32 députés de ce parti ne voteront pas contre Mariano Rajoy, mais les deux partis de gauche, les Socialistes du PSOE et Unidos Podemos, pour le moment déterminés à rejeter le gouvernement de Mariano Rajoy, cumulent 156 voix. Pire même, les partis nationalistes basques et catalans, en tout 24 sièges, semblent également déterminés à s'opposer à Mariano Rajoy. L'équation ne peut donc se résoudre pour le président du gouvernement qu'à deux conditions : l'appui et non l'abstention de Ciudadanos et l'abstention des 85 députés du PSOE. Deux conditions très difficiles à obtenir. Mariano Rajoy a annoncé qu'il rencontrerait la semaine prochaine les responsables des deux partis pour tenter de débloquer la situation.

Ciudadanos veut une grande coalition sans Mariano Rajoy

Ciudadanos, qui se présente comme un parti « régénérateur » et nouveau ne peut soutenir ouvertement le président sortant contre lequel il a dirigé une grande partie de ses critiques. Certes, Albert Rivera a avoué qu'il n'envisageait pas d'alternative à un gouvernement dirigé par le PP. Mais il ne veut pas de Mariano Rajoy. Il a donc proposé un gouvernement à trois, avec le PP et le PSOE, sans ce dernier. Ainsi pourra-t-il affirmer avoir écarté une des principales figures des « anciens partis » et donner un sens concret à la « régénération ». Interrogé par El País sur la possibilité de soutenir Mariano Rajoy, le vice-secrétaire général de Ciudadanos, José Manuel Villegas, a clairement répondu « non ». Quant au PSOE, il n'envisage pour le moment pas d'autre option que le rejet de la candidature de Mariano Rajoy. Ce dernier peut cependant compter sur deux facteurs.

Les demandes budgétaires européennes

Mercredi, la Commission européenne a demandé une baisse de 5 milliards d'euros pour 2017 du déficit structurel et de 1,6 point de PIB (16 milliards d'euros) en termes nominaux . Ces mesures devront être présentées avant le 15 octobre si l'Espagne veut éviter le gel des fonds structurels, un élément important pour l'économie du pays. Evidemment, nul au Congrès n'est pressé d'aller présenter un nouveau budget d'austérité avec Mariano Rajoy, et cela complique donc singulièrement les discussions, notamment avec le PSOE qui n'est pas pressé de recommencer l'expérience de 2010-2011, lorsqu'il avait dû se lancer dans des ajustements budgétaires. Mais, au fur et à mesure que l'on se rapprochera de la date du 15 octobre, l'absence de gouvernement rendra le risque de gel des Fonds européens plus proche et pourrait déterminer les partis à changer de comportement pour ne pas passer pour les responsables de ce désastre.

Newsletter

L’Alerte La Tribune

Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Illustration de la newsletter L’Alerte La Tribune

La situation catalane

Deuxième élément : la situation en Catalogne. La décision du parlement catalan d'adopter la voie de l'unilatéralité malgré l'interdiction du tribunal constitutionnel espagnol ouvre une crise institutionnelle. Mariano Rajoy entend  en profiter : il sait que si cette crise s'approfondit, il pourra en jouer pour former une alliance de « sauvegarde » de l'intégrité de l'Espagne avec Ciudadanos et le PSOE. En cas de crise avec Barcelone, l'aile droite du PSOE, celle dirigée par la présidente andalouse Susana Díaz sera sans doute plus empressé de régler la question catalane que de tenir une opposition de principe au PP. Aussi le gouvernement espagnol a-t-il décidé d'aller dès ce vendredi 29 juillet plus rapidement vers cette crise. Il a demandé au Tribunal constitutionnel d'enquêter pour vérifier que la présidente du parlement catalan, Carme Forcadell, a enfreint la loi et d'en tirer les conséquences. Madrid jette donc de l'huile sur le feu avec une arrière-pensée évidente.

Le temps joue pour Mariano Rajoy

Pour Mariano Rajoy, il est donc important de prendre son temps. Il a donc prévenu qu'il n'était pas sûr de soumettre son investiture au Congrès. Il gagne ainsi du temps, car, en cas d'échec, un compte à rebours commence : il ne reste plus que deux mois pour former une majorité, sinon il faudra retourner devant les urnes pour la troisième fois en un an.

À lire également

  • Bruxelles renonce à sanctionner l'Espagne et Portugal, mais exige plus d'austérité
  • La Catalogne désobéit ouvertement à l'Espagne
  • Espagne : l'énigme du Parti populaire
  • Espagne : Mariano Rajoy gagne une manche, pas la partie

Le président du gouvernement entend plutôt laisser le temps jouer en sa faveur. Une fois face à l'exigence européenne et à la crise catalane, Ciudadanos et le PSOE devront faire le choix entre un blocage qui pourra leur être imputé ou accepter un gouvernement minoritaire pour gérer cette double crise. Du reste, après le 26 juin, Mariano Rajoy peut espérer qu'un nouveau scrutin débouche sur un renforcement du PP. Les autres partis tentent donc de forcer Mariano Rajoy à présenter rapidement sa candidature, pour l'écarter de la course et tenter une autre option, sans lui. Un débat court du reste sur le droit de Mariano Rajoy de ne pas présenter son investiture, malgré la demande royale. Mais le chef du gouvernement tient bon pour rester à la Moncloa encore longtemps.

Romaric Godin

Sur le même sujet

  • 1

    🔴SpaceX, l'Australie contre les droits de douane de Trump, loi de programmation militaire... L'essentiel de l'actualité ce jeudi 4 juin

  • 2

    La crise énergétique menace jusqu'à 1,3 million d'emplois en Europe

  • 3

    Budget : la sombre prévision de la Commission européenne pour la France

  • 4

    Ruptures conventionnelles : voici de combien sera réduite la durée de votre allocation chômage