Europe : l'après-Brexit se joue aussi à Berlin

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Angela Merkel va devoir gérer le Brexit en pensant aux élections de 2017.
Angela Merkel va devoir gérer le Brexit en pensant aux élections de 2017. (Crédits : © Hannibal Hanschke / Reuters)
Angela Merkel tente de temporiser face à Londres. Une stratégie centrée sur ses priorités politiques allemandes et qui s'oppose aux Sociaux-démocrates, eux aussi obsédés par les élections de 2017. La politique allemande s'invite donc dans l'après-Brexit.

La décision des Britanniques de quitter l'Union européenne est un casse-tête de plus pour Angela Merkel qui, à vrai dire, n'en manquait déjà pas. La chancelière est évidemment très attendue lors du sommet européen des 28 et 29 juin pour donner une orientation non seulement aux négociations futures avec le Royaume-Uni, mais aussi à la réforme de l'UE et de la zone euro qui semble désormais à nouveau d'actualité. L'ennui, c'est qu'Angela Merkel doit prendre en compte dans cette tâche deux éléments clés : l'unité de sa coalition et l'approche des élections fédérales prévues outre-Rhin en septembre 2017.

Angela Merkel temporise

Tout le week-end, la chancelière a consulté pour définir une position, notamment au sein de son propre parti la CDU et de sa sœur bavaroise, la CSU, dans le cadre d'un séminaire à Potsdam. Et comme souvent avec Angela Merkel, elle a jugé urgent d'attendre. Elle laisse donc l'initiative de la demande de Brexit au gouvernement britannique, tout en convenant qu'il ne fallait pas attendre « éternellement ». Angela Merkel temporise donc. Avec le secret espoir que l'on pourra convaincre Londres de revenir en arrière. Les appels de plusieurs figures de la CDU ce week-end à accepter l'Ecosse dans l'UE prend place dans ce cadre. Il s'agit de faire pression sur le Royaume-Uni, de lui faire craindre le risque de son propre éclatement afin qu'il abandonne les projets de Brexit en ne déposant jamais de demande d'ouverture de l'article 50.

Les raisons de la stratégie de la chancelière

Cette stratégie d'Angela Merkel s'explique par plusieurs raisons. La chancelière affirme à ses proches, selon le Handelsblatt, qu'elle est « convaincue que l'Europe est sur la bonne voie ». En bonne conservatrice, elle va donc tout faire pour sauver l'existant ou quelque chose d'approchant. Elle s'inquiète aussi de se retrouver dans l'UE face à des pays moins « libéraux » que le Royaume-Uni comme la France et l'Italie. Angela Merkel a toujours utilisé sa relation avec Londres pour peser sur le « sud », comme lors de la définition du dernier cadre budgétaire européen. Enfin, la chancelière est très attentive aux besoins des exportateurs allemands qui ne veulent pas « punir » le Royaume-Uni, leur troisième marché, par une rupture du libre-échange avec le continent.

Pour le moment, la pression financière actuelle, si elle ne s'emballe pas, joue donc dans le sens de la chancelière en effrayant les Britanniques et les convaincant de revenir sur leur choix du 23 juin ou de faire des concessions sur le plan commercial pour éviter une récession. C'est pourquoi lors de la conférence de presse commune avec François Hollande et Matteo Renzi le 27 juin au soir, elle a appelé à "faire au plus vite" tout en n'invitant à ne pas exercer de pression trop forte. La clé de la méthode Merkel, c'est le temps qui a souvent joué en sa faveur. Et, alors qu'elle est en difficulté dans les sondages (la CDU/CSU est donné à 31-32 % contre 42 % en 2013), la chancelière se verrait bien une nouvelle fois en « sauveur de l'Europe » pour remporter les élections de 2017.

La SPD à l'offensive

Or, cette position n'est pas celle de la SPD sociale-démocrate qui est, sur ce point, en plein désaccord avec la chancelière. Sigmar Gabriel, le vice-chancelier allemand, président de la SPD et ministre fédéral de l'Economie, a réclamé, suivant la ligne de Bruxelles, que l'on aille vite. « Les Britanniques ont choisi de partir, nous n'aurons aucune discussion sur ce que nous pouvons leur offrir pour rester », a-t-il déclaré dans une Interview au Handelsblatt ce lundi 27 juin. La SPD a une autre stratégie que celle de la chancelière : elle entend porter une idée d'une réforme de l'Europe « fondée sur la justice sociale ». « Il existe une division massive entre les perdants et les gagnants de l'UE », explique Sigmar Gabriel. D'où la proposition cosignée ce week-end par Frank-Walter Steinmeier, ministre des Affaires étrangères SPD allemand, et son homologue français, Jean-Marc Ayrault, qui invite à un rééquilibrage des politiques en zone euro.

La stratégie électorale de la SPD

La stratégie de la SPD face au Brexit s'inscrit en réalité dans l'optique de sa nouvelle stratégie électorale en vue des élections de 2017. La SPD est aujourd'hui au plus mal dans les sondages, en dessous des 25 % de 2013, et proche des 20 %. Sigmar Gabriel a décidé de jouer sur la différenciation par rapport à Angela Merkel et sur un discours résolument à gauche. Durant ces dernières semaines, on a beaucoup reparlé en Allemagne d'une éventuelle alliance de gauche « rouge-rouge-verte » entre la SPD, les Verts et Die Linke, après les élections de 2017. Une majorité qui, notons-le au passage, existe déjà au Bundestag aujourd'hui. Mais, pour le moment, on en est surtout à une rhétorique. Et le Brexit tombe à point pour les Sociaux-démocrates pour approfondir cette rhétorique et prouver qu'ils ne sont pas que des alliés secondaires au service de la chancelière.

Sauver l'unité des Conservateurs

De son côté, Angela Merkel ne peut céder aux demandes de la SPD. Non seulement elle espère encore pouvoir retenir le Royaume-Uni, mais elle n'envisage guère de réforme de la zone euro ou de l'UE dans un sens plus social pour des raisons politiques. Les Conservateurs restent sous la pression du parti eurosceptique Alternative für Deutschland (AfD), toujours donné entre 11% et 13 % dans les sondages, et qui n'hésitera pas à attaquer toute nouvelle « socialisation des dettes » au sein de la zone euro. La CSU, notamment, s'inquiète de plus en plus, elle qui, selon la doctrine de son ancien président Franz-Josef Strauss, ne devait jamais avoir de force sur sa droite. Même réaction de la part du ministre fédéral des Finances, Wolfgang Schäuble qui, l'an dernier, était prêt à exclure la Grèce de la zone euro pour sauver les intérêts du contribuable allemand et qui a toujours pesté contre le « laxisme » de la Commission européenne contre les « mauvais élèves » budgétaires.  Selon le Handelsblatt, le ministère des Finances « met en garde » contre le fait que le Brexit soit l'occasion de pressions supplémentaires de la France et de l'Italie pour « plus de solidarité » au sein de la zone euro.

Pour conserver l'unité de son camp, Angela Merkel ne peut donner l'impression de céder aux demandes de l'Italie et de la France comme la SPD semble le demander. Mais, comme toujours, elle doit composer avec les demandes de ces pays pour une action sur la "croissance" et "l'harmonisation sociale et fiscale", comme elle l'a fait lors de la conférence de presse de ce lundi 27 juin avec François Hollande et Matteo Renzi. Il sera toujours temps, ensuite, de "diluer" ces engagements. Le séminaire de la CDU/CSU s'est conclu sur un rejet de "l'approfondissement" de la zone euro. Et, il n'y a pas eu au soir du 27 juin de reprise officielle de la "proposition" Ayrault-Steinmeier.

Le facteur politique allemand jouera dans l'après-Brexit

Au final, Angela Merkel devrait maintenir une position d'attente face au Royaume-Uni. Les démarches de « réformes » de la zone euro et de l'UE devraient rester dans le flou dans le domaine économique et se concentrer davantage sur les aspects de défense ou de sécurité, moins sensibles sur le plan politique. La SPD osera-t-elle aller au conflit ? Rien n'est moins sûr et elle pourrait se contenter d'une demi-mesure tout en rappelant sa position lors de la campagne de 2017. Encore une fois, les 26 autres pays de la zone euro vont devoir non seulement trouver un accord entre eux, ce qui est complexe, mais aussi gérer les exigences de la politique intérieure allemande.

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Commentaires
a écrit le 03/07/2016 à 13:41 :
Confirmation : Nous voici dans le IV° reich !!!..... Capitale : Berlin
Lire l'article de Monsieur Godin sur les intentions de schauble, édifiant.
NB : De quelles forces armées dispose l'allemagne ? Une prise de conscience s'impose!
a écrit le 28/06/2016 à 15:02 :
Il faut désormais comprendre que c'est Berlin et non Bruxelles qui est capitale de 'Europe qui n'est construite que pour les interets Allemands.
a écrit le 28/06/2016 à 10:22 :
On sait bien que dans ce domaine, comme dans beaucoup d'autres concernant la politique de la zone Euro comme celle de l'UE, c'est Berlin qui donnera le LA !!
a écrit le 28/06/2016 à 10:03 :
L' excellent Martin Schulz au sujet de l' UE :


"Les Anglais ont violé les règles. Ce n'est pas la philosophie de l'UE que la populace puisse décider de son destin".

Voilà, comme ça c' est fait, on sait qu on est en dictature ! Vive la GB !
a écrit le 28/06/2016 à 10:03 :
BREXIT, FREXIT et autre exit
Non décidément il n'y a pas de quoi s'étonner de la sortie de la Grande Bretagne de l'Union Européenne. Une telle issue était des plus prévisible et pas seulement par le statut, les contingences et les objectifs très particuliers de ce pays. Nous devons leur reconnaître le courage de dire non à un amalgame supra national qui veut se mêler de tout, tout régenter et qui n'a rien, absolument rien de démocratique. Un amalgame qui ne protège même pas l'espace européen sur le plan économique, migratoire, sécuritaire... etc... et qui non seulement ne le protège pas mais va même jusqu'à imposer l'inadmissible.
Je me souviens de deux politiques français qui voulaient sanctionner financièrement des Etats hors Schengen refusant des migrants.

Si la même question était posée par référendum aux français, aux danois et à d'autres peuples, je ne doute pas un seul instant de la volonté de tous de quitter ce conglomérat sans entrailles dirigé par une équipe de technocrates ultra-libérale et totalitariste, quand ce ne sont pas des politicards sans vision claire qui poussent par derrière.

Quelqu'un disait que l'Europe devait permettre de faire ce qu'un Etat ne peut pas faire tout seul et que chaque Etat devait faire le reste chez lui.

C'est l'inverse qui se passe le plus souvent et d'européen ultra convaincu, je suis devenu un farouche opposant à cette usurpation de souveraineté. De Gaulle, fondateur d'une Europe réconciliée et des prémices de grandes coopérations n'aurait certainement pas voulu cette bouillie insipide ultra-libérale menée par la corbeille.

Le pire est que des hommes politiques s'imaginent qu'il faut accélérer encore plus la marche vers plus d'Europe. C'est une monstrueuse erreur qui finira par déclencher des réactions extrêmement violentes.
Non, pas plus de cette gadoue. Il faut d'abord revoir ce qui existe en supprimant tout pouvoir discrétionnaire des commissions toutes puissantes et en laissant aux Etats la possibilité de refuser toute disposition contraire à ses intérêts au lieu tenter de les forcer et de les sanctionner.
Par contre lorsqu'un Etat triche et refuse tout, il faut laisser la possibilité à la majorité des autres de l'exclure purement et simplement.
Aucun Etat ne doit pouvoir s'affilier en refusant les principes de base qu'il reste encore à définir, autant qu'il reste à déterminer très clairement l'horizon à atteindre, un horizon que les récipiendaires accepteraient de rejoindre.

La plus grossière erreur a été de s'enterrer la tête dans le sable sans choisir quelle type d'Union nous devions atteindre, supranationale ou fédération d'Etats indépendants liés entre eux par des pôles d'intérêts communs. Ce fut l'erreur de François Mitterrand de refuser toute option en laissant les choses aller d'elles mêmes. Aucune grande vision ! Tout a été bâti sur du sable.

Le modèle des Etats Unis d'Amérique est pourtant un bon exemple qui fonctionne relativement bien.

L'Union d'aujourd'hui n'est qu'une bouillie indigeste menée uniquement par des intérêts économiques sans soucis des peuples. C'est ce que nous ne voulons plus... et les anglais vont obtenir ce qu'ils ont toujours voulu : une zone économique de libre échange sans aucune charge ou obligation et une indépendance totale pour le reste.
Nous sommes de vrais c...
a écrit le 28/06/2016 à 9:49 :
Il n'a pas été tenu compte des référendums français et néerlandais de 2005, ni du référendum grec. Si celui ci est aussi escamoté, il ne restera plus beaucoup de démocratie.

Et toute la politique européenne est bloquée par des échéances électorales (et les calculs politiciens) locales. Démonstration parfaite que l'Europe ne pourra fonctionner qu'avec un parlement et un gouvernement élus directement par tous les européens.
a écrit le 28/06/2016 à 8:12 :
Il ne se passe jamais rien dans l’UE, tout continue comme avant.
D'ailleurs il ne s’est jamais rien passé !
Le Brexit ? le vote de 17 millions d’habitants, la dégringolade de la livre, la chute des marchés financiers de 10 % (2000 milliards), la perte du triple A,….
Idem pour la Grèce : on impose la récession et l’humiliation à un pays, on oblige la population à vivre dans la misère et le manque de soins médicaux,… pas grave, c'est le principe même de l'union et de la solidarité, les banques d'abord.
Des millions de réfugiés fuyant des lieux de conflits majeurs, il suffit de trouver quelques «accords » avec des pays alliés, moyennant finance. Quand on aime les idées populistes, ou qu’on en a peur, on ne compte pas.
Il est vraiment temps de sauver l’Europe et je me demande si les « dirigeants » actuels en sont capables, ou s'ils en ont la volonté ?
Pour l’Allemagne, au moins il y a une explication, étant donné qu’ils sont en position de force à plusieurs niveaux et qu’ils n’ont pas grand-chose à perdre. Mais pour les autres pays, les dirigeants semblent tétanisés ou même impuissants. Comme des lapins pris dans les feux du populisme et de l’extrême droite.
Certes il ne s’agit pas de créer le 49.3 Européen (l’arme des "élus" convaincus mais non convaincants), mais d’insuffler simplement des idées politiques et d'engager des projets sociaux, en lieu et place des directives.
Nous voilà au pied du mur : soit on construit des frontières avec des barbelés, soit on construit l'avenir.
Réponse de le 28/06/2016 à 10:29 :
Certains rêvent d'une future Europe fiscale, sociale, sur le modèle de ce qui existe en France. Qu'ils se rassurent tout de suite, nos partenaires n'en voudront pas car trop rigidifiante, et donc conduisant au déclin inexorable de ce qui reste encore la première puissance économique mondiale.
a écrit le 28/06/2016 à 6:11 :
Pensez-vous réellement que Flenbi soit l'homme de la situation , vu la girouette que nous subissons depuis bientôt cinq ans ! Vs le voyez gérer la crise des subprimes ? Cela aurait été le même désastre que les socialos Papandréou Socratés Zapatéro!! Alors le Brexit ????
Réponse de le 28/06/2016 à 12:26 :
de quoi tu parle la? sa n'a aucun rapport avec l'article qui parle du brexit et de l'allemagne.

Tu veut bien laisser ta haine chez toi surtout oublie pas une chose l'année prochaine il y a des élections, et beaucoup de ceux qui aujourd'hui insulte holland vont réfléchir trois fois avant de voter pour un FN qui veut un FREXIT alors que l'Angleterre nous montre la catastrophe que sa risque d'être et il ne sont pas dans l'Eurozone. Et une droite qui veut nous imposer une austérité a tout épreuve. Holland nous à évité sa malgré toute ce que vous inventé comme raison.
Réponse de le 28/06/2016 à 12:26 :
de quoi tu parle la? sa n'a aucun rapport avec l'article qui parle du brexit et de l'allemagne.

Tu veut bien laisser ta haine chez toi surtout oublie pas une chose l'année prochaine il y a des élections, et beaucoup de ceux qui aujourd'hui insulte holland vont réfléchir trois fois avant de voter pour un FN qui veut un FREXIT alors que l'Angleterre nous montre la catastrophe que sa risque d'être et il ne sont pas dans l'Eurozone. Et une droite qui veut nous imposer une austérité a tout épreuve. Holland nous à évité sa malgré toute ce que vous inventé comme raison.
a écrit le 27/06/2016 à 21:04 :
Ce 1er juillet, François Hollande ne commémorera pas la Bataille de la Somme, aussi meurtrière que celle de Verdun, en compagnie du Prince Charles et (normalement tel que prévu initialement) de David Cameron.

Cette décision d'absence avait été prise avant le Brexit, au prétexte paraît-il que la Reine Elisabeth ne viendrait pas. Effectivement elle assistera en lieu et place à une veillée en la Cathédrale de Westminster.

Si qui que ce soit peut se permettre de juger de l'absence de la Reine, ce n'est pas le Président français mais le peuple britannique. Ce que ce dernier ne fait pas comprenant, lui ,qu'il est plus aisé à une personne de 90 ans de communier ainsi dans le souvenir avec son pays .

On notera donc pour l'Histoire, que Monsieur Hollande a commémoré cette même année 2016, avec la Chancelière allemande la bataille de Verdun au nom de l'amitié franco-germanique et n'a pas fait de même avec le Prince Charles et le Premier Ministre de sa Majesté. Au nom, on peut le supposer alors d'une inimitié sans doute plus profonde.

Peut-être les 130 000 morts et les 78000 disparus britanniques de cette bataille auraient-ils dû faire de même à l'époque : s'absenter.

Ce lundi soir encore (comme le lundi de son élection) François Hollande est parti prendre ses ordres à Berlin.

Je crois que les 208 000 disparus britanniques auraient effectivement dû rester sur leur île. Heureusement pour eux leurs descendants viennent de le décider. Ils ont choisi la liberté, le 24 juin.

Nous nous restons de l'autre côté. Malheureux et honteux avec nos éternels "dirigeants".
a écrit le 27/06/2016 à 20:51 :
De toute façon, Hollande est marginalisé et n'aura aucune influence sur la négociation.
Réponse de le 28/06/2016 à 12:29 :
il sera aussi marginalisé que Merkel ou n'importe quel chef d'état car les décision économique sur le sortie de l'Angleterre doivent se prendre a l'unanimité de 27.
Réponse de le 28/06/2016 à 12:29 :
il sera aussi marginalisé que Merkel ou n'importe quel chef d'état car les décision économique sur le sortie de l'Angleterre doivent se prendre a l'unanimité de 27.
a écrit le 27/06/2016 à 20:03 :
C'est devenu un débat insupportable après seulement trois jours. Le Référendum est à présent nul et non avenu. C'est le parlement G.B qui décide et est majoritairement pour l'Europe. Et en Europe c'est la Patronne de la Toute Puissante Allemagne. " Moi Président Je " étant son nain de service et béni-oui-oui langue de bois. La G.B VA DEMEURER DANS L U.E : tout par ailleurs est bla-bla et enfumage.
a écrit le 27/06/2016 à 20:01 :
Bien d'accord. Derrière le grand bazar de déclamations des uns et des autres au moins de l'euro-groupe, seul l'enlisement du Brexit est crédible. Une impossibilité juridique au Royaume Uni et des monceaux de demandes retors mercantiles vont aboutir à contourner et annihiler ce Brexit. De la compassion pour les protestations ou révoltes unanimement admises servira de viatique et tout "rentrera dans l'ordre" sans trop traîner. Les présidents Français ont clamé exactement la même chose à Davos puis au Bourget, l'un a joué le metteur en valeur de la chancelière, l'autre a suivi "sans moufter".
Il n'y a rien à attendre de neuf.
a écrit le 27/06/2016 à 18:42 :
Ras le bol de MERKEL !!! L'Europe n'est pas a la disposition de l'Allemagne et MERKEL va encore une fois jouer perso.... Ce sont les égoïsmes nationaux qui sont responsables du brexit et MERKEL porte la plus lourde responsabilité dans cette sortie de la Grande Bretagne.! Elle ne retient encore une fois pas la leçon! On va voir ce que HOLLANDE a dans le pantalon car s'il est courageux, il va annoncer a MERKEL un référendum français, pour la faire plier. Et l'Italie devra faire de même... Il n'a pas d'autres choix a moins d'accepter de s'écraser comme il le fait depuis 4 ans. Et il perdra en 2017!
Réponse de le 27/06/2016 à 19:49 :
1 / oui notre président n'a rien dans le pantalon ( si au bout de 4 ans il en avait ça ce saurait ).
2 / oui il ne sera pas réélu et il ne passera pas le premier tour ( les français se sont aperçu de son incompétence depuis belle lurette ...).
a écrit le 27/06/2016 à 18:35 :
"Enfin, la chancelière est très attentive aux besoins des exportateurs allemands qui ne veulent pas « punir » le Royaume-Uni, leur troisième marché, par une rupture du libre-échange avec le continent" En une phrase, on comprend déjà que les anglais vont gagner. Ils vont garder l'accès au marché unique, le passeport financier de leurs banques, le libre accès au ciel européen, et ce sans avoir à respecter une législation européenne. Pourquoi ? Parce que les européens n'ont pas plus intérêt que les britanniques à trop couper leurs relations, et qu'ils vont donc lacher du lest.
a écrit le 27/06/2016 à 18:07 :
" Moi Président Je " est le Béni-Oui-Oui, de La Chancelière. Il bombera le torse et affirmera l'unité des deux Pays : mangeant depuis 2012 son chapeau, et renonçant à tous ses engagements d'imposer des volontés et renégo. La France est le nain de l'Allemagne. Son souci sera une fois de plus de sauver son apparence, lors d'un bla-bla commun langue de bois, et se collera donc, comme à chaque entretien, à la volonté de la toute puissante Allemagne.
a écrit le 27/06/2016 à 17:54 :
bcp de bruit pour rien

soyez certains que les britons ne vont pas deposer de demande de sortie! c'est deja la course a l'echalotte pour dire pourquoi ( 'il est urgent d'attendre', donc) !

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